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  • 12/15/16--10:08: Biographies
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    DD Dorvillier est une danseuse et chorégraphe née à Puerto Rico en 1967. Fondée sur des questions concernant les relations complexes entre l'abstraction, la corporalité, le langage, la perception, le sens, la pratique de DD Dorvillier est à la fois conceptuelle et physique. Ces poursuites formelles génèrent souvent des propos chargés de sens, des sensations inattendues, de l'humour, de nouvelles questions. Après ces études à Bennington College aux Etats-Unis elle s'installe à New York en 1989. Elle vit et travail à la Matzoh Factory un studio reconnu de recherche et d’expérimentation à Brooklyn, crée avec la chorégraphe Jennifer Monson en 1991. À New York elle collabore avec de nombreux artistes comme Zeena Parkins, Jennifer Lacey, et Sarah Michelson. Elle est primée à plusieurs reprises et notamment pour Dressed for Floating (2002) pièce lauréate d'un Bessie Award, DD Dorvillier reçoit également le Foundation for Contemporary Arts Award (2007) le Guggenheim Award (2011), et le Doris Duke Performing Arts Award (2013).
    Elle s’installe en France en 2010 où elle continue d’élaborer sa pratique artistique à l’international avec sa compagnie human future dance corps. Son travail est présenté dans des endroits tels que The Kitchen, Danspace Project, PS122, Impulstanz, STUK, Kaaitheater, DeSingel, Künstlerhaus Mousonturm, Hebbel Am Ufer, les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, L'Atelier de Paris/Carolyn Carlson, entre autres. Sa dernière pièce, actuellement en tournée, est Extra Shapes (2015). Il s'agit d'une collaboration avec le compositeur Sébastien Roux et le créateur lumière Thomas Dunn, elle sera presentée à Paris au Centre Georges Pompidou en février 2017.

    Alice Gautier diplômée de l’EESAB (DNSEP) - Rennes en 2013, poursuit une recherche plastique au travers de fictions vidéographiques ou performatives. Depuis 2012, elle collabore également avec d’autres artistes comme Alain Michard, Loïc Touzé ou Daphné Achermann, sur des projets scéniques et cinématographiques.
    Ses propositions artistiques expérimentent différentes formes de narration, se tenant souvent hors du langage. Par l’écriture du mouvement, la recherche d’un vocabulaire de gestes spécifiques à chaque projet, elle met en scène des personnages qui, seuls ou en groupe, font l’expérience d’une interaction. Elle explore par le geste et à partir de situations quotidiennes qu’elle tord, décale, les rapport du corps à l’énonciation, la transmission. En combinant les outils du langage cinématographique à ceux du champs chorégraphique ou encore de l’art vidéo, ces trois arts du temps et du mouvement, elle crée un espace hybride, nourri des histoires de ces différents médiums. Dans une démarche de résistance ou d’appropriation, elle convoque un imaginaire de cinéma dans ses fictions, sans faire appel à une nostalgie mais plutôt à une mémoire vivante, créatrice. Elle s’inspire parfois d’un film existant sur le mode du remake, d’autres fois questionne notre mémoire cinématographique commune, survivante, en transposant des images de films dans le champ de la performance.


    Adva Zakai explore différents formats de performance, en tant que chorégraphe, performeuse, ou curatrice. Son travail chorégraphique s’attache à explorer la façon dont le corps et le langage sont perçus l’un à travers l’autre, et évoque une expérience qui peut être appréhendée à travers une pluralité de perspectives. En 2010, elle reçoit une bourse de recherche pour poursuivre, dans le cadre d’un programme de post-master à Anvers, une recherche sur les influences de l’approche curatoriale sur le développement de nouveaux formats de performance. Elle a suivi une formation de danse en Israël, poursuivi ses études à l’école de Mime d’Amsterdam (2000 - 2002). Ces dernières années, elle a participé à la programmation de festivals, d’évènements participatifs et de conférences, de workshops en écoles d’art et de danse.




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    13. Janvier 2017 - 20:00» 22:30
    Friday 13rd January 2017, at 8 p.m.

     

    Mon corps n’obéit plus
    From and by Yoann Thommerel

     



    From his earliest years, Yoann Thommerel has been aware of the indocility of his body. And contrary to what those around him might have hoped, maturity has done nothing to change this. Today, his body continues to obstinately refuse to comply with certain instructions that pervade our lives, namely this one: Learn to stay in one’s place and not go beyond the bounds.
    Throwing himself into writing, the author has decided to pay closer attention than ever to his body. It is with his body that he writes andit is conjointly that they will be delivering this small selection of poems on excess
    .

    “Soon my body will be a clamour, my body will be a million.”

     _________________________

    Concept: Yoann Thommerel / Sonia Chiambretto
    Production: Groupe parallèle.
    With the support of: Montevidéo, Les Laboratoires d’Aubervilliers, Panta Théâtre.
    Mon corps n’obéit plus will be published in January 2017 by éditions NOUS.
    _________________________

     

    The performance will be preceded by a reading by Sonia Chiambretto, Yoann Thommerel ad Erwan Guignard.

    In residency at Les Laboratoires d’Aubervilliers since January 2016, writers Yoann Thommerel and Sonia Chiambretto, in association with the Groupe d’information sur les Ghettos (g.i.g.), interrogate mechanisms of exclusion and withdrawal. They create and activate protocols for reflection shared with local residents, artists and researchers, mainly grounding their practice in the collective writing of questionnaires and their circulation.

    This reading will be a attempt to respond to questions 45 and 46 of the “Questionnaire No.1” :

    45     Do you believe in an extra-terrestrial life form?
            Which kind?

    46     If you had to turn into an animal, which one would you choose?




    ---------------------

    FREE ENTRANCE ON RESERVATION at
    reservation@leslaboratoires.org or at 01 53 56 15 90

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    Standard

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  • 02/25/13--04:12: Présentation
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    La Chorégraphie du travail


    Aux Laboratoires d’Aubervilliers, la performeuse et vidéaste Romana Schmalisch développe un projet associant plusieurs médiums (installation, performance, vidéo) et propose une réflexion autour des relations qui unissent l’art et la production, lié à l’histoire et au site des Laboratoires et à son environnement: une ancienne usine de métallurgie fine implantée dans le territoire de la Seine-Saint-Denis, marqué par l’histoire industrielle et communiste.

    La Chorégraphie du travail est le titre d’une série de conférences-performances qui se développera ensuite sous la forme d’un film. Le projet questionne la relation entre le travail et l’art, abordant des problématiques telles que la représentation des processus de production et les relations de pouvoir dans le film, l’utilisation de formes artistiques dans les mouvements ouvriers, la manière dont les méthodes artistiques furent utilisées en vue d’accroître la rentabilité de la production industrielle, ou encore les principes qui sous-tendent les programmes de formation dans les agences pour l’emploi. En reconstruisant différentes interconnexions entre ces éléments de réflexion, selon une perspective à la fois historique et contemporaine, La Chorégraphie du travail tend à enquêter sur les liens existants entre les sphères du travail et de l’art. Cette réflexion sert également de point de départ pour reconsidérer le rôle du corps dans l’art/le film/la production – quand le corps est compris comme un espace d’investigation et d’expérimentation pour la mise en place de stratégies d’efficacité et d’éducation.

    Le journal "Notes sur les mouvements" accompagne le processus de recherche et de production, et présente notes d'intention, matériaux collectés et discussions avec les différents interlocuteurs rencontrés durant un an (voir article ci-contre).


    Projet réalisé avec le soutien du Goethe Institut, du Département de la Seine-Saint-Denis et de Khiasma.

    Mots-clés: 

    • résidence
    • arts visuels
    • film
    • 2013-2014

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    15. Décembre 2016 - 19:00» 22:00
    Jeudi 15 décembre 2016, 19h

     

    Les électrosensibles.
    Ou les machines de subjectivation: maladie, conflit et l'émergence de collectifs.



    Et soudain des invisibles, les ondes électromagnétiques, se manifestent chez certains parmi nous. Depuis déjà longtemps des personnes se disent sensibles, plus précisément souffrantes, dans leur corps, par la matérialité du plus vaste support de communication que les humains aient jamais constitué : le monde numérique et les ondes de transmission de l'information. Soudain ce monde "immatériel" se matérialise : les ondes sont "senties" par certains. On savait déjà la très relative immatérialité du féérique monde du réseau, et son impact écologique désastreux : les millions de kilomètres, de câblage parcourant la terre, l'extraction de terres rares exploitant les humains et dévastant les écosystèmes, les montagnes de déchets toxiques qui empoisonnent les pays pauvres, la voracité en énergie colossale (le Cloud consomme autant d'énergie électrique que l'Allemagne ou la France). Et voilà que maintenant c'est dans les corps que certains disent éprouver la présence physique de ondes électromagnétiques.

    Des collectifs nouveaux se forment (de « malades »), s'allient avec d'autres (des anti-industriels), s'affrontent (experts roulant pour les multinationales). Mais qu'est-ce qu'une maladie? Comment prouver les effets des ondes ? Quels protocoles de véridiction du « fait » de l'électrosensibilité ?

    Nicolas Prignot, ayant mené sa recherche avec des collectifs de malades, nous parlera des expérimentations en double aveugle, de la difficulté à partir des dispositifs expérimentaux contrôlés d'établir la preuve des effets des ondes, de la « psychopathologisation » de l'expérience d'électrosensibilité (on parlera alors de nocebo, où d'une maladie qui consisterait en la crainte d'être malade). Il évoquera d'autres formes de
    « test » : ceux auxquels on soumet les molécules candidates à acquérir un statut de médicament. Mais aussi des protocoles pour prouver la réalité de la communication parapsychologique.

    La question qui se pose est aussi celle du risque encouru par les électrosensibles, en quête de reconnaissance de leur souffrance, de se laisser enfermer dans une nouvelle catégorie médicale : celle d'une « vraie maladie ». Car, et c'est enfin un point essentiel de la proposition de Nicolas Prignot, penser le rapport entre milieu et maladie ce n'est pas penser cette dernière dans sa détermination par un milieu, mais penser l'expérience plutôt en termes « machiniques ». Cette notion qu'il emprunte à Félix Guattari, permet de considérer les rapports entre milieu et maladie autrement que dans des logiques causalistes. Il s'agira plutôt des agencements entre le corps, l'esprit (ou le psychisme) et les ondes de telle sorte que la production de savoirs reconfigurent l'expérience, certes. Mais que l'expérience, dans le même geste, configure les savoirs : entre-capture. L'expérience a des logiques qui lui sont propres, c'est parce qu'elle ne se laisse pas guider par une rationalité abstraite que des alliances et des conflits sont possibles.


    Nicolas Prignot est chargé de recherche à l'Université Libre de Bruxelles, docteur en philosophie. Il a rédigé une thèse sous la direction d'Isabelle Stengers sur les électrosensibles. Il travaille sur des questions d'écologie urbaine (collectif « Ecologies urbaines de Bruxelles »).

     

    Labo des Labos

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    15. Décembre 2016 - 16:00» 18:00
    Jeudi 15 décembre 2016, 16h-18h

    Les Laboratoires d’Aubervilliers poursuivent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu en juin 2017, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « Extra Sensory Perception ».

    La quatrième édition du Printemps des Laboratoires a ouvert un champ très vaste que nous souhaitons continuer à explorer pour cette nouvelle saison. Sous l’intitulé « ESP (Extra Sensorial Perception) », nous proposons de poursuivre nos réflexions.

    Il sera question de comment faire de la place dans nos vies à des voix multiples et contradictoires, à un “Je” non unique, centre de gravité narratif, à des entités non-humaines et autres mondes invisibles, de comment en être remplis sans être assaillis. On se demandera ce que peut être une mystique contemporaine et dans quelle histoire hallucinée, illuminée, visionnaire nous souhaitons nous situer aujourd’hui. On cherchera les méthodes de désindividualisation afin de partager ces visions et de les rendre collectives et habitables.



    Atelier # 6

    Pour ce sixième atelier de lecture et pour rebondir sur les discussions amorcées lors de l'atelier précédent autour des phénomènes lumineux,  Hugo Caillaud, jeune diplômé de l'Ensapc, nous propose de parler de L'éloge de l'ombre (陰翳礼讃), essai sur l'esthétique japonaise écrit par Jun'ichirō Tanizaki. Publié en 1933 au Japon, L'éloge de l'ombre a été traduit en français par le japonologue René Sieffert et publié en 1977 aux Publications orientalistes de France.

    Ce texte porte sur le concept du beau dans la tradition Japonaise et plus précisément du contexte qui permet d'en saisir les aspects, à savoir l'équilibre entre la lumière et l'ombre. Junichirô Tanizaki y défend une esthétique de la pénombre en parallèle à l'esthétique occidentale où tout est éclairé. Il y compare divers usages de la lumière et de l'éclairage chez les Japonais et les Occidentaux.

    « Nos ancêtres, qui poétisaient toute chose, avaient réussi paradoxa­lement à transmuer en un lieu d’ultime bon goût l’endroit qui, de toute la demeure, devait par destination être le plus sordide et, par une étroite association avec la nature, à l’estomper dans un réseau de délicates associations d’images».


    Jun'ichirō Tanizaki
    est un écrivain japonais né le 24 juillet 1886 et mort le 30 juillet 1965 à Tokyo. Son œuvre révèle une sensibilité manifeste aux passions propres à la nature humaine et une grande curiosité des styles et des expressions littéraires.


    Labo des Labos

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    Interroger collectivement les mécanismes d’exclusion et de repli
    Entretien avec Sonia Chiambretto, Yoann Thommerel et Alexandra Baudelot



    ALEXANDRA BAUDELOT— La constitution du G.I.G., « Groupe d’information sur les ghettos », a pris forme à Aubervilliers à partir de janvier 2016, en conviant notamment toutes personnes intéressées par ce projet, résidentes ou non à Aubervilliers, à intégrer le groupe, par l’intermédiaire d’ateliers d’écriture, d’actions locales à l’adresse des habitants, ou d’une participation active au cours des soirées publiques qui jalonnent le projet depuis plusieurs mois. On y retrouve notamment des étudiants, historiens, économistes, artistes, tous mobilisés autour de cette question du ghetto, ce qu’elle recoupe dans son acception la plus large, ce qu’elle invente et interroge, déplace et déconstruit. Qu’est-ce qui est à l’origine de ce projet ?
     

    SONIA CHIAMBRETTO & YOANN THOMMEREL— Ce mot « ghetto » nous intéresse pour des raisons multiples, et peut-être avant tout parce que sa seule utilisation est sujette à controverse. Même entre nous. Est-ce qu’on a le droit de l’utiliser ? Est-ce qu’on a le droit de l’utiliser ici à Aubervilliers ? Nombreux sont ceux qui ne s’en privent plus, notamment dans les champs médiatique et politique où la surenchère terminologique est depuis longtemps devenue la norme.

    Ces décomplexions du langage ne sont pas sans conséquences : quand un Premier ministre déclare devant la presse qu’il y a en France un « apartheid territorial, social, éthique », ce n’est pas sans conséquences. Cette surenchère langagière va toujours de pair avec une surenchère sécuritaire. Depuis 2005 et les émeutes qui ont enflammé les banlieues en France, on a l’impression que la réponse apportée à ce qui nous semble avoir surtout été un cri d’insoumission aura essentiellement été policière. On parle pourtant d’inégalités sociales criantes, on parle de précarité, on parle de discriminations liées à l’accès à l’emploi, des problèmes concrets qui perdurent et qu’il faudrait enfin s’employer à tenter de réduire par tous les moyens, autrement que par des interventions musclées ou par le redoublement des contrôles au facies, contrôles que le président actuel avait, rappelons-le au passage, promis de mieux encadrer. S’il y a des ghettos en France, les pouvoirs politiques qui se succèdent semblent s’en accommoder. Peut-être tout simplement parce qu’ils les ont construits de toutes pièces.

    Notre travail à nous, notre travail d’artiste, d’écrivain, c’était de lancer ici une mise en question du mot « ghetto ». Ce mot qui renvoie, selon les époques et les lieux, à des réalités très différentes. Nous avions envie de l’utiliser comme un générateur, d’en faire le point de départ d’une exploration de la langue, le point de départ d’un processus partagé permettant d’interroger collectivement les mécanismes d’exclusion et de repli. 

    A.B.— Depuis sa création, le G.I.G. s’emploie notamment à constituer des archives, les archives du G.I.G., dont la particularité est de rassembler des documents historiques ou contemporains mettant en lumière un certain nombre d’événements qui ont eu lieu à Aubervilliers et qui illustrent, d’un point de vue très concret, différentes manières d’appréhender le « ghetto ». Je pense notamment à des documents relatant les grèves des foyers de jeunes travailleurs en 1971, sur lesquels a travaillé l’un des participants, l’historien Philippe Artières, ou à une lettre abordant les perspectives du Campus Condorcet à Aubervilliers, futur projet d’une « Cité des humanités et des sciences sociales », retravaillée par l’économiste et écrivain Anne-Sarah Huet. Ces documents fonctionnent comme autant d’éléments déclencheurs pour réfléchir à ce mot de « ghetto », mais aussi comme point de départ à de possibles fictions, ce qui m’amène à vous demander comment vous concevez, à travers le G.I.G., la relation entre la fiction et les réalités sociales et politiques que vous y abordez.
     

    S.C. & Y.T.— À cette étape du projet, nous inventons et activons des protocoles de réflexion partagés avec les habitants et des chercheurs, en prenant principalement appui sur l’écriture collective de questionnaires et leur circulation. Des questionnaires poétiques, frontalement politiques. Nous croyons, de manière générale, que la période que nous traversons doit être celle d’un retour au questionnement. Se poser des questions, là où d’autres s’obstinent toujours à donner les mêmes réponses.

    La parole récoltée à partir de ces questionnaires poétiques est versée dans un ensemble documentaire qui fait parallèlement l’objet d’une collecte d’archives en lien avec l’histoire et le contexte social, culturel et politique de l’endroit où nous nous trouvons.

    L’un des premiers projets auquel nous avons collaboré est le livre Polices !écrit par l’un, publié par l’autre. Il est emblématique pour nous d’une recherche poétique mettant en jeu le document. Le déclencheur de l’écriture de Polices !, ce sont d’abord, en 2005, les émeutes dans les banlieues françaises liées à la mort des deux adolescents Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans un transformateur EDF, à Clichy-sous-Bois, alors qu’ils tentaient d’échapper à la police. Le moteur poétique du texte se trouve dans le sens de ce mot « émeute » – littéralement, « créer de l’émotion ». Il ne s’agissait pas, avec ce texte, d’être dans la linéarité d’une histoire ou dans une démonstration, mais de questionner l’ambiguïté de notre rapport à l’autorité, par un jeu de rapprochements d’éléments initialement étrangers, témoignages de jeunes gens, archives du procès Papon, pétitions contre l’abrogation des lois antiterroristes, tracts, mails, et de trouver l’espace fictionnel et poétique de l’écriture. La recherche qui est la nôtre à Aubervilliers se veut avant tout une traversée collective dans l’histoire d’une dérive terminologique, celle de ce mot « ghetto », une plongée dans ce qui est devenu une béance de la langue.

    Aujourd’hui, nous avons écrit « Questionnaire no 1 », qu’on peut se procurer sur demande auprès des Laboratoires d’Aubervilliers. D’autres textes suivront, ils auront sans aucun doute recours à ces documents rassemblés. On se méfie cela dit de la fascination pour le document et des usages trop systématiques, très en vogue dans les milieux de l’art ou de la poésie, comme si utiliser du document suffisait à régler la question du rapport au réel, comme s’il suffisait d’incorporer un document brut dans un dispositif pour toucher le réel. C’est souvent un peu court. On utilisera des documents pour écrire, mais notre préoccupation, c’est d’abord l’écriture.

    A.B.— Le G.I.G. agit donc comme un moteur fictionnel pour interroger le réel, pour remettre le sens des mots et leur résonance poétique au cœur d’une sorte d’introspection politique et sociale plus que jamais nécessaire aujourd’hui. À travers la forme du questionnaire, il donne aussi la parole à une multitude de personnes qui, en y répondant, font entendre leur voix, leur intimité, leur identité, leur histoire. Le Groupe d’information sur les ghettos, c’est aussi une tentative pour redonner de l’épaisseur et de la matière aux mots à partir du vécu de chacun. Une expérience du collectif construite depuis l’expérience singulière de toutes ces personnes, habitants d’Aubervilliers, qui ont accepté de répondre au questionnaire. Dans un deuxième temps du projet, vous allez travailler – séparément – à l’écriture d’un récit qui s’appuie sur cette matière récoltée. Comment allez-vous procéder ? Quels dispositifs d’écriture allez-vous activer, sachant que vous avez deux façons très différentes d’écrire et d’aborder la fiction ?

    S.C. & Y.T.— On écrit effectivement de manière très différente, c’est d’ailleurs probablement pour cette raison qu’on parvient à travailler ensemble aussi facilement. Il y a beaucoup de porosités dans nos approches, beaucoup d’affinités dans nos idées, mais tout cela travaille souterrainement, jamais en surface. Cela dit, le chantier d’écriture dans lequel nous nous sommes lancés là, de par sa nature même, évacue cette question de la compatibilité de nos écritures.

    Le texte que nous écrivons ensemble a pour titre Inventaire no 1. Depuis le début de ce projet, nous avons pris soin de documenter toutes les étapes de nos travaux, rassemblant scrupuleusement tout ce qu’il a pu générer en termes d’écrits, d’images, et d’enregistrements divers. Nous avons ainsi collecté systématiquement tous nos échanges avec les Laboratoires d’Aubervilliers, ou bien avec les intervenants que nous avons sollicités dans le cadre du projet, avec les membres de notre groupe aussi, etc. Cette masse très hétérogène comprend aujourd’hui une quantité importante de photographies, d’échanges mail, SMS, de messages laissés sur nos téléphones portables, des éléments liés à la communication autour de nos actions, des photographies, différentes étapes d’écriture de nos questionnaires, et surtout l’ensemble des questionnaires remplis que nous avons reçus. Une collection de pièces de toutes provenances, de contenu et de nature très variés, mais qui traitent toutes d’un même sujet : la création d’un « Groupe d’information sur les ghettos ». Le fonds garde évidemment la trace de tout ce qu’une telle entreprise a pu provoquer comme réactions. Elles ont été nombreuses, entre ceux qui nous encourageaient et nous disaient la nécessité d’un tel travail, ceux qui le remettaient en question de manière plus ou moins constructive, ou ceux qui le rejetaient purement et simplement.

    Notre travail d’écriture consiste aujourd’hui en l’établissement d’un instrument de recherche apte à rendre le fonds que nous avons constitué, et qui sera déposé aux Laboratoires d’Aubervilliers, aisément accessible à tous ceux qui souhaiteraient le consulter. Il y a plusieurs manières d’établir des inventaires, plusieurs écoles : nous avons choisi une approche plutôt analytique, qui s’avérera probablement aussi, au final, assez transgressive. Ce genre d’instrument de recherche doit normalement être aussi exhaustif que possible, et comporter une analyse de tous les documents, sans aucune exception. Cet outil, long et complexe à établir, nous intéresse car il construit une sorte de photographie du projet. On réalise déjà qu’il a, en plus, le grand avantage de révéler avec force des lignes de tension générées par notre démarche dans son interaction constante avec tous ceux qu’elle a impliqués. L’archive de notre projet porte en elle la trace des mouvements d’exclusion et de repli provoqués par le projet lui-même. Ce constat nous a évidemment interpellés.

    A.B.— En tant qu’institution culturelle et artistique, Les Laboratoires d’Aubervilliers jouent un rôle de passeurs des documents et outils de recherche mis en place par le G.I.G. Est-ce qu’un projet comme le G.I.G et les formes d’écriture qui en découlent ne peut être envisagé sans être adossé à une telle institution ? Comment envisagez-vous le futur du G.I.G. hors de votre présence aux Laboratoires ?

    S.C. & Y.T.— Il n’y a pas d’archives sans institution, un ensemble documentaire n’existe en tant que fonds d’archives qu’une fois qu’il a été déplacé physiquement, confié à une institution spécialisée qui aura la charge de le conserver, de le classer, et d’organiser la possibilité de son ouverture à la consultation. Ce n’est pas la mission première des Laboratoires mais, de même qu’une bibliothèque spécialisée a été constituée dans ce lieu, on peut imaginer qu’un « fonds G.I.G. » puisse y être consulté par qui en ferait la demande, à condition toutefois que la personne en question motive sa requête, et que nous autorisions cet accès aux documents qui, pour certains, peuvent être sensibles de par leur caractère intime – les témoignages vidéo notamment. Toute personne souhaitant travailler à partir de ces documents pour les réactiver, les réinterpréter, aura bien sûr notre feu vert. Conserver pour conserver n’a pas d’intérêt, et il nous plaît d’imaginer que d’autres que nous puissent avoir la possibilité de s’emparer de cette matière, qu’elle pourra, au-delà de nos propres travaux, redevenir matière à penser, matière à créer.

    Le choix du mot « adossé » est intéressant dans votre question. « Adosser », c’est placer le dos d’une chose contre quelque chose qui lui sert d’appui, et un appui, c’est ce qui permet la mise en mouvement. Dans ce sens, le rapport à l’institution nous importe. L’implication des Laboratoires a permis de donner l’impulsion à notre projet, c’est un endroit de recherche idéal pour expérimenter des processus, mais on souhaite bien sûr garder toute liberté de le nomadiser en créant d’autres pôles ailleurs, en France ou à l’étranger, ce qui s’organise déjà. On travaille actuellement à la mise en place de plusieurs prolongements et développements du projet, notamment avec le T2G, le théâtre de Gennevilliers, qui sera prochainement dirigé par Daniel Jeanneteau. Tous ceux qui ont participé à nos travaux à Aubervilliers seront invités à nous accompagner dans cette nouvelle phase développée parallèlement à Gennevilliers. Hors de question de laisser derrière nous tous ceux qui se sont impliqués d’une manière ou d’une autre dans notre démarche, c’est peut-être l’une des forces de notre projet : faire en sorte que tous ceux qui y participent puissent aussi s’y adosser, créer les conditions d’une mise en mouvement collective.

    A.B.— Cette mise en mouvement collective implique, pour beaucoup de ceux qui font partie du projet, un déplacement des frontières, une ouverture entre plusieurs localités, celle d’Aubervilliers vers Gennevilliers, en l’occurrence, mais aussi vers la Belgique ou le Brésil, pour ce qui se prépare actuellement. Le Groupe d’information sur les ghettos porterait ainsi en soi son propre antidote contre l’enfermement des groupes, des formes, des pensées, des histoires. Dans la continuité de ces déplacements de territoire, une autre expérience à laquelle vous vous prêtez tous les deux, en compagnie de certains membres du G.I.G., est le passage du texte à la performance, du territoire de la ville à celui de la scène. Comment ces histoires, témoignages, archives se déploient sur scène, trouvent les moyens de transmission par des formes de spatialisation, par la voix et le corps de ceux qui deviennent alors  lecteurs / performeurs ? Comment les travaillez-vous ?
     

    S.C. & Y.T.— C’est le chantier qui s’ouvre à nous, un chantier de recherche qui doit nous permettre d’inventer une dramaturgie du document. Nos écritures, résolument multi-supports, cherchent à se déployer pour la scène dans une sorte d’augmentation d’elles-mêmes, par l’incorporation d’une matière récoltée au cours de nos travaux. On sait que l’une des entrées de notre « Questionnaire no 1 » polarisera nos efforts, c’est une question qu’il nous importe particulièrement de poser aujourd’hui :

    63.  « Quel souvenir gardez-vous de ce qu’on a couramment appelé « les
          émeutes de 2005 » ?
          Avez-vous l’impression que des événements similaires pourraient se
          reproduire prochainement ?
          Le souhaitez-vous ?
          Pourquoi ?                 

    Les émeutes en question marquent, selon nous, un point de bascule trop peu analysé. Encore une fois, ce cri de rage n’aura au fond provoqué aucune remise en question profonde de la manière dont s’organise en France quelque chose qu’on pourrait appeler le « vivre-ensemble en inégalité ». On peut dire, avec le recul que la seule réponse remarquable à ces événements complexes aura été sécuritaire, ne faisant qu’augmenter les symptômes de ces mouvements d’exclusion et de repli qui nous préoccupent, ouvrant la voie à la plus grande désillusion politique, au désespoir et, bien sûr, à ces formes de radicalisation qu’on réduit un peu trop expéditivement au seul résultat d’un djihad global. Explication qui a le grand mérite de nous dédouaner de nos propres responsabilités. Ce qui nous frappe dans tous ces événements liés au terrorisme, c’est la force des fictions. Toute cette violence repose sur une fiction, un récit, la fiction exaltée d’un monde contre un monde, la fiction de nouveaux combattants, la fiction du martyr, celle d’un paradis à atteindre par-delà la mort. Quel « vide » a permis l’adhésion d’une jeunesse à une vision aussi radicale et morbide ? C’est une question centrale dans nos recherches aujourd’hui.

    Le travail d’écriture qui s’amorce pour nous, au-delà d’Inventaire n°1, c’est un travail de montage, un travail d’agencement, de mise en choralité, de mise en friction. Il faut trouver le dispositif poétique qui nous permette de multiplier les points de vue, de mixer textes de création, images, documents, archives, témoignages, d’inventer, dans l’hétérogénéité des fragments convoqués, une voix capable de rendre audibles des questionnements que nous avons partagés avec ceux qui ont participé à nos travaux. Ceux qui connaissent nos textes savent que la forme y joue toujours un rôle essentiel. On aborde la scène de la même manière, il s’agit de trouver des formes neuves, de ne pas se laisser happer par des formes déjà vues, déjà épuisées, déjà mortes. Plutôt que de mise en scène de nos documents, on préfère parler de mise en incandescence : trouver la traduction scénique de notre dispositif poétique, prolonger l’espace fictionnel de l’écriture, faire exister sur un plateau le brûlant de cette question 63.







    Écrivain, Yoann Thommerel donne régulièrement des lectures performées de son travail. Il dirige aux éditions Nous la « collection grmx » et la revue Grumeaux consacrées à la poésie et littératures expérimentales. Son dernier livre a pour titre Mon corps n’obéit plus (Nous, 2017).

    Sonia Chiambretto est l’une des voix qui marque la littérature contemporaine tant par l'originalité formelle de son écriture que par la force et l'engagement de son propos. Son écriture multiplie les points de vue en mixant textes de création, témoignages et documents d'archives pour façonner une langue brute et musicale. Elle dit « écrire des langues françaises étrangères ».Ses textes sont mis en scène par des metteurs en scène et chorégraphes, Hubert Colas, Rachid Ouramdane, Pascal Kirsch … et sont publiés aux éditions Actes Sud-Papiers et Nous. Elle fait des performances et publie régulièrement dans des revues de poésie.


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    Cet entretien est publié dans l'édition 2016/2017 du Journal des Laboratoires.




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    Conviviality cards for a living library



    The Laboratoires d’Aubervilliers library is a living archive of the centre’s operational history and the projects it has supported throughout the years. It also constitutes a potentially rich and varied resource for artists, researchers and visitors to the space, both in terms of the materials it provides and the common space of study and exchange it promises.

    In the spirit of contanimation that is an important element of our residency project, common infra/ctions, we would like to propose a means for further activating this space and fostering relations of conviviality among its users. 

    Considering how public libraries function by distributing individual cards to their members which permit them to borrow books - volumes that are registered in the library’s files by means of separate index cards - we could say that the main terms of such a system are individualisation, separation and control, and that they are applied to both readers and books alike.

    In contrast to this modality, we would like to suggest another mode of lending through a different card system, that of conviviality cards. Borrowing the term from Ivan Illich's seminal study Tools for Conviviality and inspired by an experience of alternative mediation of an exhibition proposed by Casco in which we participated, the idea of conviviality cards is to bring together a community of readers in a spirit of co-research and co-production of knowledge (and non-knowledge), one which would foster a responsive sharing, not only of books but also of the experiences they inform. 

    The conviviality card is conversational, partial, experiential, it takes us beyond the artificial separation between lender and borrower on the one hand and between individual readers and books on the other.

    The idea is that each book in the library would acquire a card when someone asks to borrow it. At the same time, the borrower of the book would be requested to write something about their experience of reading it on the card, which would stay in the book and eventually pass on to the following user. So as to accommodate multiple entries, while remaining compact, each card would be folded as a set of concertinaed pages.

    The commentaries would preferably not be of the nature of an (objective) summary or (subjective) review or evaluation. They would lean more towards the idea of sharing some aspect of the experience of reading the book as well as the thoughts and reflections it engenders in terms of the reader’s broader life context.

    This way the volumes in the library, in addition to their official contents, would come to contain some small trace of their readers’ lives and thoughts, and of the imprint of reading itself. From time to time people could be invited to gather around a meal, a dj set, musicking activity or something of the like, providing a backdrop for them to read the conviviality cards aloud and share them with others.

    The entries would hopefully stimulate interest in a given book and generate other readings, responses and commentaries. People would be invited to traverse the mysterious and usually solitary experience of reading, accompanied by the voices of other readers and readings and becoming themselves part of the books they borrow as textual agents of a living library.
     



    Silvia Maglioni et Graeme Thomson, January 2016             
    common infra/ctions


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    Fiches de convivialité pour une bibliothèque vivante



    La bibliothèque des Laboratoires d’Aubervilliers est une archive vivante de l’histoire du lieu et des projets qui y ont été soutenus au fil des années. Elle constitue également une ressource potentielle, riche et variée, pour les artistes, les chercheurs et les visiteurs, en terme à la fois de matériau qu’il fournit et d’espace commun d’étude et d’échange qu’il promet.

    Dans l’esprit de la contanimation - un élément important de notre projet de résidence common infra/ctions - nous souhaiterions proposer un moyen de prolonger l’activation de cet espace et favoriser des relations de convivialité parmi les usagers.

    Si on analyse la manière dont les bibliothèques fonctionnent, distribuant des fiches individuelles à ses membres, leur permettant d’emprunter les livres (des volumes qui sont enregistrés dans les fichiers de la bibliothèque par l’indexation de fiches distinctes), les principaux termes d’un tel système semblent être individualisation, séparation et contrôle, s’appliquant aussi bien aux lecteurs qu’aux livres.

    À l’inverse, nous aimerions suggérer un autre type de prêt et un système de cartes différent, celui des fiches de convivialité. Empruntant le terme au livre d’Ivan Illich, Tools for Conviviality, et inspirés par une expérience de médiation alternative d’une exposition proposée par Casco (Utrecht) à laquelle nous avons participé, l’idée de ces fiches de convivialité serait de rassembler une communauté de lecteurs ou de chercheurs dans un esprit de co-recherche et de co-production de savoirs (et de non-savoirs), tout en encourageant un échange, non seulement des livres mais aussi des expériences de lecture.

    Les fiches de convivialité sont conversationnelles, partielles, expérientielles. Elles aident à dépasser l’artificielle séparation entre, d’une part le prêteur et l’emprunteur, et d’autre part, le lecteur individuel et les livres.

    L’idée est que chaque livre de la bibliothèque acquiert une fiche lorsque quelqu’un demande à l’emprunter. En retour, l’emprunteur du livre s’engage à inscrire sur la fiche quelque chose en lien avec son expérience de lecture, qui sera laissé dans le livre et relayé par l’éventuel usager suivant. Afin d’aménager de multiples entrées, tout en restant liés les unes aux autres et compactes, les fiches consisteront en plusieurs pages pliées en accordéon.

    Les commentaires ne seront préférablement pas de l’ordre du résumé (objectif) ou d’une critique (subjective) ou encore de l’évaluation. Ils s’appuieront davantage sur le désir de partager des aspects de l’expérience de lecture, les pensées et réflexions qu’elle a engendrées dans, plus largement, le contexte de vie du lecteur ou de la lectrice.

    Ainsi les livres de la bibliothèque, au-delà de leurs contenus d’origine, contiendront des traces des vies et pensées des lecteurs ainsi que l’empreinte de la lecture elle-même. Puis, ponctuellement, ces mêmes lecteurs seront invités à se rassembler autour de repas, d’un DJ set, ou une improvisation musicale qui établiront une toile de fond afin de lire tout haut et collectivement les fiches de convivialité et les faire se rencontrer d’autres.

    Les entrées stimuleront on l’espère des intérêts convergents vers un livre en particulier et généreront de nouvelles lectures, réponses et commentaires. Les personnes seront invitées à traverser l’expérience de lecture mystérieuse et habituellement solitaire, dorénavant accompagnés des voix d’autres lecteurs et lectures, et devenir eux-mêmes partie intégrante des livres qu’ils empruntent, comme les agents textuels d’une bibliothèque vivante.



    Silvia Maglioni et Graeme Thomson, janvier 2016             
    common infra/ctions


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    9. Janvier 2017 - 19:30» 21:00
    Lundi 9 janvier 2017, 19h30

     

    La Chorégraphie du travail #4, performance publique aux Laboratoires le 21 mars 2014 / © Ouidade Soussi-Chiadmi

    Romana Schmalisch et Robert Schlicht travaillant à la réalisation de leur film Labour Power Plant, qui questionne notamment la spécificité des relations formées par le marché du travail et s'inscrit dans le prolongement de leur résidence effectuée aux Laboratoires entre 2013 et 2014, sont invités par La Commune à présenter une pièce audiovisuelle construite à partir de ce film en cours.Cette pièce audiovisuelle s'intitule All the Best from Labour Power Plant.

    À l'occasion de cette invitation, Les Laboratoires d’Aubervilliers accueillent une conférence qui s’attachera via un retour sur la genèse de leur projet de résidence aux Laboratoires, La Chorégraphie du travail, à questionner les conditions de travail réelles et actuelles ainsi que leurs implications pour les individus dans notre société.

     

    On the creation of Labour Power
    aux Laboratoires d'Aubervilliers

    Lundi 9 janvier 2017, à 19h30

    Avec notamment Romana Schmalisch, Robert Schlicht et Danièle Linhart (sociologue). Programmation des invités en cours.

    Entrée libre sur réservation à
    reservation@leslaboratoires.org ou au 01 53 56 15 90

     

     

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    Programmation à La Commune (Rue Edouard Poisson Aubervilliers):
    All the Best from Labour Power Plant
    Pièce audiovisuelle les 7 et 8, 10 et 11 janvier 2017
    Horaires et billeterie en ligne sur le site de La Commune : http://lacommune-aubervilliers.fr/

     

     

     

    Standard

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    Les Laboratoires d’Aubervilliers appartiennent à ces lieux rares où l’art n’est jamais déconnecté de la réalité culturelle, sociale et politique, un lieu engagé sur le terrain des différences et de la pluralité : un lieu en mouvement perpétuel qui se modèle autour des projets artistiques qu’il défend et accompagne. Lieu de recherche et de création, de ressources et d’expérimentations, il se construit en lien avec son contexte d’implantation (du plus local à l’international), avec ses publics et les artistes.

    Les Laboratoires inventent des dispositifs à travers lesquels les pratiques artistiques issues de tous les champs de l’art s’envisagent comme processus d’apprentissage, de partage et d’expérience ; comme objet intermédiaire capable de sonder et d’instruire des problématiques contemporaines, de réinventer des situations d’« être ensemble » tout en prenant le risque de bouleverser nos approches et nos conceptions artistiques.

    Pour pouvoir se développer et prendre de l’ampleur, Les Laboratoires ont besoin de vous : Soutenez ce lieu unique dont vous pouvez vous emparer autant que les artistes le font !

    Devenez ami-e-s des Laboratoires et accompagnez les dans le déploiement des projets.

    Alexandra Baudelot, Dora Garcia et Mathilde Villeneuve


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    Dans le cadre de la législation fiscale en vigueur en France, les dons versés au Laboratoires d’Aubervilliers, association régie par la loi 1901, donnent droit à une réduction d’impôts.
    Chaque don fait l’objet d’un reçu fiscal rempli et retournépar l’Association au donateur.
    Pour les particuliers, le don permet une réduction d’impôts au taux de 66% des sommes versés, dans la limite de 20% du revenu imposable ; pour les entreprises, le don permet une réduction d’impôts au taux de 60% des sommes versées, retenues dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaire.


    Contact: Sorana Munteanu
    s.munteanu@leslaboratoires.org et 0153561591





    _________________________

    *parmi Walk, Hands, Eyes (a city), Grimaces du réel, Musée Précaire Albinet, (des formes de vie), Conversation avec un cinéaste israélien imaginé: Avi Mograbi, Épouser.Stephen.King., Théâtre Permanent, Unité ou Storytelling

     



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    Les Laboratoires inventent des dispositifs à travers lesquels les pratiques artistiques issues de tous les champs de l’art s’envisagent comme processus d’apprentissage, de partage et d’expérience ; comme objet intermédiaire capable de sonder et d’instruire des problématiques contemporaines, de réinventer des situations d’« être ensemble » tout en prenant le risque de bouleverser nos approches et nos conceptions artistiques.

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    Chaque don fait l’objet d’un reçu fiscal rempli et retournépar l’Association au donateur.
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    Contact: Sorana Munteanu
    s.munteanu@leslaboratoires.org et 0153561591





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    *parmi Walk, Hands, Eyes (a city), Grimaces du réel, Musée Précaire Albinet, (des formes de vie), Conversation avec un cinéaste israélien imaginé: Avi Mograbi, Épouser.Stephen.King., Théâtre Permanent, Unité ou Storytelling

     


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    17. Décembre 2016 - 16:00» 19:00
    Samedi 17 décembre 2016, 16h

    Silvia Maglioni & Graeme Thomson - common infra/ctions
    Centre for Language Unlearning

    Unlearning #2 :
    Unlearning privilege - talking with the disappeared
    screening, reading, cooking and conversations
    Workshop with Jesal Kapadia


    Fugitive green: fragment of a floorspread, 2016


    Rows of red poppies line the center of this magnificent floor spread, which was later cut and hemmed to be repurposed. As in several instances, the main motif changes direction in certain areas; here, alternate poppy plants appear upside down in the top row. The spread was made through the laborious process known as kalamkari, in which green is achieved by painting a yellow dye over areas tinted with indigo, but the yellow often faded, leaving only the undercoat of blue. Remarkably, the usually fugitive green is well preserved in this work.

    She said: Sometimes the line between the system and a revolution is just a river. After all, isn’t the fight between the forces of resistance and the system of domination almost just as old as the Euphrates and the Ganges?

    So we will spend a whole evening on reversing the flows, unlearning our ways of seeing and doing, being together, holding a continuous non-stop relay reading of keywords that arrive from the feminine consciousness.

    She said: Mutiny can be as much internally directed as against objectionable external command, involving the tougher task of first exiting his or her self-fashioning as a voluntary sentinel of an unjust status quo, or rather involving those practices of auto-disassembly so eloquently described as releasing oneself from oneself, or straying afield from or deserting oneself!

    Approaching what is not exclusively ends-driven, giving equal merit to process and refusing to participate in any perpetuation of the status quo, and in doing so appearing ungenerative, with commitment to inconsequential or inessential things, addressing concepts that have to do with learning to learn from below, by talking with the disappeared...voices, tongues, color, forms of life and ways of being. Searching for the common cause and not the common wealth.

    She said, again: Our body is actually an upside down tree.

    Calling for the suspension of causative thinking and action, feeling backward, reversing the imaginary of successive time, exiting the privileges of real and symbolic/social reproduction, failing, inconsequentially, and entering non-reproductive thought.



    -------------------

    This workshop is open to all.
    Reservation is advised
    to
    reservation@leslaboratoires.org or 01 53 56 15 90

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    Jesal Kapadia
    is an artist from Bombay and many different cities. Using various mediums, her work explores the potential forms of non-capitalist subjectivities. Her interests lie in an ethical praxis of being-in-common, and the cultivation of an awareness of art that is place-based, diversified, multiple, small-scale, collective and autonomous. Jesal has long been concerned with the imaginative and affective dimensions of migration that exceed purely economic analysis – how globalization and modernization feels, rather than mere statistics. Her art tends to have a connection to a prior moment of non-globalization, generating a sense of affinity for time and space that is pre-colonial, or post-capitalist, in nature. She looks for things, poems, songs, images, writings, taste, touch, dialects and voices that contain traces of an invisible order that constantly shift upon becoming visible, emphasizing a form that refuses to be captured but continues to flow into other forms, becoming pidgin.

    From 2001-2014, Jesal collectively edited art for'Rethinking Marxism' (a journal of economics, culture and society) as well as organized and participated in events with members of 16beaver group (an artist community in downtown New York that functions as an open platform for discussion, critique and collaboration). Over the last fifteen years she has taught and developed a number of courses and seminars at various schools as well as community-based or artist-organized spaces. In 2012, Jesal met with the members of Wednesday Discussion Group and the women's group WRise, both based in Cambridge MA, and has since then shared the learnings and reflections coming out of discussions with them, activating dialogues on the question of patriarchy and violence in our contemporary society.


    Labo des Labos

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    17. Décembre 2016 - 16:00» 19:00
    Samedi 17 décembre 2016, 16h

     

    Silvia Maglioni & Graeme Thomson - common infra/ctions
    Centre de désapprentissage de la langue

    Désapprentissage #2 :
    Unlearning privilege - talking with the disappeared
    screening, reading, cooking and conversations
    Atelier avec Jesal Kapadia


    Fugitive green: fragment of a floorspread, 2016


    Des rangées de coquelicots rouges bordent le centre de ce tapis magnifique, qui a par la suite été coupé et ourlé en vue d’un nouvel usage. Souvent, dans certaines zones, le motif principal du tapis change de direction ; ici, dans la rangée supérieure, des coquelicots à l'envers alternent avec les autres. Le tapis a été fabriqué par un processus laborieux connu sous le nom de kalamkari, dans lequel le vert est obtenu en peignant une couleur jaune sur les zones teintées d'indigo. Pourtant, le jaune tend à s'effacer, laissant seulement la sous-couche de bleu. Chose étonnante, le vert, souvent fugitif, et qui a tendance à se soustraire de la lumière, est ici bien conservé.

    Elle dit : Parfois, la ligne de démarcation entre le système et la révolution n’est qu’une rivière. Après tout, le combat entre les forces de résistance et le système de domination n'est-il pas aussi ancien que l'Euphrate et le Gange ?

    Nous passerons ainsi une soirée entière à inverser les flux, à désapprendre nos façons de voir et de faire, à être ensemble et à faire des lectures par relais des mots clés issus de la conscience féminine.

    Elle dit : La mutinerie peut être autant dirigée vers l'intérieur que contre une autorité extérieure répréhensible, impliquant la difficile tâche de sortir de son propre auto-façonnage en tant que sentinelle volontaire d'un injuste statu quo, ou plutôt exigeant des pratiques d'auto-démontage éloquemment décrites comme : « libérer soi-même de soi-même » ou « s'écarter » ou bien « se déserter » !

    En nous approchant de ce qui n'a pas forcément une fin, habitant le processus et refusant de participer à toute perpétuation du statu quo, avec une aire improductive (et ce faisant apparaissant improductif), un engagement dans les choses plus inessentielles, abordant des concepts qui auraient à voir avec l'idée d'apprendre à apprendre par le bas, en parlant avec les disparu(e)s... et les voix, les langues, la couleur, les formes de vie, les façons d'être. Cherchant une cause commune et non le common wealth.

    Elle dit, encore: Notre corps est en fait un arbre à l'envers.

    Suspendant pensées et actions efficaces, se sentant attardé, à rebours, en retard, renversant l'imaginaire du temps linéaire, sortant des privilèges de la reproduction réelle et symbolique/sociale, en échouant ensemble, inconséquemment, et vers une pensée non-reproductive.



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    L'atelier est ouvert à tous et à toutes
    Il sera donné en anglais

    Nombre de participants limité, réservation conseillée
    à reservation@leslaboratoires.org ou au 01 53 56 15 90

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    Jesal Kapadia
    est une artiste, originaire de Bombay et de bien d'autres villes. Utilisant divers médiums, son travail explore les formes potentielles des subjectivités non capitalistes. Son intérêt réside dans une pratique éthique d'un “être-en-commun” et dans la culture d'une conscience d’un art localisé, diversifié, multiple, à petite échelle, collectif et autonome. Jesal s’est longtemps intéressée aux dimensions imaginatives et affectives de la migration qui dépassent l'analyse purement économique - comment la mondialisation et la modernisation ressent, plutôt que ne constitue que de simples statistiques. Son art tend vers une connexion à un moment primordial de non-mondialisation, générant un sentiment d'affinité avec le temps et l'espace pré-colonial, ou post-capitaliste, dans la nature. Elle cherche des choses, poèmes, chansons, images, écrits, goûts, touchers, dialectes et voix qui contiennent les traces d'un ordre invisible et qui se modifient constamment au fur et à mesure qu’ils deviennent visibles, mettant en valeur une forme qui refuse d'être capturée, mais qui continue à circuler dans d’autres formes, devenant pidgin.

    De 2001 à 2014, Jesal a publié des articles collectifs sur l’art dans le journal « Rethinking Marxism » (journal d'économie, de culture et de société) ; elle a organisé et participé à des événements comprenant les membres du groupe 16beaver (une communauté d'artistes dans le centre-ville de New York qui fonctionne comme une plate-forme ouverte de discussion, critique et collaboration). Au cours des quinze dernières années, elle a enseigné et développé un certain nombre de cours et de séminaires dans diverses écoles ainsi que des espaces communautaires ou des espaces indépendants d’artistes. En 2012, Jesal a rencontré les membres de Wednesday Discussion Group et les femmes du groupe WRise, tous deux basés à Cambridge MA, et a depuis partagé les apprentissages et les réflexions issus de leurs discussions, activant des échanges sur la question du patriarcat et de la violence dans notre société contemporaine.




    Labo des Labos

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  • 10/12/16--08:43: The L’anguish Channel
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    The L’anguish Channel

     

    Programme 2

    Opening Address - Prologue (HDV, colour 14' 15'', 2016)

    L'Opening Address a inauguré le Centre de désapprentissage de la langue aux Laboratoires d'Aubervilliers.

    Ce texte a tout d’abord été écrit par les artistes en anglais avant d'être traduit en français. Les deux versions ont ensuite servies de base pour une adaptation en langue des signes par l'interprète Igor Casas qui, du fait des jeux de mots parfois trans-linguistiques porté par le texte original, s’est vu invité à inventer un certain nombre de nouvelles combinaisons de signes. Pour la première partie de l'Address, Casas a performé son interprétation avec un thérémine, dont le son a été modifié par un traitement de signal numérique en écho à ses mouvements de main et de corps. Pour la deuxième partie, un enregistrement sonore de la performance a été diffusée avec des sous-titres en direct, en anglais et français.

    Pour ce second programme de The L’anguish Channel, Silvia Maglioni et Graeme Thomson présentent une version préliminaire d’une articulation filmée de ce travail, en se concentrant sur le prologue de l'Address, où trois phases de l’(im)possible traduction (signe - thérémine, thérémine - texte, voix - signe) sont placées dans un état de doute suspendu.



     

    Opening Address, film still courtesy the artists

     


     

    Programme 1

    Underwritten by Shadows Still
    (HD, couleur/nb 33 min, 2016)


    Conçu initialement comme une lecture-performance, Underwritten by Shadows Still est un film pour des voix inaudibles composé de photogrammes sous-titrés issus de nombreux films et accompagnés d’une bande sonore électronique contenant des samples manipulés (des introductions piano des Lieder et des bruits ambiants des films), des sons qui émanent d’espaces avant ou entre les voix.

    Les fragments sous-titrés des dialogues ou monologues de cinéma sont édités ensemble afin de former un discours continu qui puisse traverser tous ces photogrammes (stills) allant de l’enquête philosophique, à des observations quotidiennes à des bifurcations narratives.

    Sous-écrire (underwriting) les images comme promesse ultime d’une ombre de la signification, les sous-titres constituent une autre sorte de sous-écriture, un langage mineur et “pauvre” de choses à demi parlées, entaillé de fissures, de silences et de changements imprévisibles de directions et de sens. Ainsi, des filets effilochés d’une conversation ouverte sont tissés de figures de différents films tout en étant contenus dans les méandres d’une autre voix inassignable qui appartient et s’adresse à personne en particulier. Une voix qui parle à la dernière personne, ou à la déniée personne.



    Graeme Thomson & Silvia Maglioni, Underwritten by Shadows Still, 2016

     


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  • 10/12/16--08:44: The L’anguish Channel
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    The L’anguish Channel

     

    Programme 2

    Opening Address - Prologue (HDV, colour 14' 15'', 2016)


    The Opening Address inaugurated the Centre for Language Unlearning at Les Laboratoires d'Aubervilliers.

    The text was originally written by the artists in English before being translated into French. Both versions were then used as the basis for an adaptation into French Sign Language by interpreter Igor Casas, which, on account of the sometimes cross-linguistic wordplay of the original, invited him to invent a number of new sign combinations. For the first part of the Address, Casas performed his interpretation to the theremini as the sound was additionally modified by digital signal processing in response to his hand and body movements. For the second part, meanwhile, a sound recording of the Sign language/theremini performance was played back, subtitled live with in both English and French.

    For the second program of The L’anguish Channel, Maglioni and Thomson are presenting a new articulation of the work, focusing on the Address's Prologue. In the editing, three phases of (im)possible translation (sign to theremin, theremin to text, voice to sign) are placed in a state of suspended disbelief.

     

     

    Opening Address, film still courtesy the artists

     


     

    Programme 1

    Underwritten by Shadows Still
    (HD, colour/bw 33 min, 2016)


    Originally conceived as a lecture-performance, Underwritten by Shadows Still is a film for inaudible voices composed of subtitled photograms taken from a wide range of films and accompanied by an electronic soundtrack containing manipulated samples of sound (the piano introductions of Lieder and the ambient noises of movie soundtracks) that originate from spaces before or between voices.

    The subtitled fragments of film dialogue or monologue are edited together to form a continuous discourse traversing the whole series of stills that moves between philosophical enquiry, everyday remarks and narrative bifurcations.

    Underwriting the images as a last promise of a shadow of meaning, the subtitles also constitute another kind of under-writing, a minorised and “poor” language of things half-spoken, riven by cracks, silences and odd shifts in direction and emphasis. In this way, frayed threads of an open conversation are woven between figures from the different films and at the same time are contained within the meanders of another, unassignable voice belonging to and addressing no one in particular. A voice that speaks in the last, or lost, person.



    Graeme Thomson & Silvia Maglioni, Underwritten by Shadows Still, 2016





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  • 12/14/16--06:40: Présentation
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    Performer la recherche : cinq séances sur Deborah Hay

     

    Performer la recherche : cinq séances sur Deborah Hay


    Après en avoir été l’interprète, Laurent Pichaud est depuis 2008 l’assistant de la chorégraphe américaine Deborah Hay. Co-chorégraphe avec elle d’indivisibilités en 2011, il traduit l’un de ses livres et il voyage dans ses archives privées en 2015. Fruit d’une recherche sur plusieurs années autour de son œuvre, ce séminaire performé de 5 séances est une forme hybride entre format universitaire et performance située. Ces séances restitueront sur scène différentes questions chorégraphiques qu’une telle recherche stimule : récit d’expérience dans les archives, qu’est-ce qu’un écrit de chorégraphe ?, traduire en danseur, faire de l’in situ dans l’œuvre d’un autre, et feront signe de ce que l’expérimentation artistique fait de et à une méthodologie de recherche habituellement théorique.


    Comment s’invente une recherche ?

    Depuis 2005, Laurent Pichaud vit un compagnonnage artistique, personnel et professionnel, auprès de la chorégraphe américaine Deborah Hay. Ancré à même la pratique, cette relation s’est développée au fil du temps sur plusieurs axes.

    Pratique chorégraphique d’abord : parallèlement à la pièce de groupe O,O, pour laquelle il était l’un des interprètes français en 2005, Laurent Pichaud a signé, comme tous les autres interprètes, une adaptation d’un solo de Deborah Hay.

    Pratique de l’assistanat : suite à O,O, Debborah Hay propose à Laurent Pichaud d’être son assistant sur certaines pièces de groupe. Ce partenariat est toujours en cours en 2017.

    Pratique de co-création : Debborah Hay et Laurent Pichaud créent et interprètent ensemble un duo : indivisibilités, en 2011.

    Pratique de traduction aussi, et peut-être surtout : devant la difficulté à bien cerner tous les enjeux de son processus et en particulier celui de son langage parlé et écrit, Laurent Pichaud se lance en 2009 dans la traduction de My body the buddhist (2000), livre le plus récent de la chorégraphe à l’époque. Ce travail de traduction, devenu récemment un projet éditorial avec la traductrice Lucie Perineau (Mon corps, ce bouddhiste sera publié en mai 2017 à la Manufacture / Les Presses du Réel) ouvrait d’autres difficultés – mêlant différents registres d’écritures, ce livre donne une part importante aux partitions textuelles de Deborah Hay. Devant le défi de traduire ces partitions au langage si littérairement étrange, Laurent Pichaud postule en 2015 à une bourse d’Aide à la recherche et au patrimoine en danse du CND afin de partir aux États-Unis dans les archives privées de la chorégraphe.

    Cette dernière pratique, celle des archives, lui permettra de découvrir comment D. Hay a décidé d’utiliser un langage, oral et écrit, à l’intérieur même de son processus chorégraphique, et de suivre comment un tel langage s’est conçu et a évolué au fil du temps depuis le début des années 1960.

    Lancer une recherche sur Deborah Hay n’était donc pas un projet premier. Mais il est intéressant de noter comment, au fil du temps, le travailler par s’est petit à petit couplé à un travailler sur Deborah Hay.

    Dix ans après leur première rencontre, ce séminaire performé tente donc de proposer un format spectaculaire qui respecte à la fois le résultat de ces différentes expériences pratiques menées auprès de la chorégraphe ou sur son œuvre, mais aussi qui respecte un état de recherche spécifique : Laurent Pichaud, à l’intérieur de cette recherche, maintient une position d’artiste travaillant sur l’œuvre d’une autre artiste.


    Les 5 séances proposées aux Laboratoires d’Aubervilliers vont ainsi tenter de donner à voir et à entendre ce qu’une telle spécificité d’artiste chercheur permet à un champ de recherche habituellement théorique. Forme hybride entre format universitaire et performance située, ces 5 séances restitueront en scène différentes questions qu'une telle recherche a stimulé :

    • questions méthodologiques : comment un danseur fait un travail dans des archives sans méthodologie particulière ? comment mettre en scène des récits d’expériences, des points de vue différenciés, des extraits dansés ?

    • question d’écritures : que serait la spécificité d’un écrit fait par une chorégraphe ? que serait la spécificité d’une traduction faite par un danseur ? En quoi l’interprétation en scène informe un travail de traduction ?

    • question chorégraphique : que serait, pour Laurent Pichaud, de faire de l'in situ dans l'œuvre d'une autre artiste, lui qui travaille habituellement hors plateau dans des espaces publics ?

    • question scénique enfin : chaque séance s’appuiera sur une forme d’adresse au spectateur spécifique. Frontalité théâtrale, in situ dans les espaces des Laboratoires d’Aubervilliers, espaces co-partagés, disposition en cercle, projections… seront en effet autant d’outils pour restituer au mieux la diversité des points de vue et des expériences menées depuis 10 ans.




    Ces 5 séances performées en public sont partie prenante du cours que Laurent Pichaud donne aux étudiants en Master 1 et 2 du Département danse de l’Université Paris 8 de Saint-Denis au printemps 2017 et qui s’intitule : Performer la recherche.

    Elles sont programmées aux Laboratoires d'Aubervilliers les

    Mercredi 22 février 2017, de 13h à 14h30
    Puis les mercredis 1er , 8, 15 et 22 mars 2017, de 13h à 14h30

     

     

     


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  • 01/04/17--06:40: Lenio Kaklea
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    Lenio Kaklea

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    Author



    Lenio Kaklea est diplômée de l’École Nationale de Danse Contemporaine d’Athènes (SSCD), du CNDC d’Angers (FAC) et du master d’expérimentation en arts et politique (SPEAP), dirigé par Bruno Latour à Sciences Po, Paris.

    En tant qu’interprète, elle collabore avec Alexandra Bachzetsis, Gerard & Kelly, Claudia Triozzi, François Chaignaud & Cecilia Bengolea, Emmanuelle Huynh, Boris Charmatz, Moser & Schwinger, Fanny de Chaillé, Laure Bonicel et Hela Fattoumi & Eric Lamoureux.

    Depuis 2009, elle crée des pièces chorégraphiques telles que Matter of Act (2009), Fluctuat nec Mergitur (2010), Arranged by Date (2012), Deux • L (2013) en collaboration avec Lucinda Childs, Margin Release f/f (2015) et Arranged by Date, A Guided Tour (2016).

    Son travail a été présenté au Centre Pompidou, ImpulsTanz, le Athens & Epidaurus Festival, le Quartz-Scène National de Brest, aux Latitudes Contemporaines et à la Ménagerie de Verre.

    En 2016, elle est la commissaire d’Iris, Alexandra, Mariela, Katerina et moi, une programmation autour de la production chorégraphique féminine athénienne, présentée au festival DansFabrik, Quartz-Scène Nationale de Brest.

    En 2017, elle collabore en tant que chorégraphe avec Joris Lacoste et L’Encyclopédie de la Parole pour la création Suite N° 3. La même année, elle est invitée à participer à la Biennale Phenomenon 2, organisée par Iordanis Kerenidis et Piergiorgio Pepe sur l’île égéenne d’Anafi en Grèce.





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  • 01/04/17--06:42: Oscar Lozano
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    Oscar Lozano

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    Author



    Oscar Lozano est un performer et écrivain formé au sein du Théâtre expérimental Wing de la Tisch School of the Arts, ainsi que via la NYU d’Abu Dhabi et l’Hemispheric Institute of Performance and Politics, où il a approfondi sa connaissance de l’espace performatif autant en théorie qu’en pratique. Il a joué à Paris, New York, Abu Dhabi et Barcelone, apparaissant dans des projets de Gerard & Kelly, Zoukak Theater Company, Rubén Polendo et Sarah Blush, entre autres. Il a aidé ou collaboré avec des artistes tels que Trajal Harrell ou les Yes Men, et a mené une série d’ateliers de théâtre pour les réfugiés irakiens et syriens à Zarqa, en Jordanie.

    Oscar a commencé à explorer la performance en solo avec une adaptation de la pièce en un acte de Fernando Pessoa, The Mariner (2013). Sa dernière pièce, No Brakes (2015), aborde quant à elle la crise des réfugiés en Jordanie, en explorant les périls de l’identification et l’importance de refuser de raconter un traumatisme afin de créer une autre forme de «consommation».

    Sa formation du mouvement inclut une pratique constante de Contact Improvisation au cours des 6 dernières années (Bradley Ellis, Mathieu Gaudeau), de Tai-Chi (Ramón Lozano), de Viewpoints (M. Overlie, Barney O’Hanlon), ainsi que de chorégraphie et d’ateliers de danse avec Beth Gill, Thomas Hauert, ou Frey Faust. Il collabore actuellement avec la jeune compagnie de théâtre JOKLE à Paris pour notamment créer des séquences de mouvements pour leur plus récente pièce, Bittersweet.

     

     


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  • 01/04/17--06:45: Lou Forster
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    Lou Forster

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    Author

     

     

    Lou Forster est né à Paris en 1988. Licencié en philosophie et en études théâtrales, il est diplômé de l’EHESS en 2012 où il a soutenu un mémoire sur les dispositifs d’exposition de la performance sous la direction de Patricia Falguières et d’Élisabeth Lebovici.

    Dès 2010, il développe une activité critique pour des revues tels que A Prior, Le journal des Laboratoires d’Aubervilliers et Art21 qu’il codirige de 2012 à 2013. Il écrit sur Walid Raad, Yvonne Rainer, Franck Leibovici, Claudia Triozzi, Juan Dominguez, Rabih Mroué et L’Encyclopédie de la Parole, notamment.

    En 2013, il assiste le commissaire Pierre Bal-Blanc au Centre d’art de Brétigny-sur-Orge pour l’exposition La Monnaie Vivante.

    En 2015, il est le critique invité au FAR° Festival des Arts Vivants de Nyon (Suisse), où il encadre la résidence d’artistes Watch and talk et propose une approche critique du festival tout en combinant publications et ateliers d’écriture.

    En parallèle de ses projets individuels, depuis 2010, il collabore avec la chorégraphe Lénio Kaklea. Il participe comme dramaturge à Fluctuat necMergitur (2010), Arranged by Date (2012), Margin Release f/f (2015) et collabore au projet curatorial, Iris, Alexandra, Katerina, Mariela et moi, au festival DansFabrik, Quartz-Scène Nationale de Brest. Lou Forster participe comme dramaturge à la création de Treasure in the Dark (été 2015) du chorégraphe Thiago Granato et performe Timelining (2014) de Gerard&Kelly pour la FIAC (automne 2014) et au Guggenheim Museum (été 2015).

    Depuis 2014, il collabore avec Jeanne Revel et Joris Lacoste au développement de la méthode W, une approche critique, pratique et théorique de l’action en représentation.

    Il est le commissaire de Lucinda Childs, Nothing Personal (1963-1989), la première exposition rétrospective consacrée à l’oeuvre de la chorégraphe américaine présentée au Centre national de la danse (CND) et à la Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, en 2016.

     


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    Barbara Manzetti rôde. Elle a commencé autour de 1993-1994 à poser des affiches manuscrites sur la petite ceinture, à Paris et à Bruxelles. Entre 2004 et 2010, elle a cessé de rôder pour courir jusqu’à cesser de courir pour rôder à nouveau. Elle rôde de préférence la nuit ou au petit matin. Elle dit qu’on rôde seul(e) quelques temps jusqu’à connaître ses vrais besoins et que personnellement elle préfère avoir les mains libres et la tête couverte par une capuche ou un chapeau. Selon elle, rôder requiert une vacuité intérieure très assurée, cultivée, une capacité de rumination intellectuelle sur des temps élargis et une arythmie assumée de la marche que l’on mène (dans le meilleur des cas) jusqu’à épuisement. Elle partage sa pratique avec de très bons amis qui se sont proposés de l’accompagner, avec un poète, avec son fils, avec un chien errant qui rôdait pour les mêmes raisons au bord d’une autoroute, avec des Tziganes du 5ème arrondissement. Elle rôde la plupart du temps en public, mais elle suppose que rôder en privé serait l’apothéose de cette pratique. Cette dernière entretient des liens avec plusieurs formes de nomadisme, et de ce fait avec la pauvreté endémique et certainement avec les mouvements migratoires récents.


    Cécile Roy se promène à pied pour regarder des chantiers d’immeuble. Elle a commencé il y a 35 ans et elle continue toujours, tous les deux mois, quand elle en découvre un nouveau. Elle dit que ce spectacle l’absorbe, que ça lui enlève ses angoisses; aucune condition n’est nécessaire pour cela, comme il y a du bruit, rien ne la gêne. Quand elle pratique, elle se sent être «ailleurs», détendue ; elle est très attachée à son dada. Elle se souvient l’avoir inventé un jour où elle a raté une plaidoirie. Elle a fait le tour de Paris en voiture une fois, puis une deuxième fois pour revoir la géode du parc de la Villette qui était à l’époque en chantier. Sa pratique n’a jamais fait l’objet d’une rémunération, elle ignore si elle a des antécédents historiques et si ça se pratique en public nécessairement. Elle est prête à me la transmettre.


    Denise Morin pratique le farniente depuis toute petite. Le soir, à partir de 18h, une fois par jour, afin de respirer les aléas de la journée. Elle a besoin du calme et un bon fauteuil. Aucun mouvement n’est nécessaire, cela lui apporte la géniture mais qui n’est pas toujours obtenue. Elle peut l’endormir. Elle dit l’avoir découvert un soir d’été sous des frondaisons. Elle ne la pratique jamais en public et elle ne connait pas d’autres personnes qui la partagent puisqu’elle n’en parle pas. Elle se sent très attachée à elle et elle peut me la transmettre volontiers car elle très facile à appliquer.


    Marie-Hélène Crespin pratique la vaisselle trois à six fois par jour du lundi au lundi, et ce depuis le premier jour où elle s’est mise en ménage. Elle utilise une bassine ou un bouchon d’évier, une éponge douce et une éponge métallique, un agent lavant genre MIR et de l’eau. Même si un ruisseau lui suffit elle préfère un évier dans une cuisine couverte et un robinet d’eau chaude. S’il s’agit d’une assiette à laver, elle passe l’éponge d’un mouvement circulaire d’un côté et de l’autre de l’assiette. Elle pratique la vaisselle seulement en privé, comme toutes ses sœurs, ses copines et ses voisines. Elle aimerait pouvoir être rémunérée mais ça ne lui est jamais arrivé. Elle se souvient la fois ou elle a voulu laver les verres très fins et très chers de sa tante, deux sur six se sont brisés dans ses mains. Elle se sent très attachée à sa pratique et libérée de tous ses soucis lorsque elle plonge ses mains nues dans l’eau tiède pleine de mousse.


    Maud Cabon pratique le moulage. Elle a commencé en maternelle après l’incitation de sa maitresse d’école. Elle ne pratique pas assez souvent, deux fois par an, plutôt dans l’après-midi. Elle tient tous les instruments dans une main (bâton, curette, tige), en bois ou en métal et elle utilise du tampon jex et un four spécial; chiffon, eau, fil à couper, planche de bois. Elle a besoin d’un espace peu encombré, d’une ambiance calme. Elle se place assise, les mains et les avant-bras agiles, le buste vaillant, le pas en arrière pour obtenir une vision globale. Sa pratique lui apporte de la sérénité, le plaisir du contact. Elle se sent attachée mais ne lui accorde que 3 degrés d’importance sur une échelle de 10. Elle se rappelle encore de la perte (ou le vol) de son premier buste patiné au cirage noir. Elle connait plein de personnes qui partagent la même pratique qu’elle, ses élèves, son amie Anne et de nombreuses grandes artistes de l’histoire de l’art. Le moulage la repose, l’apaise, lui apporte de la tranquillité.


    Zoé Décolly a joué de manière très temporaire au violoncelle. Elle a commencé il y a quelques années et elle a arrêté toute de suite après. L’horaire de sa pratique dépendait de ses voisins. Elle pratiquait de préférence dans des espaces plus grands que 4m2, d’une température idéalement entre 15-20 degrés, avec du calme mais pas trop. Sur une échelle de 1 a 10, elle accorde à sa pratique l’importance de 0, elle dit s’être détachée très aisément et se rappelle encore la sidération de l’auditoire devant lequel elle jouait.


    Jean-Claude Prigent pratique la chasse. Depuis 1966. Une a deux fois par semaine pendant la période autorisée. Il pratique de 9h à 12h et de 15h à 18h. Il utilise un fusil, des cartouches, son chien, des vêtements adaptés. Sa pratique lui apporte le gibier tout d’abord, puis une activité dans la nature, le bon air. Il a découvert la chasse par ses frères. Sur une échelle de 1 a 10 il lui accorde 7 de l’importance et se dit lui être très attaché malgré les années. Il la partage toujours avec quelqu’un, le plus souvent avec les sociétaires Guisséniens. Il se rappelle d’avoir « récolté » d’un joli lièvre découvert par son excellent chien aveugle. Il me transmettrait sa pratique très certainement.




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