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    5. Novembre 2015 - 16:00» 18:00
    Jeudi 5 novembre 2015, 16h-18h



    This year Les Laboratoires d’Aubervillers will once again be running reading workshops held every two weeks which invite the public to collectively conduct research and a reflection on a specific problematic approached from various disciplinary angles (art, humanities, politics). These workshops contribute to developing “Le Printemps des Laboratoires”, a programme which unfolds all year long, via workshops, round-table discussions, screenings, and culminating in an intense public gathering. Scheduled to take place on June 4-5 2016, this public event, with an international dimension, will offer a presentation of the projects carried out throughout the year. Each year the programme engages with a specific notion; this year it will be investigating the“Psychotropification of society”

    This expression combines the terms “psychopharmacy” and “tropism” and refers to the exponential rise in the prescription and use of medication for the treatment of mental health disorders. By highlighting this “tropism” our intention is to show that, behind the normalisation of such prescriptions, a fascistic ideology is at work, infiltrating and governing Western societies — more concerned with the freedom of action of pharmaceutical companies than with the freedom of action of the individuals that make up society.

    In order to bring to fruition this collective reflection which will engage at once with the normalisation underlying the phenomenon we have described, with the current state of psychiatry and the place given to mental illness in today’s society, we invite you to join us every other Thursday, from October 22nd 2015, from 4-6 pm. Each session, one or several texts will be proposed or selected for the following session.


    Workshop #2

    At this second reading group, we will study with Josep Rafanell i Orra, two excerpts of his book En finir avec le capitalisme thérapeutique, soin, politique et communauté the introduction and the second chapter of the second part of the book.

    The book, written by the clinical psychologist Josep Rafanell i Orra wants to establish the therapeutical act as a relation. The relation constitutes a community and therefore politics. As he puts it: « All relationship is therapeutical and the therapeutical potential of a relationship is called community ».
    In this neoliberal time, the authoritarian health system and its derives prevent this therapeutical « moment ». Josep Rafenell i Orra, working with marginalised persons, gives us a precise and sharp analysis of what treatment means. His reflexion surpasses the sphere of medicine to give a definition of politics.

    The introduction to the second part of the book, « Le soin ou la fabrique des communautés » gives us the keys to understand this complex line of thought. We found it interesting to define the terms of « institution » and « system ». The chapter « Fragments : Le communisme de la guérison » appears to be a continuation of the first reading group, where we have asked ourselves, what does it mean to be « ill » and what does it mean to « heal ».


    The texts are selected by the group and read in preparation for each workshop. The workshops are free of charge and open to all; they will run every other Thursday from 4 to 6 pm. Enrolment is required. To receive the texts studied, session notes, and to enrol, please contact Clara Gensburger: c.gensburger@leslaboratoires.org


    Workshops will be held on the following Thursdays: November 5th and 19th, December 3rd and 17th, January 7th and 21st, February 4th and 18th, March 10th and 24th and April 7th (4-6 pm).

     

     

    Labo des Labos

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    5. Novembre 2015 - 16:00» 18:00
    Jeudi 5 novembre 2015, 16h-18h



    Cette année, Les Laboratoires d’Aubervilliers reconduisent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu les 4 et 5 juin 2016, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « La psychotropification de la société ».

    Cette expression, associant les termes « psychopharmacie » et « tropisme », désigne le mouvement exponentiel de prescriptions et de consommation de médicaments dans le cadre du traitement des troubles mentaux et psychologiques. En pointant ce « tropisme » notre intention est de démontrer que derrière la normalisation de ces prescriptions s’érige une  idéologie fascisante qui infiltre et dirige les sociétés occidentales, davantage préoccupées par la liberté d’action à conférer à l’industrie pharmaceutique qu’aux individus qui les composent.

    Pour mener à bien cette réflexion collective qui traitera des effets de normalisation sous-tendus derrière le phénomène décrit, de l’état de la psychiatrie actuelle et de la place accordée à la maladie et à la folie dans notre société, nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 22 octobre, de 16h à 18h. Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.


    Atelier # 2

    Pour ce second atelier, nous étudierons en présence de Josep Rafanell i Orra deux passages de son livre En finir avec le capitalisme thérapeutique, soin, politique et communauté : l'introduction de la deuxième partie "En finir avec le capitalisme thérapeutique" ainsi que le chapitre 2 de cette même partie, "Fragments : Le communisme de la guérison".

    Ce livre, rédigé par le psychologue clinicien Josep Rafanell i Orra vise à établir l'acte thérapeutique, invariablement basé selon lui sur la relation comme constituant du collectif et de ce fait du politique. Il mentionne en effet que "Toute relation est thérapeutique et le potentiel thérapeutique de toute relation s'appelle communauté".
    A l'heure du néolibéralisme, le système policier de la santé et ses "dérivées" empêchent possiblement ce "moment" thérapeutique. Josep Rafanell i Orra, travaillant auprès de personnes marginalisées, nous livre une analyse précise et tranchante de ce qu'est le soin. Par ailleurs, sa réflexion dépasse largement les sphères du médical afin de donner une définition même de ce qu'est le politique.

    L'introduction de la deuxième partie,  "Le soin ou la fabrique des communautés", nous permet de rentrer dans cette pensée complexe. Il nous a semblé qu'elle pouvait également constituer un élément intéressant de définition pour les termes d'"institution" et de "système". Dans le même sens, le chapitre "Fragments : Le communisme de la guérison" apparaît dans le prolongement du premier atelier de lecture où, inévitablement, nous nous étions demandés ce qu'on entend par "être malade" et de ce fait ce que signifie "guérir".


    Pour consulter un résumé de l'atelier précédent ainsi que des textes ayant été précédemment étudiés, vous pouvez vous reportez à la synthèse des Ateleliers de lecture / Psychotropification de la Société.





    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Clara Gensburger: c.gensburger@leslaboratoires.org


    Dates: les jeudi 22 octobre, 5 et 19 novembre, 3 et 17 décembre, 7 et 21 janvier, 4 et 18 février, 10 et 24 mars, 7 avril (de 16h à 18h)

     

    Labo des Labos

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    3. Décembre 2015 - 16:00» 18:00
    Jeudi 3 décembre 2015, 16h-18h



    Cette année, Les Laboratoires d’Aubervilliers reconduisent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu les 4 et 5 juin 2016, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « La psychotropification de la société ».

    Cette expression, associant les termes « psychopharmacie » et « tropisme », désigne le mouvement exponentiel de prescriptions et de consommation de médicaments dans le cadre du traitement des troubles mentaux et psychologiques. En pointant ce « tropisme » notre intention est de démontrer que derrière la normalisation de ces prescriptions s’érige une  idéologie fascisante qui infiltre et dirige les sociétés occidentales, davantage préoccupées par la liberté d’action à conférer à l’industrie pharmaceutique qu’aux individus qui les composent.

    Pour mener à bien cette réflexion collective qui traitera des effets de normalisation sous-tendus derrière le phénomène décrit, de l’état de la psychiatrie actuelle et de la place accordée à la maladie et à la folie dans notre société, nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 22 octobre, de 16h à 18h. Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.


    Atelier # 4

    Pour ce quatrième atelier de lecture, nous vous invitons à discuter de l’étonnant texte Addict - fixions et narcotextes de la philosophe américaine Avital Ronell, paru aux Etats Unis en 1992 sous le titre anglais de Crack Wars : Literature Addiction Mania. La traduction française parue chez Bayard date de 2009.

    Nous aborderons à travers les extraits choisis, les questions de liberté,  d’addiction et d’éthique de la décision. Publié en 1992 aux États-Unis, ce livre s’inscrit en réaction à une situation politique précise : quand, à l’apparition du crack, correspond un ethnocide déclaré. Proclamant avec Walter Benjamin « un droit des nerfs », Avital Ronell répond, énervée, un panaché d'essais philosophiques, d’analyses littéraires et de pièces de théâtre. Un livre kaléidoscope, traversé de voix multiples, qui miment, dans sa forme, le fonctionnement addictif dont il est question.

    Du Pharmakos de Platon jusqu’à nos jours, en passant par Michaux, Burroughs, Freud et tous les autres, elle rappelle que la « culture de la drogue » est indissociable de la haute culture. Répondant à l’injonction de Nietzsche d'écrire sur notre société narcotique, elle élabore un livre sur Emma Bovary. Puis, avec De Quincey, elle dissocie autonomie et liberté : Quand il n’existe pas d’extériorité de la drogue, comment prendre une décision ? Enfin, avec Derrida, elle répète inlassablement : Qu’est-ce qu’on reproche au Toxicomane ? Qu’est-ce qu’on reproche au Toxicomane ? Qu’est-ce qu’on reproche au Toxicomane ? .....

     

    Pour consulter un résumé des ateliers précédents ainsi que des textes ayant été précédemment étudiés, vous pouvez vous reportez à la synthèse des Ateleliers de lecture / Psychotropification de la Société.



    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Clara Gensburger: c.gensburger@leslaboratoires.org


    Dates: les jeudi 22 octobre, 5 et 19 novembre, 3 et 17 décembre, 7 et 21 janvier, 4 et 18 février, 10 et 24 mars, 7 avril (de 16h à 18h).

    Labo des Labos

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    19. Novembre 2015 - 16:00» 18:00
    Jeudi 19 novembre 2015, 16h-18h



    Cette année, Les Laboratoires d’Aubervilliers reconduisent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu les 4 et 5 juin 2016, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « La psychotropification de la société ».

    Cette expression, associant les termes « psychopharmacie » et « tropisme », désigne le mouvement exponentiel de prescriptions et de consommation de médicaments dans le cadre du traitement des troubles mentaux et psychologiques. En pointant ce « tropisme » notre intention est de démontrer que derrière la normalisation de ces prescriptions s’érige une  idéologie fascisante qui infiltre et dirige les sociétés occidentales, davantage préoccupées par la liberté d’action à conférer à l’industrie pharmaceutique qu’aux individus qui les composent.

    Pour mener à bien cette réflexion collective qui traitera des effets de normalisation sous-tendus derrière le phénomène décrit, de l’état de la psychiatrie actuelle et de la place accordée à la maladie et à la folie dans notre société, nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 22 octobre, de 16h à 18h. Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.


    Atelier # 3

    Pour ce troisième atelier de lecture, nous étudierons deux textes issus de La perte des sens d’Ivan Illich, penseur de l'écologie politique et figure importante de la critique de la société industrielle, en particulier de la contre-productivité.

    Ces deux textes, originellement parus en 1995 et 1998, sont publié dans un recueil posthume en 2004. Il s'agit de : « La société amortelle. De la difficulté de mourir de sa propre mort en 1995 » et « Ne nous laissez pas succomber au diagnostic, mais délivrez-nous des maux de la santé ».

    Il y est notamment question du rétrécissement de nos visions et manières de vivre et d’accompagner la mort, des politiques de santé comme machine à casser les singularités, de la médecine qui a fait du combat contre la mort son devoir, du fait que nous sommes devenus des « paquets de diagnostics » et que notre état de santé prend la forme de statistiques. Nous tâcherons de questionner ensemble les dérives d’une désincarnation de la perception de soi, de la réduction du sujet à une « vie » plutôt qu’à un « être vivant » et notre difficulté à entreprendre des actions intransitives.

    Textes à lire en amont de l’atelier, disponibles sur demande auprès de Clara Gensburger : c.gensuburger@leslaboratoires.org




    Pour consulter un résumé des ateliers précédents ainsi que des textes ayant été précédemment étudiés, vous pouvez vous reportez à la synthèse des Ateleliers de lecture / Psychotropification de la Société.



    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Clara Gensburger: c.gensburger@leslaboratoires.org


    Dates: les jeudi 22 octobre, 5 novembre et 19 novembre, 3 décembre et 17 décembre, 7 et 21 janvier, 4 et 18 février, 10 et 24 mars, 7 avril (de 16h à 18h).


    Labo des Labos

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    Cette année, Les Laboratoires d’Aubervilliers reconduisent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu les 4 et 5 juin 2016, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « La psychotropification de la société ».

    Cette expression, associant les termes « psychopharmacie » et « tropisme », désigne le mouvement exponentiel de prescriptions et de consommation de médicaments dans le cadre du traitement des troubles mentaux et psychologiques. En pointant ce « tropisme » notre intention est de démontrer que derrière la normalisation de ces prescriptions s’érige une  idéologie fascisante qui infiltre et dirige les sociétés occidentales, davantage préoccupées par la liberté d’action à conférer à l’industrie pharmaceutique qu’aux individus qui les composent.

    Pour mener à bien cette réflexion collective qui traitera des effets de normalisation sous-tendus derrière le phénomène décrit, de l’état de la psychiatrie actuelle et de la place accordée à la maladie et à la folie dans notre société, nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 22 octobre, de 16h à 18h. Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.

    Les dates exactes de ces ateliers sont les suivantes : les jeudi 22 octobre 2015, 5 novembre et 19 novembre 2015, 3 décembre et 17 décembre 2015, 7 janvier et 21 janvier 2016, 4 février et 18 février 2016, 10 mars et 24 mars 2016, et pour finir le jeudi 7 avril 2016.

     

    Jeudi 22 octobre 2015 - Atelier # 1

    Nous avons ouvert ce cycle de lectures le jeudi 22 octobre en étudiant deux textes qui se font écho l’un à l’autre. La psychiatrie biologique : une bulle spéculative ?, de François Gonon, neurobiologiste et directeur de recherche CNRS à l’institut des maladies neurodégénératives, université de Bordeaux, qui démontre comment la Recherche (et les politiques qui la financent) s’accroche à une vision génétique et biologique, nécessairement réductrice, et en ce sens dangereuse, de la maladie psychiatrique. Et, d’autre part, Ne tirez pas sur le messager ! Le mouvement international des entendeurs de voix, de Caroline von Taysen, psychologue spécialisée dans les situations de crise à Berlin, qui relate l’histoire d’Intervoice, la communauté internationale des entendeurs de voix, constituée par des gens en désaccord avec le modèle psychiatrique de la soi-disante schizophrénie. Contre les prescriptions neuroleptiques, un nombre important d’entendeurs de voix revendiquent une relation harmonieuse avec “leurs voix”,  présentant en cela un lien pertinent avec leur vie.

    Jeudi 5 novembre 2015 - Atelier # 2

    Au cours de ce second atelier, nous avons étudié en présence de Josep Rafanell i Orra deux passages de son livre En finir avec le capitalisme thérapeutique, soin, politique et communauté : l'introduction de la deuxième partie "En finir avec le capitalisme thérapeutique" ainsi que le chapitre 2 de cette même partie, "Fragments : Le communisme de la guérison".

     
    Jeudi 19 novembre 2015 - Atelier # 3

    Ce troisième atelier a été l'occasion de travailler sur deux textes issus de La perte des sens d’Ivan Illich, penseur de l'écologie politique et figure importante de la critique de la société industrielle, en particulier de la contre-productivité. Originellement parus en 1995 et 1998, ces deux textes ont également été publiés dans un recueil posthume en 2004 : « La société amortelle. De la difficulté de mourir de sa propre mort en 1995 » et « Ne nous laissez pas succomber au diagnostic, mais délivrez-nous des maux de la santé ».


    Jeudi 3 décembre 2015 - Atelier # 4

    Pour ce quatrième atelier de lecture, nous avons discuté de l’étonnant texte Addict - fixions et narcotextes de la philosophe américaine Avital Ronell, paru aux Etats Unis en 1992 sous le titre anglais de Crack Wars : Literature Addiction Mania. La traduction française parue chez Bayard date de 2009. Et avons abordés à travers les extraits choisis, les questions de liberté,  d’addiction et d’éthique de la décision. Publié en 1992 aux États-Unis, ce livre s’inscrit en réaction à une situation politique précise : quand, à l’apparition du crack, correspond un ethnocide déclaré. Proclamant avec Walter Benjamin « un droit des nerfs », Avital Ronell répond, énervée, un panaché d'essais philosophiques, d’analyses littéraires et de pièces de théâtre. Un livre kaléidoscope, traversé de voix multiples, qui miment, dans sa forme, le fonctionnement addictif dont il est question.

     
    Jeudi 17 décembre 2015 - Atelier # 5


    Jeudi 7 janvier 2016 - Atelier # 6


    Jeudi 21 janvier 2016 - Atelier # 7


    Jeudi 4 février 2016 - Atelier # 8


    Jeudi 18 février 2016 - Atelier # 9


    Jeudi 10 mars 2016 - Atelier # 10


    Jeudi 24 mars 2016 - Atelier # 11


    Jeudi 7 avril 2016 - Atelier # 12



    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Clara Gensburger: c.gensburger@leslaboratoires.org



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  • 11/26/15--09:03: Environmental Activism
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    OIL OUT OF CULTURE




    In the midst of the climate crisis, an international movement of arts/activist collectives has taken shape around a common demand to cultural institutions: cut all ties to fossil fuels. Railing against BP’s sponsorship of Tate Galleries in London, Shell’s sponsorship of climate change programming at London Science Museum, Total’s sponsorship of the Louvre, and climate denier David Koch’s position on the board of the American Museum of Natural History, these groups are taking aim at the role cultural institutions play in variably green-washing or “art-washing” fossil fuel sponsors--laundering their public image, while diverting attention away from their relentless environmental and human rights abuses around the world.

    On the occasion of the 21e UN climate summit in Paris, COP21, Les Laboratoires d’Aubervilliers and La Générale will co-host a two-day meeting with groups from 6 or 7 countries around the world that are all doing "cultural divestment" work, borrowing methodologies from Institutional Critique to call on cultural institutions to cut ties to sponsors from the fossil fuel industry. Some of these groups are Liberate Tate (UK), BP or not BP? (UK), and Not An Alternative (US).

    Drawing on strategies culled from the artistic practice of institutional critique and activist organizing in equal measure, they suggest that we should recalibrate our relationship to institutions--to not only imagine ways of opposing, dissolving, or drawing lines of flight from existing institutional power, but also to imagine how existing institutional forms can be occupied and used as tools for the production of culture and collective solidarity against the corporations that bare the greatest responsibility for climate change.

    Tuesday 8th December, from7 pm
    An evening of public debate is organised at Les Laboratoires d'Aubervilliers, with Not An Alternative, BP or not BP? and Liberate Tate.

     

     

    Liberate Tate, Human Cost, 2011. Performance, Tate Britain, a durational performance marking the first anniversary of the BP Gulf of Mexico catastrophe - © Amy Scaife

     

    Mots-clés: 

    • meeting
    • institutional critic
    • environmental activism

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  • 11/26/15--03:08: Activisme environnemental
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    OIL OUT OF CULTURE




    En pleine crise climatique, un mouvement international de collectifs artistes/activistes a pris forme autour d'une revendication commune adressée à des institutions culturelles: couper tous les liens avec les énergies fossiles. Haro sur le parrainage de la Tate Gallery à Londres par BP, sur celui du programme sur le changement climatique au London Science Museum par Shell, du Louvre par Total, ainsi que sur la position du scepticisme climatique de David Koch au sein du conseil d'administration de l'American Museum of Natural History. Ces collectifs ciblent le rôle joué par les institutions culturelles dans une variable de l’ “éco blanchiment”, l'“art blanchiment” ou, plus explicitement, la manière dont les grandes entreprises d’énergies fossiles blanchissent leur image publique via des sponsors vers l’art, tout en détournant l'attention de leurs incessantes violations des droits humains et environnementaux à travers le monde.

    A l'occasion de la 21e Conférences des Nations unis sur le changement climatique, qui se tient à Paris du 30 novembre au 11 décembre, Les Laboratoires d'Aubervilliers et La Générale à Paris accueillent sur deux jours des collectifs artistes/activistes venant de 7 pays différents qui tous développent un travail de "désinvestissement culturel" empruntant leurs méthodologies à la critique institutionnelle et ce afin d'appeler les institutions culturelles à couper tous liens avec leurs sponsors issus des énergies fossiles. Certains de ces groupes sont Liberate Tate (Royaume-Uni), BP or not BP? (Royaume-Uni), et Not An Alternative (US).

    En faisant appel, dans une égale mesure, aux stratégies de réforme des pratiques artistiques de la critique institutionnelle et à l’organisation militante, ces collectifs suggèrent que nous devrions repenser notre relation aux institutions. Et cela pour non seulement imaginer des formes d’opposition, de dissolution ou des solutions pour échapper au pouvoir institutionnel existant ; mais aussi pour réfléchir à la manière dont les formes institutionnelles existantes peuvent être tout à la fois occupées et utilisées comme outils de production de la culture et de la solidarité collective contre les entreprises et municipalités qui portent la plus grande responsabilité de ce changement climatique.

    Mardi 8 décembre 2015 à 19h
    Une soirée de débat public est organisées aux Laboratoires d'Aubervilliers, réunissant notamment des artistes de Not Alternative (USA), BP or not BP? (UK) et Liberate Tate (UK).

     

    Liberate Tate, Human Cost, 2011. Performance à longue durée réalisée dans les salle de la Tate Britain à Londres pour le premier anniversaire de la catastrophe pétrolière de BP dans le golfe du Mexique - © Amy Scaife



     

    Mots-clés: 

    • rencontre
    • critique institutionnelle
    • activisme environnemental

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  • 09/04/14--06:47: Morphing Castalia
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    Herman Hesse’s The Glass Bead Game (1943) imagined a peculiar society set some five hundred years in the future, in which Castalia, a province of central Europe, is entirely designated as a place for the pursuit of pure knowledge. In this cloistered setting cut off from the world and its historical and political vicissitudes, the monastic inhabitants of Castalia, unencumbered by technological or economic concerns, are free to develop obscure objects of enquiry devoid of practical implications in the world extending beyond its dusty halls. The apex of this ineffectual scholarly order is the mastery of a complex interdisciplinary game that synthesizes all forms of knowledge, in which musical motifs, philosophical propositions and scientific formulae all occupy the same rarified epistemic space.

    Castalia is an equivocal image: at once a hyperbolic caricature of Enlightenment reason’s pretensions to the autonomy, neutrality and normative objectivity of knowledge; and at the same time an idyllic respite from the political, technical and socio-economical embodiment of such forms of knowledge, whose dramatic consequences were all too evident in the horrors of industrial warfare surrounding Hesse. Castalia figures a conception of logic in which the synthesis of knowledge is achieved at the cost of its seclusion from the world, and the global structure of thought remains unchanged by its own actions.

    The modern institution of art as a space of exceptionality prolongs and dramatizes this equivocal construction. Considered in excess and in exception to rational operations, art has produced forms of mediation and synthesis at the price of their operative inconsequentiality. This script of exceptionality has been left intact in the postmodern 'expanded field' of art. The truth content or value of art thus appears caught in a vortex of social relativism in which all foundations are considered lost, and in which a simulacral play of mirrors swarms out and distorts all particularity or universality.

    The relativistic critique of rationality has revealed the normative structures that these equivocal images repressed. But it has also caricatured rationality, identifying it with fixed ontologies and tautological axiomatic foundations. Following this critique, the hierarchical privilege historically accorded to the universal over the particulars it subsumes is overturned, so that it is difference that prevails, and that is taken to undermine the objectivity of rational discourse.

    On the contrary, we may say that reason is primarily socially embodied in practical and conceptual discourses, and that formal logics should be seen as the explicitation of the logical rules that are implicit in everyday behaviour. Logic now pervades our lives in another way, largely opaque to common understanding, in the computer scientific development of diverse automated algorithmic systems. In this fast evolution of computational technologies, it becomes again essential to pose questions regarding ontology, rationality, and normativity; as well as to explore again the dialectic between figures and backgrounds, particulars and universals, authority and responsibility.

    History did not end, and in its background scientific reason has continued to irreversibly alter the field of knowledge. Mathematics and logic developed undeterred by the loss of foundations, indeed because of this unmooring. The same year The Glass Bead Game was published, two mathematicians (Samuel Eilenberg and Saunders Mac Lane) undertook the development of transit rules that would lead to the basis of category theory, and opened the possibility for truly synthetic forms of reasoning across many other disparate systems. Initially developed as a mathematical paradigm that could act as a universal medium facilitating transits between increasingly specialised mathematical languages, category theory has recently started to be applied in different fields, notably in systems biology, and in computer science, where it develops as an alternative to object oriented programming. The fundamental unit of interest for category theory is not the object but the morphism, or transformation, according to which the dynamics of an object, system or process may be defined, by showing their variables and invariants under transformation. This radically alters the conceptualization of particularity and universality, since there is a rigorous mathematical language that allows for their redescription in terms of locality and globality, yielding the possibility of a relativist yet absolute knowledge.

    Morphing Castalia is an investigation of this model in which thinking transforms thought. The issue is not to rebuild the old foundationalist dream of a completed universal language; neither to reconduct the standard critique of rationality, but to construct the conditions for universal transits transforming the sites between which they operate. Looking for the possibility to engage with these sites in ways that would not privilege their local inscription over their global resonance, Glass Bead started its inquiry in April 2014 in New York by focusing on navigation and gestures as concepts through which it can be possible to operate these transits. At Les Laboratoires d’Aubervilliers this fall, Glass Bead pursues this investigation by exploring how such transits could be developed further by examining the ways in which synthetic approaches that have emerged in contemporary mathematics can be seen to affect cultural, biological, technological, and political landscapes.

    The week will comprise three evenings of public lectures, each followed the next day by a private workshop leading to an interview of the speakers dedicated to the crafting of transits between their respective practices. All material will be made available on Glass Bead’s website.


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     ESA/HPF/DLR, anaglyph by Nathanial Burton-Bradford.

    Dans Le Jeu des perles de verre (1943), Hermann Hesse imaginait une société située cinq cents ans dans le futur dans laquelle Castalia, une province fictionelle d’Europe centrale, est toute entière dédiée à la poursuite du savoir pur. Dans ce cloître coupé du monde et de ses vicissitudes historiques et politiques, un ordre de savants mène une vie monacale, débarrassée des préoccupations technologiques et économiques, développant librement d’obscurs objets de recherche, dénués d’implications pratiques dans le monde extérieur. Au sommet de cette institution se trouve un jeu interdisciplinaire complexe consistant à synthétiser l’ensemble des formes de savoir, dans lequel motifs musicaux, propositions philosophiques et formules scientifiques occupent le même espace épistémique éthéré.

    Castalia est une figure équivoque : image hyperbolique des prétentions à l’autonomie, à la neutralité et à l’objectivité normative du savoir qui caractérisent la raison des Lumières ; et retraite idyllique préservée des avatars politiques, techniques et socio-économiques de ces formes de savoir, dont Hesse, témoin des horreurs industrielles de la guerre, ne pouvait que constater les conséquences dramatiques. Aussi Castalia figure-t-elle une conception de la logique dans laquelle la synthèse du savoir ne s’effectue qu’au prix de son abstraction du monde, et dans laquelle les actions de la pensée n’affectent en rien sa structure globale.

    L’institution moderne de l’art en tant qu’espace d’extraterritorialité prolonge et dramatise cette construction équivoque. L’art, historiquement considéré comme étant en excès et en exception sur les opérations rationnelles, a produit des formes de médiation et de synthèse au prix de leur inconséquence politique. Cette position d'exceptionnalité est demeurée intacte dans le "champ étendu" postmoderne de l'art, dans lequel tout contenu ou toute valeur de vérité apparaît comme diffracté dans un vortex de relativisme social, où tout fondement a irrémédiablement disparu, et dans lequel simulacres et jeux de miroirs déforment indéfiniment toute particularité ou universalité.

    La critique relativiste de la rationalité a révélé les structures normatives refoulées par ces images équivoques. Mais elle a aussi caricaturé la rationalité, en l’identifiant le plus souvent à des ontologies fixes et à des axiomes tautologiques. Dans le cadre de cette critique, se trouve renversé le privilège hiérarchique historiquement accordé à l’universel sur les particuliers qu’il comprend, de sorte que c’est désormais la différence qui prévaut, et que c’est elle qui en vient à être considérée comme ce qui mine l’objectivité du discours rationnel.

    On peut au contraire avancer que la raison est d’abord incarnée socialement dans les discours et les pratiques, et qu’il s’agit d’envisager les logiques formelles comme l’explicitation des règles logiques et conceptuelles qui demeurent implicites dans les conduites ordinaires. À présent, la logique imprègne nos vies d’une autre façon, largement opaque à la compréhension collective, dans le développement scientifique et informatique de divers systèmes algorithmiques automatisés. Dans cette évolution rapide des technologies computationnelles, il redevient essentiel d’interroger l’ontologie, la rationalité et la normativité, mais aussi d’explorer à nouveaux frais la dialectique entre fonds et figures, particuliers et universaux, autorité et responsabilité.

    L’histoire n’a pas atteint son terme, et, dans son arrière-plan, la raison scientifique a continué d’opérer une transformation irréversible du champ du savoir. Les mathématiques et la logique se sont développées en dépit de cette disparition des fondements, ou plutôt du fait même de cette disparition. L’année où fut publié Le Jeu des perles de verre, deux mathématiciens (Samuel Eilenberg et Saunders Mac Lane) entreprirent de développer un système de règles qui allaient poser les bases de la théorie des catégories, ouvrant ainsi la possibilité de formes de raisonnement réellement synthétiques, compatibles avec un grand nombre de systèmes logiques disparates. D’abord conçu comme un paradigme mathématique susceptible d’opérer comme un médium universel permettant des transits entre des langages mathématiques de plus en plus spécialisés, la théorie des catégories a récemment commencé à être appliquée dans différents champs, en particulier en biologie des systèmes et en informatique, où elle se développe comme une alternative à la programmation orientée objet. L’unité fondamentale étudiée par la théorie des catégories n’est pas l’objet, mais les morphismes qui définissent le caractère dynamique d’un objet, d’un système ou d’un processus, en montrant la transformation de ses variables et invariants. La théorie des catégories modifie radicalement la conceptualisation de la particularité et de l’universalité, puisqu’elle consiste en un langage mathématique rigoureux permettant leur redescription en termes de localité et de globalité, soutenant ainsi la possibilité d’un savoir à la fois relatif et absolu.

    Morphing Castalia explore des modèles dans lesquels la pensée transforme la pensée. Il ne s’agit pas de reconduire le vieux rêve fondationnaliste d’un langage universel achevé, ni de réitérer la critique relativiste de la rationalité, mais de construire les conditions pour des transits universels transformant les sites entre lesquels ils opèrent. Cherchant à explorer ces sites d’une manière qui ne privilégierait pas leur inscription locale au détriment de leur résonance globale, Glass Bead a commencé son enquête en avril 2014 à New York, en se concentrant sur les concepts de navigation et de geste. Cet automne, Glass Bead poursuit cette enquête aux Laboratoires d’Aubervilliers, et s’intéresse à la manière dont de tels transits universels peuvent être développés, en examinant l’incidence des approches synthétiques apparues dans les mathématiques contemporaines sur les paysages culturels, biologiques, technologiques et politiques.

    Trois séries de conférences publiques ont eu lieu au cours de cette semaine. Le lendemain de chacune de ces soirées s'est tenu un workshop privé à la suite duquel a eu lieu une interview avec les conférenciers consacrée à la fabrication de transits entre leurs pratiques respectives. L’ensemble des documents est mis en ligne sur le site internet de Glass Bead.


    Glass Bead est un projet conçu et dirigé par Fabien Giraud, Jeremy Lecomte, Vincent Normand, Ida Soulard et Inigo Wilkins.

    Les conférenciers :
    Andrée C. Ehresmann (mathématicienne), Olivia Lucca Fraser (philosophe), Martin Holbraad (anthropologue), Franck Jedrzejewski (philosophe, mathématicien, musicologue), Giuseppe Longo (mathématicien, logicien, épistémologue), Frederik Stjernfelt (philosophe)

    Les participants aux workshops :
    Mathias Béjean (chercheur à Mines Paris Tech), Katrina Burch (chercheuse), Étienne Chambaud (artiste), Tristan Garcia (philosophe, écrivain), Valeria Giardino (philosophe), Sonia de Jager (chercheuse), Margarida Mendes (directrice de The Barber Shop, Lisbonne), Patricia Reed (artiste, écrivain), Olivier Surel (philosophe et doctorant à l’Université Paris Ouest), Ferhat Taylan (philosophe), Tzuchien Tho (Post-Doctoral Fellow au Max Plank Institut fur Wissenschaftsgeschichte, Berlin), Max Turnheim (architecte)



    Image: GEOID - "the Mathematical figure of the Earth" C.F. Gauss
    Credits: ESA/HPF/DLR, anaglyph by Nathanial Burton-Bradford.

     


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    oui
    17. Décembre 2015 - 16:00» 18:00
    Jeudi 17 décembre 2015, 16h-18h



    Cette année, Les Laboratoires d’Aubervilliers reconduisent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu les 4 et 5 juin 2016, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « La psychotropification de la société ».

    Cette expression, associant les termes « psychopharmacie » et « tropisme », désigne le mouvement exponentiel de prescriptions et de consommation de médicaments dans le cadre du traitement des troubles mentaux et psychologiques. En pointant ce « tropisme » notre intention est de démontrer que derrière la normalisation de ces prescriptions s’érige une  idéologie fascisante qui infiltre et dirige les sociétés occidentales, davantage préoccupées par la liberté d’action à conférer à l’industrie pharmaceutique qu’aux individus qui les composent.

    Pour mener à bien cette réflexion collective qui traitera des effets de normalisation sous-tendus derrière le phénomène décrit, de l’état de la psychiatrie actuelle et de la place accordée à la maladie et à la folie dans notre société, nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 22 octobre, de 16h à 18h. Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.


    Atelier # 5

    Ce cinquième atelier est l'occasion de recevoir le collectif Dingdingdong pour la présentation des deux textes qui seront étudiés ce jour-là : le manifeste dingdingdong d'une part et le chapitre 7 de l'ouvrage de Vincianne Despret Au bonheur des morts, Récits de ceux qui résistent (paru en 2015 aux éditions La Découverte), intitulé « Faire confiance aux esprits. Enquête sur les modes d'apostrophe », pp. 155 à 180, d'autre part.

    Ces deux textes seront mis en regard comme deux situations à la fois fréquentes et exceptionnelles : l'annonce d'une maladie incurable (la maladie de Huntington réfléchie par Dingdingdong) et les relations que les vivants entretiennent avec leurs morts (décrites dans le nouvel ouvrage Au bonheur des morts de la philosophe Vincianne Despret). Ces deux situations sont explorées en tant que d'une part elles révèlent une nécessité d'inventivité des gestes à leur égard et à l'égard des manières de les penser et de les vivre, et que d'autre part elles ne sauraient être domestiquées impunément par la psychologie.


    Photo : "Une écologie des morts avec Vinciane Despret et ses invités", vidéo de Hanna Hurtzig



    Pour consulter un résumé des ateliers précédents ainsi que des textes ayant été précédemment étudiés, vous pouvez vous reportez à la synthèse des Ateleliers de lecture / Psychotropification de la Société.



    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Sarah Papon: s.papon@leslaboratoires.org


    Dates: les jeudi 22 octobre, 5 et 19 novembre, 3 et 17 décembre, 7 et 21 janvier, 4 et 18 février, 10 et 24 mars, 7 avril (de 16h à 18h).

    Labo des Labos

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  • 07/11/14--03:07: The Depth and the Ply
  • non
    GLASS BEAD


    Glass Bead (www.glass-bead.org) is a research platform and a journal concerned with transfers of knowledge across art, science and philosophy, as well as with their practical and political dimensions.

    Glass Bead is undertaking a year of inquiry in the form of an audio research program and a series of public events. Launched in New York in April 2014, this inquiry was pursued in autumn of the same year in Les Laboratoires d’Aubervilliers.

    For the launch of its first online issue, titled Site 0: Castalia, the game of ends and means, Glass Bead organizes a session of talks, screenings, and musical performances at Les Laboratoires d’Aubervilliers (Paris) unfolding some of the theoretical perspectives structuring the contents of the journal.




    The Depth and the Ply


    To be human is to enter into a game of ends and means. This game is not a natural game. Animals do not play it. It is the game through which humans construct themselves as well as their environment. It is a normative game whose rules can be altered and transformed, crossing over the whole range of human engagements with the world.

    Elaborating on the contents of the first issue of Glass Bead’s journal, this launch event is dedicated to the following questions: what is the function of art in this game? How can theoretical and practical forms of expression help to reshape the rules of the game and further transform our normative landscape?

    Contemporary art generally opposes this game of normative gestures with an endless play of indeterminate signification. It puts forward an understanding of creativity and freedom as that which can only be achieved by escaping the game and its all encompassing logic. Doing so, it paradoxically projects normativity into the background, as an implicit condition with which it becomes impossible to engage.

    Contrary to this position, Glass Bead contends that any escape from the game already supposes a type of engagement with its fabric. There is no seclusion, no retreat, no outside to the game. Freedom is not the indeterminacy of play: playing the game means committing to an ongoing process of construction and revision that continually changes its nature. Such a claim does not mean that normativity is freedom, but that freedom pertains to the normative game of ends and means. It is through the congruence and divergence of ends and means that norms can be made explicit, revised and transformed.

    The event at Les Laboratoires d’Aubervilliers proposes an investigation into this redefinition of the game and art’s role within it. This exploration will articulate the two dimensions of any game: its depth and its plies. The depth of play names the ability to foresee future moves and adapt the play accordingly. The ply, describes a turn of the game between two players. To take part in the game implies the strategic correlation of these two dimensions where any local engagement within it (the ply) is a transformative commitment with its global structure (the depth).

    In such a conception, making a move in the normative landscape of the game is necessarily bound to an act of self-transformation. It does not leave us intact as players by preserving what we are but involves us in a constant redefinition of what we can be and ought to be. These events are dedicated to the collective formalization of this uprooting.






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    photo : Alice and Guy Debord playing the « Game of War », August 1987


    Mots-clés: 

    • research
    • seminar
    • publications
    • launch of the online journal

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  • 02/02/15--11:14: LECTURE CYCLE
  • non
    Comment faire d'une classe une oeuvre d'art ?


    Cylce of public lectures on art and pedagogy, "Comment faire d'une classe une oeuvre d'art" are the heart of a course designed by Marie Preston and Gwenola Wagon, artists, researchers and teacher in a master's program at the University Paris 8.

    By hosting and co-building seminars, Les Laboratoires d'Aubervilliers share issues that are dear to them and that they practice regulary in particular through the establishment of "le labo des labos": workshops on how art and pedagogy interact today.

    As Claire Bishop described in her article, "How to live a classroom as a work of art?", certain artists claims the creation of teaching situations we works. This "educational turn" of the art, described by Irit Rogoff, isinscribed in the continuity of the alternative and experimental pedagogy developed by artists in the 70s. They, themselves were the inheritors of the first educators such Johann Heinrich Pestalozzi and Friedrich Froebel and later, in United States, John Dewey or, in France, Célestin Freinet.
    During this cycle of lectures, Marie Preston, Gwenola Wagon and their students will think about the relationship between art and pedagogy as experimental form of transmission, through the analysis of collaborative practices in educational contexts or as educational creators contexts: "Based on past and current practical experience, we search methods and try to implement, in turn, effectively and collectively "a class as a work of art"."


    With Anna Colin (director of the Open School East, school between art and pedagogy in London) et Ida Soulard (historian of art, Paris), then Liliane Terrier and Jean-Louis Boissier (Course/performance around the University of Vincennes), Michel Aphesbero (artist et teatcher), Renaud Huberlant (founder of the studio Salut Public), Virginie Bobin, (art critic and curator).




    This cycle is programmed at Les Laboratoires d'Aubervilliers on

    February 16th 2015, Ida Soulard about the textil studio at the Bauhaus in Dessau as an experimental site

    March 16th 2015, Anna Colin about the Open School East

    November 9th 2015, Laurent Pichaud about the project domaine nomade

    November 30th 2015, François Deck about sharing competences and incompetences

    December 7th 2015, Jacques Cohen about his thesis Art et autre : enseignements.

     

    Others dates programmed
    February 23 2015, Michel Aphesbero at Université Paris 8
    March 2 2015, Virginie Bobin at Bétonsalon
    March 9 2015, Renaud Huberlant at Université Paris 8
    March 30 2015, Liliane Terrier and Jean-Louis Boissier at the Centre universitaire expériemental de Vincennes
    April 13 2015, Virginie Bobin at Bétonsalon

     

    For more informationand details onall of theseconferences.



    Mots-clés: 

    Programmation satellite

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  • 03/19/15--13:37: Conférences-Performances
  • non
    Le film et son double


    Laboratoires d'Aubervilliers, in partnership with pointligneplan, invite Erik Bullot to program a cycle of lecture-performances around a remarkable turning point can be observed today, the "performative movie", practice at the crossroads of these two mediums. Film where the artist / filmmaker substitute the performance to the image, the statement to the film, exhibiting the construction process rather than the result - making it happen at the very moment of his story, according to linguistic criteria of "'performative utterance'.


    Edgar Bergen et Charlie McCarthy

     

    Can one make a film out of words? In experimental cinema and contemporary art today one notes a host of filmic practices that seek to replace film by its enunciation, in the form of illustrated lectures, readings or performances. Fragments of a film to come (photographs, documents, fragments of a screenplay) presented by way of a film proper. This performative turn is certainly compelling.
    We ought to specify, from the outset, that the term ‘performative’ carries two meanings: the first, properly linguistic sense, refers, according to Austin, to performative verbs that accomplish an act through their very enunciation, i.e., verbs such as to baptise or to promise, while the second meaning pertains to the broader field of artistic performance. Today, with certain artists or filmmakers, we observe a performative practice of cinema located at the meeting point of the two meanings. In fact, it is difficult to totally separate the two meanings because performance, in the artistic sense, often conveys a performative dimension, in the linguistic sense.

    Does exhibiting film in the manner of a proposition or statement pertain to the performative? Is ‘to exhibit’ a performative verb? Relocated from the auditorium to the museum, disconnected from its original apparatus and subjected to new technical configurations, does film now need to be performed in order to happen? How might we apprehend this performative turn in cinema? Is it tied solely to the linguistic current? Does it involve a shift of cinema itself towards the performing arts? Indeed, these various acts point to the revival of the film lecturer of early cinema who would commentate and relay the film during the screening, or a reminder of the instructions given to the projectionist, or the simple continuation of certain propositions associated with expanded cinema, which aimed to escape the strict confines of the cinema session. The now frequent use of the adjective ‘performative’ in reference to the contemporary art lecture is symptomatic — but how might we apprehend the term’s popularity? 

    These are some of the key stakes of this programme of talks, discussions and events, during which artists, filmmakers and theorists will try to map out these emerging practices.




    THE FILM AND ITS DOUBLE. On performative film.
    A cycle of five ‘double bills’ composed of an artistic performance proper, presented by an artist, and a more discursive lecture addressing the issues and implications of performative film and the performative at large – to be held at the Laboratoires d’Aubervilliers from April to December 2015.

    April 14, Érik Bullot / Silvia Maglioni et Graeme Thomson
    May 19, Uriel Orlow / Franck Leibovici
    October 13, Alexis Guillier / Thomas Clerc
    November 17, Clara Schulmann / Simon Ripoll-Hurier
    December 1st, Rabih Mroué / Stephen Wright



    The film and its double. On Projectionist.
    In continuation of this program, a day of meetings and performances organized at the MAC VAL, get together theorists, filmmakers and artists to interrogate the figure of the projectionist. Are invited Roland Sabatier, Peter Miller, Peter Szendy and Esperanza Collado.

    Friday November 20, from 11 am to 6 pm
    (reservation@macval.fr / www.macval.fr)

     

    All these encounters and interviews will be published, either in the form of a catalogue or journal issue.





    ___________

    In partnership with pointligneplan and in collaboration with the MAC VAL.


    Mots-clés: 

    • cinéma
    • performance

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  • 09/30/14--07:02: General Presentation
  • non
    Le Printemps des Laboratoires #3


    Le Printemps des Laboratoires is a yearly invitation to the public. It was developed to be the ideal moment to bring up and debate, both in theory and in practice, the issues that guest artists at Les Laboratoires d’Aubervilliers address. In the form of an artistic tool, it takes place over two days and includes discussions intended to be moments for sharing, performances and workshops, on different scales and in different formats. This meeting is the opportunity to break down the divide between audiences and specialists, to roll out a singular tool that encourages experiences of art and politics rather than representations of them, the circulation and comparison of ideas rather than their authoritative forms of transmission. While being a critical and artistic condensation and development of les Laboratoires d’Aubervilliers project, this year’s Printemps des Laboratoires offers an opportunity to nurture research and explore a variety of current artistic, historical and critical contexts, both French and international.

    The first instance of the Printemps des Laboratoires (2013), entitled "Commune, Commons, Community", raised the issue of the commons. Second instance (2014), "Ne travaillez jamais!", was about links that unite art and work. "Performing Opposition", the third instance of the Printemps des Laboratoires (June 2015) will explore the forces and shapes of the revolts that left a mark on History in the past ten years, and their role in social transformations. "Performing Opposition" will be particularly interested in practices and strategies developped by artistic performances, as well as political and civil manifestations.



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    In collaboration with the Kunstakademiet of Oslo National Academy of the Arts.

    Mots-clés: 

    • plateforme publique
    • juin 2015

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    oui
    12. Décembre 2015 - 16:30» 18:00
    Samedi 12 décembre 2015, 16h30-18h00


    Pour l'exposition Zarba Lonsa, conclusion de sa résidence aux Laboratoires d'Aubervilliers entamée en février 2015, Katinka Bock a demandé à Clara Schulmann, historienne de l'art et du cinéma, de réaliser un texte sur le projet développé et le travail exposé. Le texte écrit par Clara Schulmann est publié dans la petite édition limitée remise aux visiteurs de l'exposition. Ce texte fait également l'objet de la performance réalisée par Clara Schulmann et Katinka Bock qui prend la forme d'une lecture.

    La lecture, réalisée le soir du vernissage, est "redite" samedi 12 décembre 2015, à 16h30.




     

     


    photos :

    Kartinka Bock, Zarba Lonsa, 2015 © Katinka Bock
    courtesy Meyer Riegger Berlin/Karlsruhe et Jocelyn Wolff Paris

    Kartinka Bock, Zarba Lonsa, Lecture et Liegenden 2015
    © Ouidade Soussi-Chiadmi / courtesy Meyer Riegger Berlin/Karlsruhe et Jocelyn Wolff Paris


    Standard

    Mots-clés: 

    • performance
    • lecture

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    oui
    12. Décembre 2015 - 16:30» 18:00
    Samedi 12 décembre 2015, 16h30-18h00

     

    For the exhibition Zarba Lonsa, which marks the end of her residency at Les Laboratoires d'Aubervilliers since February 2015, Katinka Bock asked Clara Schulmann, art and cinema historian, to write a text on the developed project and the work exhibited. The text written by Clara Schulmann is published in small limited edition given to visitors at the exhibition and is also the subject of the performance directed by Katinka Bock Clara Schulmann and which takes the form of a sort of a reading.

    The reading, conducted during the opening is "repeated" Saturday 12th December, 2015, at 4:30 pm





     

     


    photos :

    Kartinka Bock, Zarba Lonsa, 2015 © Katinka Bock
    courtesy Meyer Riegger Berlin/Karlsruhe et Jocelyn Wolff Paris

    Kartinka Bock, Zarba Lonsa, Lecture et Liegenden 2015
    © Ouidade Soussi-Chiadmi / courtesy Meyer Riegger Berlin/Karlsruhe et Jocelyn Wolff Paris


    Standard

    Mots-clés: 

    • performance
    • reading

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    oui
    0
    • Residency 2015
    • Sculpture
    • Exhibition


    ZARBA LONSA
    Form 16th October to 19th December 2015
    Opening Thursday 15th October 2015, at 6 pm

     

    During her explorations in the Quatre-Chemins neighbourhood near Les Laboratoires d’Aubervilliers, Katinka Bock was particularly struck by the number of shops located around the crossroads and surrounding streets. The diversity of businesses and the continuous flux of passers-by and local residents led the artist to set up and activate an exchange process with some of the shopkeepers. The artwork thus became the focus of a freely developed relation, unfettered by the rules and regulations of the art institution, allowing her to engage in a novel interrogation of the value, meaning and status of object exchange, including the exchange of art objects.

    This project is grounded not only in the question of exchange but also in a desire to create a trajectory or flow of artworks between the street and the exhibition space, bringing into relief a key aspect of Katinka Bock’s work: the close bond between what is seen and what is not seen, between the here and the elsewhere/ home and away. This exchange is the starting point of the exhibition process and of an experience that the artists wishes to share. As with her work in general, in this project the narrative is minimal and wholly contained in the micro-shifts she creates, leaving participants free to interpret and appropriate the project as they wish. The exchanged objects then underwent a process of transformation giving rise to a new series of sculptures, an installation and a film screened across various spaces of Les Laboratoires d’Aubervilliers. 

    Katinka Bock is a German-born artist living in Paris. Her projects are always produced in relation to the environment in which the work will be presented. Ever attentive to the fact that an art space generates extra-ordinary uses and experiences, she endeavours to render the elements that make for the specificity of such spaces visible by closely relating them to their surrounding context. She taps into minute elements and characteristics of the sites she engages with, building her project from the tiniest details that tend to go unnoticed, which might include anything from architectural, urban, social, climatic, temporal and spatial aspects of the site in question.


    Two public readings by Katinka Bock and Clara Schulmann (art historian) have been scheduled alongside the exhibition:

    Thursday 15th October 2015, 7:30 pm
    Saturday 12th December 2015, 4:30 pm


    The exhibition is open from Monday to Friday, from 11:00 am to 6:00 pm and Saturday from 1:00 to 6:00 pm.






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    In addition to this project, on the invitation of Jacob Fabricius, Katinka Bock will be presenting an installation at the Cneai in Chatou, located on the Île des impressionists (Island of Impressionists) on the river Seine. For this project, Links Mitte Rechts, the artist has used water, one of the elements surrounding the Cneai site. She has created a diversion, making the Seine river water pass from one bank to the other via the Cneai building.
    You can see Katinka Bock’s Links Mitte Rechts project at the Cneai from 17th October to 5th December 2015.

     






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    The project and the exhibition Zarba Lonsa by Katinka Bock were produced by Les Laboratoires d'Aubervilliers with the support of the Department de la Seine-Saint-Denis and the Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication.

     


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    oui
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    • Sculpture
    • Exposition
    • Résidence 2015


    ZARBA LONSA
    Du 16 octobre au 19 décembre 2015
    vernissage le jeudi 15 octobre 2015, à 18h

    De ses pérégrinations entamées en février 2015 dans le quartier des Quatre-Chemins à proximité des Laboratoires d'Aubervilliers, l’artiste a été particulièrement frappée par la densité des commerces déployés autour du carrefour et de ses rues adjacentes. Cette diversité d’activités et le flux incessant des passants et habitants a conduit Katinka Bock à activer avec les commerçants un processus d’échange. L’oeuvre est devenue l’objet d’une relation construite librement, hors de l’institution artistique et de ses règles, ceci afin de questionner autrement la valeur, le sens et le statut de l’échange d’objets, et notamment de l’objet d’art.

    À l’origine de ce projet, outre l’échange, il y a le désir de créer un parcours d’œuvres entre la rue et l’espace d’exposition, soulignant un trait important de son travail, la solidarité entre ce qui est visible et ce qui ne l’est pas, entre l’ici et l’ailleurs. Cet échange est le point de départ du processus de l’exposition et d’une expérience qu’elle souhaite partager. À l’instar de l’ensemble de son travail, le récit y est minimal et entièrement contenu dans les micro-déplacements que Katinka Bock provoque, laissant toute liberté d’interprétation et d’appropriation. Par la suite, les objets échangés ont suivi un processus de transformation donnant lieu à une nouvelle série de sculptures, une installation et un film qui, au sein de l’exposition Zarba Lonsa, se déploie dans les espaces des Laboratoires d'Aubervilliers.

    Artiste d’origine allemande vivant à Paris, Katinka Bock conçoit la production de ses oeuvres en rapport à l’environnement dans lequel elle intervient. Attentive au fait qu’un lieu d’art génère des expériences « extra-ordinaires », elle s’emploie à rendre perceptible ce qui fait la particularité de ces lieux. Elle s’attache pour cela à saisir d’infimes éléments, à se laisser prendre par des détails difficilement perceptibles d’ordinaire et à partir desquels l’oeuvre se construit, révélant ainsi certaines caractéristiques de l’identité de ces lieux, à la fois architecturales, urbaines, sociales, climatiques, temporelles et spatiales.


    Deux lectures publiques portées par Katinka Bock et Clara Schulmann (historienne de l’art) viendront ponctuer l’exposition :

    Jeudi 15 octobre 2015, 19h30
    Samedi 12 décembre 2015, 16h30


    L'exposition est ouverte du lundi au vendredi de 11h à 18h et le samedi de 13h à 18h.






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    Par ailleurs, Katinka Bock sur l'invitation de Jacob Fabricius réalise une installation au Cneai à Chatou, dont le bâtiment est construit sur l’île des impressionnistes elle-même située sur la Seine. Pour ce projet, Links Mitte Rechts, l’artiste utilise comme matériau l’un des éléments environnant du Cneai : l’eau. Elle crée une déviation pour faire passer l’eau de la Seine d’une rive à l’autre en passant par le bâtiment du Cneai.
    Links Mitte Rechts de Katinka Bock sera visible au Cneai du 17 octobre au 5 décembre 2015.

     






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    Le projet et l’exposition Zarba Lonsa de Katinka Bock ont été produits par Les Laboratoires d’Aubervilliers avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis et de la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication.

     


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  • 09/16/14--08:51: Martin Holbraad
  • non

    tag artiste: 

    Martin Holbraad

    Type d’artiste: 

    Participant

    Martin Holbraad is a UK-based anthropologist, Reader in Social Anthropology at University College of London (UCL). His main field research is in Cuba, where he focuses on Afro-Cuban religions and revolutionary politics. He is the author of Truth in Motion: The Recursive Anthropology of Cuban Divination (Chicago, 2012). He is also co-editor of Thinking Through Things: Theorising Artefacts Ethnographically (Routledge, 2007), and of a volume on the contemporary relevance of the anthropological study of cosmology, entitled Framing Cosmologies: The Anthropology of Worlds (Manchester, 2014). Holbraad has also conducted research with the UK-based theatre groups Frantic Assembly and Real Circumstance, exploring the practices of theatrical creativity and their ‘reality effects.’ At present, together with Morten Axel Pedersen, he is writing a book provisionally titled The Ontological Turn: An Anthropological Exposition. Due to appear in 2016 with Cambridge University Press, the book seeks to elucidate the recent emergence of the so-called ‘ontological turn’ as a distinctive anthropological orientation, articulating its core tenets and methodological implications, and exploring its influence in contemporary anthropological research. He also directs Making Selves, Making Revolutions: Comparative Anthropologies of Revolutionary Politics (CARP), a 5-year ERC-funded project launching the comparative study of revolutionary personhood as a new departure for anthropological research.


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  • 09/16/14--08:59: Frederik Stjernfelt
  • non

    tag artiste: 

    Frederik Stjernfelt

    Type d’artiste: 

    Participant

    Frederik Stjernfelt is a Danish philosopher. He is a Professor at the Institut for Kunst og Kulturvidenskab, at the University of Copenhagen, Denmark. He is the author of Natural Propositions The Actuality of Peirce’s Doctrine of Dicisigns (2014), and of Diagrammatology. An Investigation on the Borderlines of Phenomenology, Ontology, and Semiotics (2007), from his doctoral thesis on Peirce’s theory of continuum, and diagrammatic thinking. His books also include The Democratic Contradictions of Multiculturalism (with Jens Martin Eriksen, 2012), and Semiotics (with Peer Bundgaard, 2010). In 2011, he co-edited a special issue of the Semiotica, the Journal of the International Association for Semiotic Studies, on Diagrammatical Reasoning and Peircean Logic and Representations. This special issue can be accessed here:  http://www.degruyter.com/view/j/semi.2011.2011.issue-186/issue-files/semi.2011.2011.issue-186.xml


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