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    For the fifth edition of Le Printemps des Laboratoires, Les Laboratoires d’Aubervilliers will be continuing their fortnightly reading groups, inviting participants to collectively pursue research and investigate a specific problematic approached through different disciplines (art, the social sciences, politics). These workshop help shape the “Printemps des Laboratoires”, a collective research project developed throughout the year via workshops, roundtable discussions and screenings, culminating in a public platform including talks, performances and screenings. This public event will take place in June 2017, offering a global presentation of the projects, on an international level. Each year the programming is organized around a specific problematic which, this year — continuing and expanding on the questions and fields and spheres of inquiry explored last year —  is titled ESP (Extra Sensorial Perception).

    We will be exploring how to accommodate multiple and contradictory voices in our lives, how to make space for a non-singular ‘I’, the narrative centre of gravity, for non-human entities and other invisible worlds, and how to fill oneself with these presences without being assailed by them. We will be exploring what contemporary mysticism might look like, and what kind of historical, hallucinated and visionary fiction we might wish to locate ourselves in today. We will be trying to identify methods of de-individualisation in order to share these perspectives and make them collective and inhabitable.

    In order to carry out this collective investigation we invite you to join us every other Thursday, starting 6th October 2016, from 4-6 p.m. One or several texts will be proposed and/or selected during each workshop for the following session.

    Workshop dates are as follows: Thursday 6th October, 20th October, 3rd November, 17th November, 1st December and 15th December 2016, and Thursday 5th January, 19th January, 2nd February, 16th February, 2nd March, 16th March, 30th March, 13th April and 27th April 2017




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    Pour cette cinquième édition, Les Laboratoires d’Aubervilliers programment donc des ateliers de lecture qui, à raison de deux rencontres mensuelles, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour de la problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », projet de recherche partagée qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d'une plateforme publique de rencontres, performances et projections. Ce rendez-vous public, qui aura lieu en juin 2017, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. La programmation est articulée chaque année autour d'une problématique spécifique qui cette année, afin de prolonger et d'approfondir les questions, champs et domaines abordés et soulevés l'an passé. Cette année est placée sous le titre de l'« ESP (Extra Sensorial Perception) ».

    Il sera question de comment faire de la place dans nos vies à des voix multiples et contradictoires, à un “Je” non unique, centre de gravité narratif, à des entités non-humaines et autres mondes invisibles, de comment en être remplis sans être assaillis. On se demandera ce que peut être une mystique contemporaine et dans quelle histoire hallucinée, illuminée, visionnaire nous souhaitons nous situer aujourd’hui. On cherchera les méthodes de désindividualisation afin de partager ces visions et de les rendre collectives et habitables.

    Pour mener à bien cette réflexion collective nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 6 octobre, de 16h à 18h.  Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.

    Les dates exactes de ces ateliers sont les suivantes : les jeudis 6 octobre, 20 octobre, 3 novembre, 17 novembre, 1er décembre et 15 décembre 2016, puis les jeudis 5 janvier, 19 janvier, 2 février, 16 février, 2 mars, 16 mars, 30 mars, 13 avril et 27 avril 2017


    Jeudi 27 octobre 2016  -  Atelier #1

    Nous avons ouvert ce cyle avec l'étude du Manifeste Cyborg de Donna Haraway, pour lequel Christophe Fiat nous a fait l'honneur de venir pour en assurer la présentation.
    Utilisant la figure du cyborg comme une métaphore à la croisée de la science et de la fiction, Donna Haraway nous invite à nous ouvrir à de nouvelles narrations de l’humain et de la nature et à transgresser les frontières en abandonnant les pensées dualistes qui dissocient nature et science, organique et machinique, homme et femme, animaux et humains, corps et esprit.

     


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  • 01/27/14--02:14: Presentation
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    La Piscine






    Myriam Lefkowitz reaches the end of its second year of residency during which she conducted a research on the emergence of new schemes of attention generated by the experience of immersive devices, designed for a spectator and performer.

    The project Walks, Hands, Eyes (a city), developed since 2008, is also an experience for one viewer and a guide. During a silent walk of about an hour in the city it forges a special relationship between walking, seeing and touching. From the many walks engaged in several cities of the world (New York, Vilnius, Venice, Brno, Buenos Aires ...) an unprecedented form of existence of the city has emerged, beyond its usual functionality and customs.

    How can one be sure in such darkness is a project developed at Les Laboratoires d'Aubervilliers. It is also for one spectator, this time based on the experience of a motionless body immersed in the dark, moved by manipulation and by the sound space created with and around him by a performer. Based on a principle of scarcity of sensory stimulation, this device emphasizes the fiction of the body and the space that takes shape from almost nothing.

    While these two years have allowed her to develop and regularly activate the two devices described above, Myriam Lefkowitz concludes her residency with two important public forms.

    On the one hand, the publication of Walk, Hands, Eyes (a city), co-edited by Les Laboratoires d'Aubervilliers and the Beaux-Arts de Paris. Via the texts of the artist and her guests, the book describes the geography, the issues and the nature that the perceptual experience of the walk, reconstructs. Indeed, interested in the considerable panel of images and accounts / stories produced by the experience of her blind circulation device in the city, Myriam Lefkowitz sewed with all the subtlety that characterizes her practice, a text from the collected testimonies of spectators and invited some to make updates on specific problematic.
    With the contributions of Myriam Lefkowitz, Esther Salmona, Sophie Houdart, Yaël Kreplak, Clément Morier, Valentina Desideri, Valérie Pihet et Mathilde Villeneuve.

    Moreover, the public opening of La Piscine, project matured during the two years of her residency, set and active practices in common to address a single viewer and infiltrate during six days in the Leclerc pool activities in Pantin. La Piscine can be seen as an important step in the research of Myriam Lefkowitz, concerning the opening to new schemes of attention but also in her desire to co-construct this work in relation with artists who share her concerns and questions.
    With Myriam Lefkowitz, Valentina Desideri, Jean-Philippe Derail, Ben Evans, Alkis Hadjiandreou, Julie Laporte et Géraldine Longueville Geffriaud.








    _________________________

    Unrealized project bathhouse at the corner of Victor Hugo and Florian street in Pantin. 1890   © archives municipales de Pantin









    With the support of Est Ensemble, the FNAGP
    and the Département de la Seine-Saint-Denis

     



    Mots-clés: 

    • performance
    • peceptive experience

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    24. Novembre 2016 - 19:00» 22:00
    Jeudi 24 novembre 2016, 19h

     

    Vivre avec les plantes.
    Des déambulations contre les parcours balisés
    .
    Avec Véronique Désanlis et Ariane Leblanc

     

    Gilles Clément, dans son Manifeste du Tiers paysage : « Elever l'indécision à hauteur politique. La mettre en balance avec le pouvoir ».
    « Envisager la marge comme un territoire d'investigation des richesses à la rencontre de milieux différents ».

    Dans le bocage et les zones humides de la ZAD de Notre Dame des Landes s'exprime farouchement le refus du bétonnage, d'un futur non-lieu fait de flux et de circulations marchandes. Mais ce qu'il y a à défendre aussi ce sont des rapports non administrés à un milieu singulier.

    Dans nos milieux urbains, il y a les espaces végétalisés décoratifs balisant nos parcours. Mais aussi les friches innombrables et son écologie rudérale, soit la possibilité de l'étude parcimonieuse des marges urbaines et des territoires laissés à l'abandon. On sait que l'arbuste Buddleia davidii, originaire de l'Himalaya, notre familier "arbre aux papillons", proliférant dans toutes les friches postindustrielles (y compris sur des sols fortement pollués) a une puissance destructrice inouïe. Ses racines peuvent en quelques années éventrer des constructions en béton armé.

    Mike Davis, dans « Villes mortes: une histoire naturelle » (Dead cities), nous dit : « nous en savons plus sur l'écologie des forêts tropicales que sur l'écologie urbaine », sur ses logiques de succession écologique, sur les déséquilibres de l'urbanisation métropolitaine laissant en permanence les portes ouvertes aux forces colossales des réagencements écologiques. Ainsi, il évoque les travaux fictionnels de George Ripey Steward, naturaliste et historien de l'Ouest américain : celui-ci, dans son roman Earth Abides relate à partir du personnage du Survivant, comment après une obscure épidémie qui fait disparaître la presque totalité des habitants de la Terre, les mégapoles californiennes deviennent en un peu plus de quarante ans un gigantesque amas de ruines recouvertes par des forêts, des zones humides habitées par des innombrables espèces animales.

    Il  y a des milieux pluriels. A la ZAD un ethos ingouvernable que le pouvoir veut détruire coûte que coûte. Dans nos villes, des lieux et des formes de vie pas partout gouvernés mais en permanence promis à de nouvelles formes d'administration. A l'encontre des parcours balisés auxquels nous contraint la gouvernance, combinant des logiques concentrationnaires de populations dans des ghettos et la dispersion atomisée dans les parcours de la consommation (de marchandises, de loisirs, de santé, de "bien-être"), il y a la possibilité de se laisser porter par des déambulations, de découvrir nos rapports avec ces compagnes qu'on appelle les plantes "délaissées". Instaurer d'autres usages,  un autre temps, celui de notre commune attention aux manières de cohabiter avec d'autres formes de vie.

    Véronique Desanlis"éthobotaniste", comme j'aime l'appeler, qui anime de nombreux ateliers de découverte des plantes en ville, et Ariane Leblanc, coordinatrice du projet La Semeuse, nous proposent une soirée d'échanges sur ces formes de cohabitation. Cette rencontre nous permettra de porter notre attention aux formes de communauté entre les humains et les plantes, à des nouveaux usages (ou à hériter des usages anciens), dans la gratuité : pour se nourrir, pour se soigner, pour simplement regarder ce que nous ne voyons plus. Nous nous attarderons aussi sur les stratifications historiques dans la ville d'Aubervilliers des cultures végétales.



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    ENTREE LIBRE SUR RESERVATION à
    reservation@leslaboratoires.org ou au 01 53 56 15 90

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    Labo des Labos

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    20. Octobre 2016 - 16:00» 18:00
    Jeudi 20 octobre 2016, de 16h à 18h


    Les Laboratoires d’Aubervilliers poursuivent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu en juin 2017, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « Extra Sensory Perception ».

    La quatrième édition du Printemps des Laboratoires a ouvert un champ très vaste que nous souhaitons continuer à explorer pour cette nouvelle saison. Sous l’intitulé « ESP (Extra Sensory Perception) », nous proposons de poursuivre nos réflexions.

    Il sera question de comment faire de la place dans nos vies à des voix multiples et contradictoires, à un “Je” non unique, centre de gravité narratif, à des entités non-humaines et autres mondes invisibles, de comment en être remplis sans être assaillis. On se demandera ce que peut être une mystique contemporaine et dans quelle histoire hallucinée, illuminée, visionnaire nous souhaitons nous situer aujourd’hui. On cherchera les méthodes de désindividualisation afin de partager ces visions et de les rendre collectives et habitables.



    Atelier # 2  - « Reading in the Borderlands » (1)


    Pour ce second atelier de lecture et afin de poursuivre la réflexion ouverte par la lecture du Manifeste Cyborg de Donna Haraway lors de la séance précédente, Nina Kennel propose de nous intéresser à présent à deux textes de Vinciane Despret : « H comme Hiérarchie. La dominance des mâles ne serait-elle pas un mythe ? » et « N comme Nécessité. Peut-on conduire un rat à l’infanticide ? », tous deux extraits de son livre Que diraient les animaux, si… on leur posait les bonnes questions ?, publié en 2012 aux éditions de La Découverte.

    « En comparant des similarités repérées dans différentes versions de récits scientifiques qui visent à établir des relations de dominance entre certaines communautés d’animaux, chez les loups d’abord puis chez les babouins, le premier texte de Vinciane Despret s’appuie sur la mise au jour d’anomalies constatées par plusieurs chercheurs dans les comportements des animaux qu’ils étudient.

    Mettant en exergue ces anomalies, qui contredisent des modèles pourtant établis de hiérarchie, l’auteure s’attache à défaire les opérations successives de « construction » — autant des conditions d’observation des animaux par les scientifiques eux-mêmes, que le scepticisme et les compromis auxquels se confrontent ces derniers à l’égard des « exceptions » constatées sur le terrain. La déconstruction de ces modèles propose alors une subtile remise en question de tout présupposé semblant « aller de soi ».

    Dans le second texte, Vinciane Despret poursuit la dynamique du renversement en étudiant avec précision la sémantique à l’œuvre dans la littérature scientifique. Attentifs aux enjeux des façons de raconter ces mêmes récits, nous tenterons de prolonger l’expérience en adoptant une démarche singulière de lecture pour actualiser l’invitation formulée par Donna Haraway au terme de l’introduction de son ouvrage Primate Visions : "I hope that readers will not be “audience” in the sense of receivers of a finished story. Conventions within the narrative field of SF seem to require readers radically to rewrite stories in the act of reading them. My placing this account of primatology within SF — the narratives of speculative fiction and scientific fact — is an invitation for the readers of Primate Visions — historians, culture critics, feminists, anthropologists, biologists, anti-racists, and nature lovers — to remap the borderlands between nature and culture".»  -  Nina Kennel

    « Vinciane Despret est philosophe, chercheuse au département de philosophie de l’université de Liège. Elle est l’auteure de plusieurs livres sur la question animale qui font référence, notamment Bêtes et hommes (Gallimard, 2007) et Penser comme un rat (Quae, 2009). Elle a également publié, avec Isabelle Stengers, Les Faiseuses d’histoires. Que font les femmes à la pensée ? (La Découverte, 2011)  » (2)



    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Pierre Simon: p.simon@leslaboratoires.org


     



    Dates des ateliers à venir : les jeudis 3 et 17 novembre, 1er et 15 décembre 2016 ; puis 5 et 19 janvier, 2 et 16 février, 2 et 16 et 30 mars, 13 et 27 avril 2017 (de 16h à 18h).

     

    _____________________

    (1) HARAWAY, Donna, Primate Visions, Gender, Race, and Nature in the World of Modern Science, Verso, Londres, 1992, p. 13-15

    (2) Biographie de l’auteure extraite de la quatrième de couverture, In DESPRET, Vinciane, Que diraient les animaux, si… on leur posait les bonnes questions ?, La Découverte, Paris, 2014

     

    Labo des Labos

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    21. Octobre 2016 - 15:00» 18:30
    Vendredi 21 octobre 2016, de 15h à 18h30


    Silvia Maglioni & Graeme Thomson - common infra/ctions

    Centre de désapprentissage de la langue

    Désapprentissage 1 : Choeur in situ
    atelier avec Natacha Muslera


    Natacha Muslera, document de travail, 2016


    Souvent univoque, réactionnaire, conservateur (choeur sacré, choeur militaire, choeur d'enfants, choeur occitan, choeurs contemporain, choeur expérimental), le choeur apparaît comme une masse homogène, apathique, attelé à un chef de choeur.
    Au sein de ce cours-atelier, nous tenterons des expériences pour réveiller le choeur de ses automatismes, et nous lui insufflerons en ouvrant ses failles, son potentiel inouï, émancipateur.  Nous inventerons des choeurs et des nouvelles langues.

    Dans un premier temps, Natacha Muslera propose des soins (circulations respiratoires, oxygénation du corps, massage…)  associés à des jeux de choeurs qui stimulent l'ouïe, ouvrent la machine vocale, provoquent  des états réceptifs, afin que nos voix ― bruitée, chantée, animale, machine, végétale, ancestrale, mutante, vibrante, liminale, ondulatoire – se révèlent.  

    Puis le choeur devient un terrain de jeux, sans bord ni limite, une aire de soin, une machine sémantique à réinventer à travers des langues-chants, des langues-sons, où les voix se libèrent et deviennent multiples.

    Le choeur c'est une vibration commune, à des rythmes différents,  d'où l'on perçoit chaque voix singulière. Le choeur, en soi et au dehors, peut tout accueillir, polyvoque et polysémique, il est une communauté éphémère, un espace résonnant, dissonant des langues éclatées en réinventions.
    …....... choeur souffle vent, choeur schizo, choeur liminaire, choeur à l'aveugle, choeur incantatoire, choeur grappe cosmique ........................... . ...............    .....        ......... ..            .    ..



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    L'atelier est ouvert à tous et à toutes
    Le nombre de participants est limité à 10,
    pensez réserver rapidement

    à reservation@leslaboratoires.org ou au 01 53 56 15 90

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    La voix est pour Natacha Muslera un instrument et objet de recherche depuis vingt ans. Elle inscrit son travail dans les champs de la musique expérimentale, de la poésie sonore et des arts plastiques. Dans les années 90 elle compose, décompose, écrit des chansons et poèmes électrorganiques, à l’intérieur de groupes ou plateformes actives, théoriques et sonores qui se produisent régulièrement. A partir de l’an 2000, elle pratique l’improvisation libre et la musique bruitiste. Parallèlement elle commence à enseigner la voix, le chant et son aspect thérapeutique au sein de différentes institutions. Elle compose des pièces sonores et audio poèmes. Actuellement elle collabore avec eRikm (duo Cartouche) et Cécile Duval (En pleine figure). En 2013, elle crée chœur TAC-TIL, un chœur mixte et aveugle, dans lequel elle compose et conçoit en collaboration avec le GMEM-CNCM à Marseille un nouvel outil de composition, de transmission et d'interprétation qui utilise les sens du toucher et de l'ouïe sans aucun support visuel.

    http://choeurtactil.wixsite.com/accueil
     

     




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    Pour plus d'informations sur la RECHERCHE IN PROGRESS


    Par ailleurs, à l'occasion de leur résidence aux Laboratoires d'Aubervilliers, Silvia Maglioni et Graeme Thomson ont assisté à la Journée Internationale des Langues Maternelles organisée par la Ville d'Aubervilliers en février 2016. De cette journée, ils ont réalisé une pièce sonore, Lullabye to Language, actuellement diffusée par la radio DUUU* [Unités Radiophoniques Mobiles].


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    Standard

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    non
    21. Octobre 2016 - 15:00» 18:30
    Friday 21st October 2016, from 3 to 6:30 p.m.

     

    Silvia Maglioni & Graeme Thomson - common infra/ctions
    Centre for Language Unlearning

    Unlearning 1 : Choeur in situ
    workshop with Natacha Muslera


    Natacha Muslera, document de travail, 2016


    Frequently monolithic and conservative (whether religious or military, blank voiced, occitan or experimental), the choir appears as a homogenous, listless mass, harnessed to the will of its conductor.
    During this workshop, we will try to expreiment with ways of awakening the choir from its automatisms, open up its cracks so as to breathe in an unforeseen emancipatory potential. We will invent new types of choir and with them new languages.

    In the first part of the workshop Natacha Muslera will present certain therapeutic techniques (circular breathing, oxygenation of the body, massage…) associated with choral exercises designed to stimulate listening and open the vocal apparatus, fostering states of receptivity that will enable our multiple voices ― noisy, sung, animal, machinic, vegetable, ancestral, mutant, vibrational, liminal, wave-like – to reveal themselves.  

    Then the choir will become a limitless field of play, a healing zone, a semantic machine to be reinvented through song and sound languages, liberating the voices within the voice.

    The choir is a common vibration operating at different rhythms through which each singular voice can be perceived. Both in and beyond itself, it can accommodate every kind of material. Polyphonic and polysemic it is an ephemeral community, a resonant, dissonant space of exploded, reinvented languages.   
    …....... wind choir, schizochoir, choir of thresholds, blind, incantatory cosmic .................. . ...............    .....        ......... ..            .    ..



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    This workshop is open to all.
    As the number of participants is limited to 10,
    quick reservation is advised
    to
    reservation@leslaboratoires.org or 01 53 56 15 90

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    For 20 years the voice has been Natacha Muslera's principal object and instrument of research. Her work is situated between the fields of experimental music, sound poetry and visual art. During the 1990s, she composed, decomposed, wrote and performed electroorganic songs and poems within a number of groups and sonic and theoretical platforms. Since 2000, she has been a practitioner of free improvisation and noise music, parallel to which she has taught voice, both for song and therapeutically, in different institutional contexts. As well as composing sound works and audio poems, she currently collaborates with eRikm (Cartouche) and Cecile Duval (En pleine figure). In 2013, she founded the chœur TAC-TIL, a mixed, partly unseeing choir for which she has conceived, in collaboration with GMEM-CNCM Marseille, a new tool for composition, transmission and interpretation that uses touch and hearing without visual support.

    http://choeurtactil.wixsite.com/accueil
     

     

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    For more information about RECHERCHE IN PROGRESS


    Furthermore, during their residency at Les Laboratoires d'Aubervilliers, Silvia Maglioni and Graeme Thomson attended the International Mother Language Day organized by the City of Aubervilliers in February 2016. From what they recorded that day, they realized a sound piece, Lullabye to Language, currently broadcasted by radio DUUU* [Unités Radiophoniques Mobiles].


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    Standard

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    oui
    27. Octobre 2016 - 19:00» 22:00
    Jeudi 27 octobre 2016, de 19h à 22h


    Pragmatisme et mondes en train de se faire

    Séance d'ouverture menée par Josep Rafanell i Orra et Thierry Drumm

    Les dispositifs étouffant les pratiques collectives en les référant à une « réalité telle qu’elle est », autrement dit en les soumettant à une « réalité » qui « devrait être », semblent aujourd'hui susceptibles d’entonner aussi bien l’air de l’acceptation et du renoncement que de celui de « possibles » présentés comme impératifs (comme le signalent D. Debaise et I. Stengers), la principale condition étant de jouer le jeu de la reproduction du même – même monde, même nature, même existence. On pourrait, en s’inspirant du philosophe William James, nommer cette reproduction une fabrication d’univers. Résister à ces fabrications d’univers et donner consistance à d’autres possibles, cela exige, dans une perspective de part en part pragmatique, de relayer, d’intensifier et de cultiver des capacités de sentir, agir, penser, dans ces situations de destructions multiples des possibilités, humaines et plus-qu'humaines, de « vivre et mourir bien » (D. Haraway).

    C’est cette exigence que s’efforcent particulièrement de nourrir certaines propositions pragmatistes évoquant l’importance vitale des expérimentations et apprentissages communs qui se font et se poursuivent dans les « zones formatives » où éclatent des promesses inattendues de résurgence (A. Tsing).

    Peut-être que nous sommes là dans l'émergence d'une hypothèse politique qui pourrait prendre de la consistance dans les temps à venir, celle des expériences communales pour dés-administrer le monde « total ». On pourrait dire aussi : des manières « d'étonner la catastrophe ». Et nous sommes alors invités à prendre soin des passages entre des mondes.



    Philosophe, membre du Groupe d’Eudes Constructivistes (ULB), Thierry Drumm expérimente diverses manières d’hériter aujourd'hui des propositions du pragmatisme de William James.
    Ses travaux actuels se rapportent plus spécialement à l’écologie politique et à des questions liées à des modes d'existence terrestres.



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    ENTREE LIBRE SUR RESERVATION à
    reservation@leslaboratoires.org ou au 01 53 56 15 90

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    Labo des Labos

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    oui
    29. Octobre 2016 - 14:00» 17:00
    Samedi 29 octobre 2016, de 14h à 17h

     

    Cuisiner les plantes albertivillariennes avec Véronique Desanlis

     

    La Semeuse invite pour cet automne l'artiste et chercheuse Véronique Desanlis qui utilise les ressources naturelles des villes - via les friches, les trottoirs, le long des murs, les interstices des pierres, etc. - pour la création de recette simple et facile à reproduire.

    Dans un soucis de relier plaisir gustatif et intérêt médicinal, ce premier atelier vous guidera vers les secrets des plantes urbaines en vu d’acquérir plus d’autonomie dans l'usage des vertues des plantes.

    Cet atelier est pensé dans une dynamique d'alternative au capitalisme qui a aujourd’hui ouvert la voie aux entreprises pour breveter le vivant, c'est-à-dire le bien commun.


    ENTREEE LIBRE SUR RESERVATION
    à réservation@leslaborartoires.org ou au 01 53 56 15 90


    Images / tous droits réservés



    Labo des Labos

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    26. Novembre 2016 - 9:30» 18:00
    Samedi 26 novembre 2016, à partir de 9h30

     

    Après une première édition de La Piscine entre le 20 et le 25 octobre 2015 à la piscine Leclerc de Pantin, conçue dans le cadre de sa résidence de recherche aux Laboratoires d'Aubervilliers, Myriam Lefkowtz accompagnée de 
Julie Laporte, Géraldine Longueville et Florian Richaud ont le plaisir de vous inviter à La Piscine pour une série de rendez-vous entre un spectateur et un artiste au centre nautique Marlène Pératou à Aubervilliers.


    Autant d'occasion de nager, écouter, vous balader, vous allonger, converser, boire…

    Vous serez accueilli par l'un d'entre nous le
    Samedi 26 novembre 2016  --  à 9h30, 11h30, 14h et 16h

    Nous serons 4, en alternance, à vous recevoir : Julie Laporte, Myriam Lefkowitz, Géraldine Longueville et Florian Richaud.

    Dans La Piscine nous avons rassemblés nos pratiques: une balade les yeux fermés, une conversation autour d'un problème politique, une sieste accompagnée d'objets et de sons, une série de questions dans un audio guide, des cartes, des livres, des breuvages.



    Dans La Piscine, ces pratiques s'hybrident les unes avec les autres pour devenir les ingrédients de l'expérience à venir.




    Pour que ça commence,

    il vous faut réserver au 01.48.34.35.37 ou à l'adresse mail suivante : billetterie@mairie-aubervilliers.fr

    et vous munir au moment venu
    d'un maillot de bain,
 d'un bonnet de bain,

    de 3,30 euros (tarif d'entrée au centre nautique).


    Puis venir au centre nautique Marlène Pératou
    situé au 1 rue Edouard Poisson à Aubervilliers


    Laëtitia Striffling, à la piscine Leclerc Pantin, 2015 _ tous droits réservés




    ___________________

    Cette édition de La Piscine est produite par le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis, le Service mémoire et patrimoine dans le cadre DeViSu, et en partenariat avec le Direction des Affaires Culturelles de la ville d'Aubervilliers.


    Standard

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    27. Novembre 2016 - 9:30» 12:30
    Dimanche 27 novembre 2016, 9h30



    Après une première édition de La Piscine entre le 20 et le 25 octobre 2015 à la piscine Leclerc de Pantin, conçue dans le cadre de sa résidence de recherche aux Laboratoires d'Aubervilliers, Myriam Lefkowtz accompagnée de 
Julie Laporte, Géraldine Longueville et Florian Richaud ont le plaisir de vous inviter à La Piscine pour une série de rendez-vous entre un spectateur et un artiste au centre nautique Marlène Pératou à Aubervilliers.


    Autant d'occasion de nager, écouter, vous balader, vous allonger, converser, boire…

    Vous serez accueilli par l'un d'entre nous le
    Dimanche 27 novembre 2016  --  à 9h30 et 11h

    Nous serons 4, en alternance, à vous recevoir : Julie Laporte, Myriam Lefkowitz, Géraldine Longueville et Florian Richaud.

    Dans La Piscine nous avons rassemblés nos pratiques: une balade les yeux fermés, une conversation autour d'un problème politique, une sieste accompagnée d'objets et de sons, une série de questions dans un audio guide, des cartes, des livres, des breuvages.



    Dans La Piscine, ces pratiques s'hybrident les unes avec les autres pour devenir les ingrédients de l'expérience à venir.




    Pour que ça commence,

    il vous faut réserver au 01.48.34.35.37 ou à l'adresse mail suivante : billetterie@mairie-aubervilliers.fr

    et vous munir au moment venu
    d'un maillot de bain,
 d'un bonnet de bain,

    de 3,30 euros (tarif d'entrée au centre nautique).


    Puis venir au centre nautique Marlène Pératou
    situé au 1 rue Edouard Poisson à Aubervilliers


    Laëtitia Striffling, à la piscine Leclerc Pantin, 2015 _ tous droits réservés




    ___________________

    Cette édition de La Piscine est produite par le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis, le Service mémoire et patrimoine dans le cadre DeViSu, et en partenariat avec le Direction des Affaires Culturelles de la ville d'Aubervilliers.


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    Film performance, conférence performance
    par Uriel Orlow

     


    Unmade Film: The Proposal, conférence-performance, Uriel Orlow aux Laboratoires d'Aubervilliers, 19 mai 2015 _ Photo Érik Bullot

     

    Unmade Film: The Proposal est une conférence performance qui relate le parcours d’un film impossible à réaliser. Elle prend pour point de départ l’hôpital psychiatrique Kfar Sha’ul à Jérusalem. Spécialisé à ses débuts dans le traitement des survivants de la Shoah — dont ma grand-tante —, il fut érigé en 1951 sur les ruines d’un village palestinien Deir Yassin vidé de sa population suite au massacre accompli par des milices paramilitaires sionistes en avril 1948. En essayant de réaliser un film à ce sujet, j’étais confronté à deux apories. Bien que le lieu nous invite à penser ensemble la Shoah et la Nabka, il me semblait problématique de produire un travail où des comparaisons établiraient implicitement des équivalences entre deux traumas. Par ailleurs, en l’absence de catharsis possible (l’occupation israélienne n’est pas terminée), le travail  lui-même devait rester ouvert et non résolu. C’est pourquoi j’ai décidé de produire une série de travaux audiovisuels sous la forme d’un film inabouti, en suspens, intitulé Unmade Film. Ce projet comprend The Storyboard, The Staging, The Score, The Closing Credits, etc. La conférence performée The Proposal est la dernière œuvre d’Unmade Film bien qu’elle occupe une position non chronologique et renvoie au début du projet. Au cours de cette performance je raconte l’histoire derrière l’histoire, plus précisément celle de ma grand-tante, qui survécut à Auschwitz, se retrouva à Jérusalem après la guerre, traversa une dépression nerveuse et fut internée à l’hôpital psychiatrique Kfar Sha’ul trente années durant, jusqu’à sa mort dans les années 1980.  Je ne voulais pas filmer cette histoire mais plutôt la raconter de vive voix, et ce faisant, explorer l’impossibilité de ce récit et la manière dont il est lié à celui du village de Deir Yassin. Avec The Proposal, je reviens au tout début du projet par un regard à la fois rétrospectif et prospectif, essayant de reconstruire un récit croisant le temps et l’espace et d’explorer les questions relatives aux structures filmiques, et l’éventuelle impossibilité de réaliser ce film. Au cours de cette performance préparée à l’avance, je mélange récit, autobiographie et questionnements avec la présence engagée du public au titre de témoin.

    Je considère Unmade Film: The Proposalà la fois comme un film performatif et une conférence performative. Au niveau le plus simple et le plus évident, ajouter l’épithète performatif à film ou même conférence insiste sur leur nature performative respective. Cela ne signifie pas que les autres films ou les conférences ne soient pas performatifs, ils le sont également bien sûr. Mais leur performativité n’est pas nécessairement reconnue ni mise au premier plan de manière consciente. Il peut être pertinent de ne pas utiliser la forme adjectivale mais de considérer plutôt le statut d’un film performance ou d’une conférence performance, c’est-à-dire une performance qui équivaut à un film ou une conférence. Par le recours à la performance, le film — ou plus simplement le film performance — ne se définit plus de manière spécifique par le support argentique ou le médium numérique mais renoue avec un autre côté de sa généalogie : le spectacle vivant (l’autre côté étant la photographie). Cela nous invite à reconsidérer la structure et la construction d’un film et de son récit à l’instant présent. Transformer de cette manière une conférence en performance libère artistiquement le format académique traditionnel de la conférence et nous invite à explorer des questions précises sur la manière, par exemple, dont l’information est transmise.

    Si la conférence performance et le film performance coïncident, d’autres questions se posent : quelle est la nature d’un film parlé en termes d’acte de langage et quel type de relation s’établit entre le conférencier et son public ? Comment cette relation affecte-t-elle le langage lui-même ? Dans le premier chapitre de De l’interpération, Aristote écrit: « Tout discours a une signification […]. Pourtant tout discours n'est pas une proposition, mais seulement le discours dans lequel réside le vrai ou le faux, ce qui n'arrive pas dans tous les cas : ainsi la prière est un discours, mais elle n'est ni vraie, ni fausse. Laissons de côté les autres genres de discours : leur examen est plutôt l'œuvre de la Rhétorique ou de la Poétique. C'est la proposition que nous avons à considérer pour le moment. » Les conférences performances permettent des propositions où rhétorique et poésie sont mêlées. Le « snobisme » linguistique d’Aristote (ou son sophisme descriptif, appelé parfois ainsi) est resté largement non contesté depuis plus de deux mille ans. L’un des premiers à s’opposer au préjugé aristotélicien contre le langage non catégorique fut Thomas Reid qui s’intéressa à d’autres types de propositions que les jugements. Reid proposa pour les prières, les promesses, les avertissements, les pardons, etc, le terme d’« opérations sociales ». Il les appelle également des « actes sociaux » et les oppose aux « actes individuels » que sont les jugements, les intentions, les délibérations et les vœux, caractérisés par le fait qu’il n’est pas essentiel pour eux d’être exprimés et que leur énonciation ne présuppose pas d’autre « être intelligent dans l’univers » que la personne qui les performe (1894). Les actes de parole sociaux sont significatifs pour deux raisons : non seulement ils sont indépendants des notions de vérité ou de fausseté, mais ils congédient également ces catégories ou classifications comme sans pertinence. En revanche, ils introduisent un vis-à-vis dans l’équation, une adresse : le public. L’oreille d’autrui, son écoute sont la condition, la raison d’être de ce type d’acte de parole. Pour moi, les conférences performances relèvent de ce mode d’adresse, et je suis intéressé par la manière dont cette situation provoque en retour une éthique de l’écoute.


    Unmade Film: The Proposal, conférence-performance, Uriel Orlow aux Laboratoires d'Aubervilliers, 19 mai 2015 _ Photo Marie-Laure Lapeyrère


    Le fait que les conférences performance et les films performance soient en direct est un aspect essentiel. J’ai fait le choix personnel de ne jamais les enregistrer ou les documenter. J’ai l’habitude de fabriquer et d’exposer mon travail dans différents médias, pour la plupart d’entre eux reproductibles : photographie, vidéo, son. À l’âge aujourd’hui de la transmission instantanée qui rend le monde extrêmement mobile, l’œuvre peut être exposée simultanément dans différentes parties du monde en mon absence. Walter Benjamin a analysé, de manière célèbre et prophétique, la perte de ce qu’il nomme l’aura de l’œuvre d’art à l’âge de sa reproductibilité technique (1936), c’est-à-dire la conjonction unique de temps et de lieu dans une œuvre non reproductible. Ce qui est en jeu dans le format du film/conférence performance et mon refus de l’enregistrer ou de le documenter, ce n’est pas tellement une restauration de l’aura, c’est-à-dire le fait qu’il s’actualise en un temps et un lieu uniques, bien que cela soit important mais puisse être facilement mal interprété comme une sorte de fétichisme de la présence ou un essentialisme de la performance. Ce qui m’intéresse, plus précisément, plutôt que l’inscription sur un médium reproductible, c’est la relation de l’expérience à l’éphémère et à la mémoire. Et cela va à l’encontre de la reproductibilité filmique.

    En apparence, le film performance partage avec le cinéma un public captif dans une salle obscure. Cependant, le contrat physique, spatio-temporel est quelque peu différent ; ce n’est pas seulement le public qui est d’accord pour regarder un film durant un certain temps dans un lieu spécifique, je partage moi aussi cet engagement et pas seulement avec le film. Je suis intéressé par l’éthique de cette rencontre avec le public. Que signifie devenir le témoin de cette situation particulière : performance, « film comme acte de langage » ? Que signifie pour la voix de quelqu’un l’obligation d’être écoutée ? Par cette forme d’adresse, le public est le témoin des paroles, et en conséquence responsable. Que signifie être irrévocalement rendu responsable par le fait d’être l’objet d’une adresse ? Depuis l’essai influent d’Austin, Quand dire, c’est faire (1955), les actes de parole adressés à un auditeur qui délimitent une opération sociale ont été pensés sous l’angle de la performativité. Ce qui est performé d’abord et en premier lieu est un engagement envers sa propre parole. D’une manière émouvante, Austin se réfère à l’expression courante « Je n’ai qu’une parole ». Au-delà du contenu du message, le mode d’adresse se caractérise par la performance d’une illocution nous engageant nous-mêmes vis-à-vis de notre parole en regard de l’autre. Cette « offre » forme la base d’un contrat moral et éthique dont la sphère d’influence concerne à la fois l’individu et le politique. Cette situation m’intéresse précisément lorsqu’elle devient le contenu de mon film performance : je mélange faits et récits personnels, passe d’un registre verbal à l’autre, combine informations et méta-discours, tissant un récit toujours accompagné ou ponctué par différentes sortes d’images et de sons : vidéo, images fixes, textes projetés, musique ou paysages sonores… Je suppose que c’est aussi la chorégraphie de cette multiplicité de stimuli sensibles et intellectuels qui relève du performatif, et fonctionne seulement dans une situation en direct, où le public doit relier ces différents éléments. Mon film/conférence performance peut changer d’une représentation à l’autre, le script s’enrichit au gré des associations ; il n’y a pas de signification stable (ce qui est aussi une raison pour laquelle je souhaite ne pas enregistrer ces conférences performances et les confier à l’éternité). Néanmoins je m’engage envers ma parole, et j’invite les autres à écouter, à comprendre, à se connecter, ce qui signifie également prendre le risque d’être mal compris, me rendant vulnérable au jugement d’autrui. En fin de compte c’est peut-être cette vulnérabilité qui ouvre à la dimension éthique et définit la performativité de ce moment.

    Cependant, pour moi l’éthique du film performance va bien au-delà de mon engagement personnel et du rôle de témoin de la part du public. Le film performance exige davantage que la simple présence des spectateurs, témoins d’un acte de langage ou « consommateurs » d’un film performé. Bien qu’il puisse évoluer, mon film performance est très écrit. Je le considère vraiment comme un scénario filmique performé (et commenté) en tant qu’il tend, performativement, vers un film, suscite un film, construit un film sans être un en tant que tel. Dans son essai stimulant, « Le scénario comme structure tendant à être un autre structure » (1965), Pasolini fait remarquer que le scénario n’est pas simplement un texte. De façon décisive, c’est une opération qui consiste à produire un film imaginaire dans l’esprit du lecteur — ou s’il est performé, dans l’esprit des spectateurs —, et repose sur leur collaboration. Pour moi, cette complicité, cette imagination collective d’un film virtuel sont au cœur du film performatif dans son étroite relation avec le scénario. Cette relation collaborative produite par le film performance pensé comme un script performatif produit une temporalité très différente de celle du film où ce qui a été enregistré se défait au moment de la projection. À l’inverse, le film performance produit une temporalité qui tend vers le futur : le futur du film à venir, le futur d’un film virtuel. Et bien sûr il s’agit d’un futur qui commence maintenant, dès que nous imaginons ensemble le film.



    Traduit de l'anglais par Érik Bullot


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    La Piscine
    brings to an end the two years of Myriam Lefkowitz’s residency in les Laboratoires d'Aubervilliers. During these two years she has activated and created two devices for one single spectator - Walk, Hands, Eyes (A city) and How can one know in such darkness; and she has deepened her research into new forms of attention.

    Wishing to associate different artistic practices that broach related questions, she opened her reflection to others and came up with La Piscine. During six straight days, seven artists - Jean-Philippe Derail, Valentina Desideri, Ben Evans, Alkis Hadjiandreou, Julie Laporte, Myriam Lefkowitz et Géraldine Longueville Geffriaud - will intermingle with the Leclerc swimming pool of Pantin, offering the spectators the opportunity to co-construct an experience between one spectator and one performer. The experience is to be placed at the crossroads between a health treatment and an aesthetic encounter. A singular itinerary will be proposed to each spectator through the following means: a silent, eyes closed walk in and out of the pool, an audio guide in and out of the water, political therapies which aim to link the mental and the corporal space. During the five days, the duets will meet randomly, entering in resonance and weaving invisible connections.

    The chosen practices were all conceived as « attention devices » for one spectator and one performer at a time; they all question the conditions and the effects of an experience for two; they all generate a singular perceptive process, activated outside of the usual context of representation (the stage or the exhibition space).

    Though heterogeneous, the different practices will nourish one another inside the space of the Leclerc public swimming pool, mixing in the liquid environment to the point of dilution, leaving the artist as transformed as the spectator. As an alchemical laboratory, constituted at first by the water element, La Piscine is a space where sensations slide, weight is suspended, outlines blur, silences appear.

    Each session of La Piscine will aim to weave a dialogue with the singular space of the Leclerc public pool. Constructed in 1937, the pool is classified as a historical monument. It was built during the period called « municipal socialism », a time when the « the care of one’s self » seemed to be carried out by public architecture. The experiences happening during those six days of October will try to re ask this question through the invention of new techniques of care.

    La Piscine proposes to question our capacity to open up to other ways of listening, of seeing, of sensing of touching the world as much as it is touching us - in other words « to take care » - echoing the words of Lygia Clark, who defined the artist « as a designer of the right conditions to allow the receiver to let himself drift into a disassembling of patterns - including his own – in favour of the composition of new flows. »


    All appointment are reserved, La Piscine is SOULD OUT.

     





    PRACTICES
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    Et sait-on jamais, dans une obscurité pareille

    How can one know in such darkness consists in the experience of a motionless body plunged into darkness. The device relies on the sense of touch and on the sound space that spreads out around and with the lying body. 


    Walk, hands, eyes (a city)

    Walks, Hands, Eyes (a city) is silent walk which weaves a specific relation between walking, seeing and touching.


    Political Therapy

    The Political Therapy is a mixture of a discussion on a political problem (brought by the spectator) and a treatment located in between a massage and an energetical practice.

     
    The Ignorant Tour Guides

    The Ignorant Tour Guides is an audio guide made of a series of questions, accompanied by a visual guide made of a series of images. One experiences The Ignorant Tour Guides while walking freely in the pool. 


    Des eaux

    Diverse waters will be proposed in the course of the experience, opening a possible dialogue between the sense of taste and the rest of our perceptions.







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    With the support of Est Ensemble, the FNAGP
    and the Département de la Seine-Saint-Denis


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    La Piscine conclut les deux années de résidence de Myriam Lefkowitz aux Laboratoires d’Aubervilliers durant lesquelles, à travers respectivement l’activation et la création de deux dispositifs pour spectateur unique - Walk, Hands, Eyes (a city) et Et sait-on jamais, dans une obscurité pareille - l’artiste a approfondi ses recherches autour de l’émergence de nouveaux régimes d’attention.

    Souhaitant faire se rencontrer des pratiques artistiques aux enjeux connexes, elle a ouvert à d’autres la réflexion. Est né le projet La Piscine : durant 6 jours consécutifs 7 artistes - Jean-Philippe Derail, Valentina Desideri, Ben Evans, Alkis Hadjiandreou, Julie Laporte, Myriam Lefkowitz et Géraldine Longueville Geffriaud - s’infiltrent dans les activités de la piscine Leclerc de Pantin et proposent aux spectateurs de co-construire une expérience entre un spectateur et un performeur, à la croisée du soin et de l'expérience esthétique. Chacun se verra proposer un parcours particulier : une balade les yeux fermés dans et hors de la piscine, un parcours d’écoute dans et hors de l’eau, une dégustation de breuvage, une thérapie politique qui tente de relier l’espace mental et corporel, intime et politique.

    Les pratiques choisies ont en commun d’être conçues comme des «dispositifs d’attention» pour un spectateur et un performeur à la fois, d’interroger les conditions et effets d’une expérience à deux, d’engendrer des régimes de perceptions singulières, de les activer hors du cadre habituel de représentation (le plateau ou la salle d’exposition).

    Leurs formes, bien qu'hétérogènes, se nourrissent les unes des autres. Elles seront activées conjointement dans les espaces de la piscine Leclerc de Pantin. Les binômes seront amenés à se croiser, les pratiques à rentrer physiquement en résonance et à tisser au cours de ces 6 jours d’invisibles liens. Prenant paradoxalement appui sur l’eau, les artistes entendent entremêler jusqu’à la dilution leurs pratiques les unes dans les autres, se laissant transformer par elles comme par le spectateur. Tel un laboratoire d’alchimie caractérisé avant tout par son élément
    « eau », La Piscine est le lieu propice au glissement de sensations, à la suspension du poids, au flou des contours, au silence.

    Les rendez-vous de La Piscine chercheront à tisser un dialogue avec ce site si particulier qu'est la piscine Leclerc. De par son histoire, site construit en 1937, au moment de ce qui fut nommé « le socialisme municipal » , la question du soin de soi semblait portée par l'architecture elle-même. Les expériences qui s'y dérouleront, pendant ces jours d'octobre, reposeront cette question à travers l'invention de nouvelles techniques de soin.

    Ainsi, La Piscine déplace et ouvre nos sens, pour toucher autrement le monde et être touché par lui. Pour prendre soin également, et ainsi marcher dans les pas de Lygia Clark qui définissait l'artiste « comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes - y compris les siennes propres - en faveur de nouvelles compositions de flux ».

    L'ensemble des rendez-vous ont été réservé, La Piscine est COMPLET.





    LES PRATIQUES
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    Et sait-on jamais, dans une obscurité pareille

    Et sait-on jamais, dans une obscurité pareille ? repose sur l’expérience d’un corps immobile plongé dans le noir, mis en mouvement par le toucher et l’espace sonore qui se déploie avec et autour de lui.


    Walk, Hands, Eyes (a city)

    Walks, Hands, Eyes (a city) est une une balade silencieuse qui tisse une relation particulière entre marcher, voir et toucher.


    Political Therapy

    La thérapie politique est un mélange de discussion autour d'un problème politique, apporté par le spectateur, et un soin situé entre le massage et la pratique énergétique.

     
    The Ignorant Tour Guides

    The Ignorant Tour Guides est un audio guide composé d'une série de questions, accompagné par un carnet composé lui d'une série de photos. L'on fait l'expérience du Ignorant Tour Guides en circulant librement dans la piscine.


    Des eaux

    Diverses eaux seront proposées dans le cours de l'expérience, ouvrant un dialogue possible entre le sens du goût avec le reste de nos perceptions.






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    Avec le soutien d'Est Ensemble, de la FNAGP
    et du
    Département de la Seine-Saint-Denis


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    26. Novembre 2016 - 14:00» 17:00
    Samedi 26 novembre 2016, de 14h à 17h

     

    Cuisiner les plantes albertivillariennes #2 avec Véronique Désanlis
    Les Racines


    Pour ce deuxième atelier, nous allons plonger sous terre pour aller à la rencontre des racines. Cette partie de la plante qui croît dans le sens contraire de celui de la tige est peu visible mais essentielle au développement de celle-ci.

    Nous lui découvrirons une multiplicité d’utilisation, que ce soit celle de la réglisse, plante dont les racines sont aromatiques, ou encore de l’ortie dont la racine est un anti-inflammatoire, etc.

    Ainsi, nous récolterons des racines pour en explorer les différentes possibilités et expérimentations.  

     

     

    Image : tous droits réservés

    Labo des Labos

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  • 03/09/10--09:00: Équipe
  • Conseil d’administration
    Xavier Le Roy (président) 
    Corinne Diserens
    Jennifer Lacey
    Mathilde Monnier
    Jean-Luc Moulène
    Jean-Pierre Rehm
    Bertrand Salanon

    Direction collégiale
    Alexandra Baudelot
    Dora García
    Mathilde Villeneuve

    Équipe permanente
    Florine Ceglia (administration)
    Julia Gomila (assistante de Kateřina Šedá)
    Pauline Hurel (accueil, relations avec les publics, documentation)
    Marie-Laure Lapeyrère (communication et relations presse)
    Ariane Leblanc (coordination La Semeuse)
    Sorana Munteanu
    (attachée à l'administration)
    Zoé Philibert (attachée à la communication)
    Eric Rouquette (comptabilité)
    Amaury Seval (régie générale)
    Pierre Simon (coordination des projets et éditions)

    Et aussi
    Kate Davis & Anna Preger (traduction du site)
    collectif g-u-i (graphisme, webdesign)
    Philaug (maintenance informatique)


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  • 04/14/10--06:38: Team
  • Board
    Xavier Le Roy (President)
    Bertrand Salanon
    Corinne Diserens
    Jennifer Lacey
    Mathilde Monnier
    Jean-Luc Moulène
    Jean-Pierre Rehm

    Codirection
    Alexandra Baudelot
    Dora García
    Mathilde Villeneuve

    Staff
    Florine Ceglia (administration)
    Julia Gomila (assistant to Kateřina Šedá)
    Pauline Hurel (public relations)
    Marie-Laure Lapeyrère (communication and press relations)
    Ariane Leblanc (La Semeuse coordination)
    Sorana Munteanu
    (administration assistant)
    Zoé Philibert (communication asssitant)
    Eric Rouquette (accountant)
    Amaury Seval (technique)
    Pierre Simon (projects coordination)

     



    And
    Kate Davis & Anna Preger (website translation)
    collectif g-u-i (graphism, webdesign)
    Philaug (information systems)



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  • 10/26/16--09:36: Soutenir Les Laboratoires
  •  

    Venez soutenir Les Laboratoires

     


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    3. Novembre 2016 - 16:00» 18:00
    Jeudi 3 novembre 2016, de 16h à 18h

     

     

    Les Laboratoires d’Aubervilliers poursuivent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu en juin 2017, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « Extra Sensory Perception ».

    La quatrième édition du Printemps des Laboratoires a ouvert un champ très vaste que nous souhaitons continuer à explorer pour cette nouvelle saison. Sous l’intitulé « ESP (Extra Sensory Perception) », nous proposons de poursuivre nos réflexions.

    Il sera question de comment faire de la place dans nos vies à des voix multiples et contradictoires, à un “Je” non unique, centre de gravité narratif, à des entités non-humaines et autres mondes invisibles, de comment en être remplis sans être assaillis. On se demandera ce que peut être une mystique contemporaine et dans quelle histoire hallucinée, illuminée, visionnaire nous souhaitons nous situer aujourd’hui. On cherchera les méthodes de désindividualisation afin de partager ces visions et de les rendre collectives et habitables.



    Atelier # 3

    Pour ce troisième atelier de lecture et afin de poursuivre les réflexions entamées autour de textes de Donna Haraway et Vinciane Despret, Jeff Guess, artiste et enseignant à l'Ensapc, propose que nous nous penchions sur un texte de Dominique Lestel - philosophe, éthologue français et membre d'une équipe de recherche en éco-anthropologie et ethnologie du Muséum national d'histoire naturelle - issu de son livre Les origines animales de la culture, publié en 2001 chez Flammarion.

    Dans le chapitre IV de son livre, intitulé « Est-ce que les animaux disent quelque chose à quelqu'un ? Paradoxes et complexités des communications animales », Dominique Lestel, dresse un catalogue des moyens de communication des animaux non-humains.

    Ce texte s'inscrit dans un projet plus vaste qui cherche à problématiser l’opposition nature-culture, en revisitant l’héritage de Descartes qui voit en l’animal une simple machine sans conscience et qui, au moment de la publication de ce texte (2001), reste un paradigme dominant en éthologie. L’exploration détaillée de ces pratiques non-langagières permet d’entrevoir des apprentissages, des dialectes, et des phénomènes d’individuation au sein de véritable cultures animales, et selon la formulation de Lestel : « les cultures sont d’abord des sociétés de sujets ».


    Jeff Guess, artiste américain, vit et travaille à Paris depuis 1988. Ses études en photographie et en histoire du cinéma ont permis, dans un premier temps, de situer son travail dans l’intervalle entre l’image fixe et l’image en mouvement. Depuis une dizaine d’années cet espace « entre » est problématisé par l’introduction d’un troisième terme, l’algo- rithmique, qui ouvre plus explicitement ses recherches à la question du langage.





    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Pierre Simon: p.simon@leslaboratoires.org


     



    Dates des ateliers à venir : les jeudis 3 et 17 novembre, 1er et 15 décembre 2016 ; puis 5 et 19 janvier, 2 et 16 février, 2 et 16 et 30 mars, 13 et 27 avril 2017 (de 16h à 18h).


    Labo des Labos

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    Pour cette cinquième édition, Les Laboratoires d’Aubervilliers programment donc des ateliers de lecture qui, à raison de deux rencontres mensuelles, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour de la problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », projet de recherche partagée qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d'une plateforme publique de rencontres, performances et projections. Ce rendez-vous public, qui aura lieu en juin 2017, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. La programmation est articulée chaque année autour d'une problématique spécifique qui cette année, afin de prolonger et d'approfondir les questions, champs et domaines abordés et soulevés l'an passé. Cette année est placée sous le titre de l'« ESP (Extra Sensorial Perception) ».

    Il sera question de comment faire de la place dans nos vies à des voix multiples et contradictoires, à un “Je” non unique, centre de gravité narratif, à des entités non-humaines et autres mondes invisibles, de comment en être remplis sans être assaillis. On se demandera ce que peut être une mystique contemporaine et dans quelle histoire hallucinée, illuminée, visionnaire nous souhaitons nous situer aujourd’hui. On cherchera les méthodes de désindividualisation afin de partager ces visions et de les rendre collectives et habitables.

    Pour mener à bien cette réflexion collective nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 6 octobre, de 16h à 18h.  Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.

    Les dates exactes de ces ateliers sont les suivantes : les jeudis 6 octobre, 20 octobre, 3 novembre, 17 novembre, 1er décembre et 15 décembre 2016, puis les jeudis 5 janvier, 19 janvier, 2 février, 16 février, 2 mars, 16 mars, 30 mars, 13 avril et 27 avril 2017


    Jeudi 6 octobre 2016  -  Atelier #1

    Nous avons ouvert ce cyle avec l'étude du Manifeste Cyborg de Donna Haraway, pour lequel Christophe Fiat nous a fait l'honneur de venir pour en assurer la présentation.
    Utilisant la figure du cyborg comme une métaphore à la croisée de la science et de la fiction, Donna Haraway nous invite à nous ouvrir à de nouvelles narrations de l’humain et de la nature et à transgresser les frontières en abandonnant les pensées dualistes qui dissocient nature et science, organique et machinique, homme et femme, animaux et humains, corps et esprit.

    Jeudi 20 octobre 2016 - Atelier # 2 

    Pour le second atelier de lecture et afin de poursuivre la réflexion ouverte par la lecture du Manifeste Cyborg de Donna Haraway lors de la séance précédente, Nina Kennel a proposer au grouupe de se pencher sur deux textes de Vinciane Despret : « H comme Hiérarchie. La dominance des mâles ne serait-elle pas un mythe ? » et « N comme Nécessité. Peut-on conduire un rat à l’infanticide ? », tous deux extraits de son livre Que diraient les animaux, si… on leur posait les bonnes questions ?, publié en 2012 aux éditions de La Découverte.


    Jeudi 3 novembre 2016 - Atelier # 3

    Pour ce troisième atelier de lecture et afin de poursuivre les réflexions entamées autour de textes de Donna Haraway et Vinciane Despret, Jeff Guess, artiste et enseignant à l'Ensapc, propose que nous nous penchions sur un texte de Dominique Lestel - philosophe, éthologue français et membre d'une équipe de recherche en éco-anthropologie et ethnologie du Muséum national d'histoire naturelle - issu de son livre Les origines animales de la culture, publié en 2001 chez Flammarion. Dans le chapitre IV de son livre, intitulé « Est-ce que les animaux disent quelque chose à quelqu'un ? Paradoxes et complexités des communications animales », Dominique Lestel, dresse un catalogue des moyens de communication des animaux non-humains.


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