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    Le Printemps des Laboratoires #4


    Le Printemps des Laboratoires est une proposition curatoriale formulée par Dora García, Alexandra Baudelot et Mathilde Villeneuve, codirectrices des Laboratoires d’Aubervilliers. Il s'agit d'une programmation qui se déploie toute l’année via ateliers et évènements publics (projections de films, tables rondes, performances, etc) relatifs à une problématique particulière, afférente à l’art mais débordant son cadre. 

    Ce projet construit tout au long de l’année un public “concerné” (chacun est invité à y prendre part, habitants d’Aubervilliers, étudiants, amateurs, experts) qui puisse échanger et mettre en partage ses points de vue et ses expériences. Il s’achève au printemps par un rendez-vous public offrant une mise en perspective finale à une échelle internationale. Il aura lieu cette année les 4 et 5 juin 2016.

    Le Printemps des Laboratoires est une plateforme de travail collective qui privilégie les expériences de l’art et du politique à ses représentations, la circulation et la confrontation des idées à leurs formes de transmission autoritaire. Il est un endroit de développement transversal et critique des différents projets menés par les artistes des Laboratoires d’Aubervilliers. Il offre enfin la possibilité d’observer et de penser, depuis un contexte artistique, les questions sociales et politiques actuelles.

    La première édition du Printemps des Laboratoires (2013), abordait sous l’intitulé "Commune, Commun, Communauté",  la question des communs. La seconde édition (2014), "Ne travaillez jamais!", posait celle des relations qui unissent l’art et le travail, tandis que la troisième édition, “Performing Opposition” (2015) explorait l’art dans sa relation à la “polis” à contre courant des pouvoirs institués, la question de performer l’espace public y étant centrale.

    Cette quatrième édition du Printemps s’intéressera au mouvement exponentiel des prescriptions et de la consommation de médicaments dans le cadre du traitement des troubles mentaux et psychologiques, pour notamment réfléchir aux effets de normalisation et de contrôle que cela implique, et plus globalement explorer le rapport que la société entretient à la maladie et la folie.

    Les ateliers de lecture qui, comme chaque année, accompagnent la préparation de cette édition du Printemps des Laboratoires ont débuté le jeudi 22 octobre 2015, dont le calendrier des dates est disponible ici.

     


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    oui
    Le Printemps des Laboratoires #4


    The Printemps des Laboratoires is a curatorial project proposed by Dora García, Alexandra Baudelot and Mathilde Villeneuve, co-directors of the Laboratoires d’Aubervilliers. The programme unfolds all year long, through public workshops and events (film screenings, round-table discussions, performances, etc.) tied to particular problematic, relating to art yet exceeding it. 

     Over the course of the year, the project constructs a ‘concerned’ audience (everyone is invited to participate: local residents of Aubervilliers, students, amateurs, experts) in order to exchange and share perspectives and experiences. The project concludes during the spring with a public event with an international dimension,  offering a global presentation and analysis of the work carried out over the year. This year’s event will take place on June 4th and 5th.

    The Printemps des Laboratoires is a collective work platform that privileges experiences of art and politics over their representations, and the circulation and confrontation of ideas over authoritative forms of transmission. It is a site for the transversal and critical development of various projects conducted by the artists working with Les Laboratoires d’Aubervillers. It offers, moreover, the possibility of observing and reflecting on current social and political issues from within an artistic context.

    The first edition of the Printemps des Laboratoires (2013) titled “Commune, Commun, Communauté”, engaged with the question of the commons. The second edition (2014), “Ne travaillez jamais!”, explored the relationship between art and work, while the third edition (2015), “Performing Opposition” investigated how art relates to the ‘polis’, in opposition to instituted powers, paying particular attention to the notion of performing public space.

    The fourth edition of the Printemps des Laboratoires will be concerned with the exponential rise of prescriptions and consumption of medication for the treatment of mental health disorders, in order to reflect, among other things, on the normalisation and control that this entails, and to undertake a broader enquiry into the way society apprehends mental illness and madness.

    The reading workshops which, as every year, go along with the preparation of the Printemps des Laboratoires began Thursday 22th October 2015. And the schedule of dates is available here.



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  • 04/14/10--06:34: Artistic Project

  • 2013-2018

    We have been co-directing Les Laboratoires d’Aubervilliers since 2013, seeking to assert and develop orientations informed at once by the founding principles of this exceptionally challenging venue and by our personal convictions: creating for artists the best possible conditions to foster experimentation and the emergence of new forms, which crucially entails giving artists time to develop their work; making Les Laboratoires d’Aubervilliers a collective space where art and poetry combine with a reflection on civic life, welcoming ‘practices’ rather than ‘disciplines’; connecting these practices to theory and ensuring that the forms produced approach or tie in with the knowledge produced; reconfiguring a space able to support the fragile formulation of new utopias and plural modes of existence.

    Because we believe that it is by asserting a circumscribed space for art that we will be able to make it porous to its environment and develop a complex reflection, we constantly interrogate the nature and role of the art institution. We pursue yearly programmes connected to social and political problematics. Following our previous cycles exploring the commons, the relationship between art and work, and new forms of performative critique, this year we will be investigating going beyond the ultra-medicalised approach to society, and over the next three years, through reading groups and other regular public events, we will continue our efforts to establish a space able to bring together a diversity of communities with shared interests in pressing contemporary issues.

    Finally, along with the artists we work with, we are committed to pursuing a reflection on our locality. In order to address and create new modes of collective action, we seek to investigate the local through a dialogue with key agents of the town and its surrounding area (and not only those involved with art) as well as with research collectives we have chosen to follow and support and through the networks we are developing both with individuals and institutions on an international level.



    Alexandra Baudelot, Dora García and Mathilde Villeneuve




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  • 03/09/10--08:35: Projet artistique

  • 2013-2018

    Engagées depuis 2013 à la direction des Laboratoires d’Aubervilliers, nous affirmons et développons des axes qui émanent tant des principes fondateurs de ce lieu d’une rare exigence que de nos convictions personnelles : construire pour les artistes les meilleures conditions possibles d’expérimentation et d’émergences de nouvelles formes - et pour ce faire leur donner du temps est fondamental - ; faire des Laboratoires d’Aubervilliers un lieu collectif où l’art et la poésie s’allient à une pensée de la citoyenneté, accueillir des “pratiques” plus que des “disciplines” ;  lier ces pratiques à la théorie et faire en sorte que la production de formes avoisine ou croise celle des savoirs ; enfin, réaménager un espace qui puisse soutenir les fragiles tentatives de formulation de nouvelles utopies et des modes d’existence pluriels.

    Parce que nous considèrons que c’est en affirmant un espace circonscrit de l’art que nous pourrons le rendre poreux à ce qui l’entoure et y tisser une pensée complexe, nous questionnons en permanence la nature et le rôle de l’institution artistique. Nous poursuivons les cycles de programmation annuels articulés autour de problématiques sociales et politiques. Après la question des communs, des relations entre l’art et le travail, du renouvellement d’une critique performative, nous nous engageons cette année sur la voie d’un dépassement de l’approche ultra médicalisée de la société et continuons dans les trois années à venir, à travers des ateliers de lectures et autres rencontres publiques régulières, à constituer un lieu qui puisse fédérer des communautés d’intérêts partagés autour de questions contemporaines, urgentes à traiter.

    Enfin, nous avons à cœur de penser avec les artistes nos propres localités. Interroger ces localités avec les acteurs de la ville ou des environs, et pas seulement ceux issus de l’art, en dialogue avec des collectifs de chercheurs que nous avons choisi d’accompagner, à travers aussi les constellations que nous construisons à un niveau plus international, avec des personnes ou des institutions, constitue le moyen d’adresser et d’inventer de nouvelles modalités d’un agir ensemble.


    Alexandra Baudelot, Dora García et Mathilde Villeneuve



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    25. Janvier 2016 - 19:00
    Lundi 25 janvier 2016, 19h

     


    Ateliers d’écriture de questions.

    Les écrivains Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel se posent beaucoup de question sur tout. En résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers de janvier à juin 2016, ils proposent aux habitants d’Aubervilliers de les rejoindre pour des ateliers d’écriture de questions.

    Ces rendez-vous sont ouverts à tous, sans obligation d’assister à chacun d’entre eux. Les deux premiers sont fixés au lundi 18 janvier et au lundi 25 janvier, de 19h à 21h. Les prochaines dates seront communiquées sur le site des Laboratoires d'Aubervilliers.

    « Qu’est-ce que tu as mangé hier soir ? »

    « Comment tu fais pour avoir les cheveux lisses ? »

    « C’est quoi ton endroit préféré à Aubervilliers ? »

    « Tu vas souvent à Paris ? »

     

    Standard

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    18. Janvier 2016 - 19:00» 21:00
    Lundi 18 janvier 2016, 19h



    Ateliers d’écriture de questions.

    Les écrivains Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel se posent beaucoup de question sur tout. En résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers de janvier à juin 2016, ils proposent aux habitants d’Aubervilliers de les rejoindre pour des ateliers d’écriture de questions.

    Ces rendez-vous sont ouverts à tous, sans obligation d’assister à chacun d’entre eux. Les deux premiers sont fixés au lundi 18 janvier et au lundi 25 janvier, de 19h à 21h. Les prochaines dates seront communiquées sur le site des Laboratoires d'Aubervilliers.

    « Qu’est-ce que tu as mangé hier soir ? »

    « Comment tu fais pour avoir les cheveux lisses ? »

    « C’est quoi ton endroit préféré à Aubervilliers ? »

    « Tu vas souvent à Paris ? »



    Standard

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  • 01/15/16--10:15: Présentation
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    g.i.g.


    « Nous aussi on veut notre part du ghetto ! »
    S. Chiambretto, Y. Thommerel



    Formidable générateur de fiction, le «ghetto» est convoqué singulièrement ces derniers temps dans les champs de l’art, des médias et du discours politique. Soucieux de ne pas être hors-jeu, Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel s’emparent du terrain, et s’associent au Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g.).

    Centre aux missions modulable pour certains, difficilement situable, boîte noire pour d’autres, le g.i.g rassemble documents textuels, sonores ou visuels sur les ghettos, et se définit comme un ensemble ouvert : « Pour tout point a de E : tout sur-ensemble d'un voisinage de a est lui-même voisinage de a ; l'intersection de deux voisinages de a est elle-même un voisinage de a ; E est un voisinage de a ; tout voisinage de a contient a ; pour tout voisinage V de a, il existe un voisinage W de a tel que V soit voisinage de chacun des points de W.»


    En résidence aux Laboratoires en 2016, Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel fondent in situ un nouveau groupe d’information composé d’habitants d’Aubervilliers dont les modalités d’actions sont notamment la création de protocoles d’enquêtes et de leurs modes de circulation : diffusion, récoltes de données, traitements.

    A cette occasion, ils proposent deux types de rencontres qui s'articuleront les unes les autres.

    D'une part, une série d'ateliers d'écriture de questions et dont les deux premières dates sont programmées les lundi 18 janvier et lundi 25 janvier 2016. Les prochaines dates seront communiquées ultérieurement.

    D'autre part et de manière complémentaire, une série de soirées publiques de lectures et de performances conçues en rapport avec les archives collectées seront proposés tout au long de leur résidence. La première soirée est programmée le vendredi 12 février 2016 et réunira Anne-Sarah Huet (poète, économiste) et Philippe Artières (écrivain, historien).

     

     


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  • 01/04/16--10:43: Soon : Saturday 23rd January
  • oui
    THE SCHOOL OF NARRATIVE DANCE

     


    Active participation of the public is key to Marinella Senatore’s art practice. Wherever she is invited Marinella Senatore involves entire communities in her projects, bringing each individual to tap into their creative potential and reconstruct a dialogue between oral history, culture and social structures.

    In 2013 she established The School of Narrative Dance, a nomadic, free school offering an alternative educational programme based on emancipation and self-teaching. The project has no fixed site, taking on different forms depending on the spaces it temporarily occupies. The focus of the multidisciplinary school is narration, offering an extensive range of ‘experiences’ and teaching sessions on literature, oral history, carpentry, art history, craftwork, photography, arithmetic, theatre, dance, and so on. The school brings together several groups and communities to celebrate the great diversity of skills and talents each participant can bring to the project and develop. Thousands of individuals in over seven countries have already taken part in the school, including political activists, crafts people, non-literate learners, students, homemakers, trade unions, mutual benefit societies, pensioners and teachers. 

    Marinella Senatore will be inviting local residents of Aubervilliers to join this open platform. The project will involve workshops open to all, exploring themes such as ‘drama’, ‘language and film’, ‘reading and writing’, ‘oral history’. The aim is to encourage local residents to pool their resources and activities, to reflect on the ‘commons’ through mutual learning situations and to work towards co-producing an artwork whose form will be shaped by the participants themselves (a film? a parade? a radio programme?)…

    As The School of Narrative Dance’s residency progresses, there will be regular updates on the Les Laboratoires d’Aubervilliers website about the project and the specific form it will take. 

     

    Open House Day

    To begin this collaborative project, Marinella proposes to present the school and workshops Saturday 23rd January 2016 at 2:00 pm on the occasion of an Open Day and over a light meal.

     



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    Le Journal des Laboratoires 2015 2016

     

    Le Journal des Laboratoires 2015 2016



    The yearly publication Le Journal des Laboratoires is the fruit of the engaging events and talks that have taken place and the forms and reflections produced at Les Laboratoires d'Aubervilliers over the course of 2015, with the artists and researchers in residency at Les Laboratoires or those invited to participate in specific events. The Journal is composed of four distinct sections, setting out the main orientations pursued over the course of the year: artist Yael Davids’s project on the distancing of geography and identity (section B), an exploration and interrogation of new practices in cinema and dance (cahier C), and learning at the heart of art’s stakes (section D). The opening section (section A) is, for its part, devoted to Le Printemps des Laboratoires, a research programme we develop every year in connection with workshops and other discussion- and performance-based public events which aim to engage collectively with a contemporary question that in our view urgently needs to be posed in the current social, political and artistic context. This year, Le Printemps des Laboratoires engaged with « Performing Opposition », or how we might use the strategies of art and performance to take hold of public and political space in order to develop an operative critical space.

    Alexandra Baudelot,
    Dora García et
    Mathilde Villeneuve


    Le Journal des Laboratoires is available in French at Les Laboratoires d’Aubervilliers (41 rue Lecuyer, 93300 Aubervilliers) and can also be downloaded on our website: http://www.leslaboratoires.org/editions


    English version of some articles are available just below :

    Cahier B - La distance entre V et W

    Nine years, siw words, one text - by Vanessa Desclaux

    Objects in Diaspora - by Yael Davids

    Ghost Town - by Malkit Shoshan

    35' - by Yasmin Eid-Sabbagh


    Cahier C - Mouvements et Performance

    Film-Performance, Lecture-Performance - by Uriel Orlow

     

     




     


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    oui
    Le Journal des Laboratoires 2015 2016

    Le Journal des Laboratoires 2015 2016



    L’édition annuelle de ce Journal des Laboratoires est le résultat des passionnantes rencontres et productions de formes et de pensée qui se sont déployées aux Laboratoires entre 2015, en présence des artistes et chercheurs invités en résidence sur plusieurs mois, ou sur des événements plus ponctuels. Composé de quatre cahiers distincts, ce journal souligne un certain nombre d’axes forts développés pendant l’année : le projet autour des dynamiques de distanciation géographiques et identitaires de l’artiste Yael Davids (cahier B), une exploration et un questionnement sur les nouvelles pratiques du cinéma et de la danse (cahier C), et l’apprentissage au coeur des enjeux de l’art (cahier D). Quant à ce premier cahier (cahier A), il est consacré au Printemps des Laboratoires, un programme de recherche que nous développons chaque année autour d’ateliers et d’événements publics discursifs et performatifs pour penser collectivement une question contemporaine qu’il nous semble urgent de poser dans le contexte social, politique et artistique actuel. Cette année, le Printemps portait sur « Performing Opposition », ou comment se ressaisir de l’espace public et politique par les stratégies de l’art et de la performance, afin d’y creuser un espace critique opérant.

    Alexandra Baudelot,
    Dora García et
    Mathilde Villeneuve


    Le Journal des Laboratoires est disponible aux Laboratoires d’Aubervilliers (41 rue Lecuyer, 93300 Aubervilliers) et peut également être téléchargeable sur le site internet: http://www.leslaboratoires.org/editions






     


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    21. Janvier 2016 - 16:00» 18:00
    Jeudi 21 janvier 2016, 16h-18h



    Cette année, Les Laboratoires d’Aubervilliers reconduisent les ateliers de lecture qui, tous les quinze jours, proposent de mener collectivement recherches et réflexions autour d’une problématique spécifique abordée depuis différentes disciplines (l’art, les sciences humaines, la politique). Ces ateliers participent à la construction du « Printemps des Laboratoires », programmation qui se décline tout au long de l’année via des workshops, tables rondes, projections jusqu’à l’avènement d’un moment public intense. Ce rendez-vous public, qui aura lieu les 4 et 5 juin 2016, en constitue la mise en perspective finale à une échelle internationale. Cette programmation est articulée chaque année autour d’une notion spécifique ; cette année il s’agit de « La psychotropification de la société ».

    Cette expression, associant les termes « psychopharmacie » et « tropisme », désigne le mouvement exponentiel de prescriptions et de consommation de médicaments dans le cadre du traitement des troubles mentaux et psychologiques. En pointant ce « tropisme » notre intention est de démontrer que derrière la normalisation de ces prescriptions s’érige une  idéologie fascisante qui infiltre et dirige les sociétés occidentales, davantage préoccupées par la liberté d’action à conférer à l’industrie pharmaceutique qu’aux individus qui les composent.

    Pour mener à bien cette réflexion collective qui traitera des effets de normalisation sous-tendus derrière le phénomène décrit, de l’état de la psychiatrie actuelle et de la place accordée à la maladie et à la folie dans notre société, nous vous proposons de nous réunir, un jeudi sur deux, à partir du 22 octobre, de 16h à 18h. Un ou plusieurs textes sont proposés et/ou choisi à chaque atelier pour le suivant.


    Atelier # 7

    « Nous n’en avons pas fini avec le colonialisme ! Car le problème de la pratique de la psychothérapie, en temps de mondialisation, reste tout de même celui-ci : comment, sans renier ma tradition de rationalité, faire en sorte que mes pratiques et les concepts qui en rendent compte ne fassent pas insulte à ceux qui ont d’autres racines, d’autres référents, d’autres objets » - Tobie Nathan

    Nous vous proposons d'étudier un texte de Tobie Nathan, Nous ne sommes pas seuls au monde, lors du prochain atelier de lecture du 21 janvier, à 16h, et plus particulièrement le chapitre 2 : « Psychothérapie et politique. Les enjeux théoriques, institutionnels et politiques de l'ethnopsychiatrie ».

    Tobie Nathan est un important représentant de l’ethnopsychiatrie en France – domaine de recherche qui se situe au croisement de la psychologie clinique et l’anthropologie culturelle. Le mouvement a engagé une déconstruction des pratiques psychanalytiques en vue d’accueillir et de soigner des personnes issues de cultures non-occidentales, pour lesquelles les traitements cliniques s’avéraient inopérants (éthiquement et non performants). En ce sens l’ethnopsychiatrie s’inscrit dans une démarche anti-néocoloniale.

    Dans Nous ne sommes pas seuls au monde, Tobie Nathan revient sur son parcours, son expérience, les calomnies dont il fut victime mais également ses interrogations et les avancées d’une science encore jeune. En sept chapitres, le lecteur découvre un chercheur qui ne s’arrête pas aux expériences empiriques et se défie des interprétations. A l’aide de nombreux cas cliniques, il explique les difficultés de cette pratique : Qu’est-ce que l’exil? une souffrance, une richesse? Qu’est-ce que l’attachement à une langue, à des lieux, à des divinités, dans un pays où la liberté signifie être « délié » ?

    Ce livre, préfacé par Isabelle Stengers, s'inscrit dans notre recherche en ce qu’il raconte la nécessaire déconstruction des injonctions universalisantes de la psychanalyse (structurée autour notamment du binôme patient/médecin), par le fait d’ouvrir la consultation au collectif et à des formes plurielles d’interventions et d’expertises (ne serait-ce qu’en impliquant un traducteur), faire de la place aux invisibles et ne pas chercher à séparer les gens de leur ombre pour les faire devenir des « quiconque », constituer le patient en expert, apprendre de lui, le considérer non pas comme celui qui est en demande d’aide mais comme auxiliaire de compréhension des mécanismes de « forces réelles » que le thérapeute découvre avec lui. Mais aussi, qui l’aide à identifier et à penser, à apprécier les guérisseurs tels des confrères et non des concurrents, à se sentir embarqué dans une aventure risquée et commune…  enfin, et pour reprendre ses mots, « considérer les êtres avec sérieux peuple la vie, s’orienter à partir d’allégories vide le monde ».

    « Nous ne sommes pas seuls au monde » – c’est par cette formule qu’en Afrique de l’Ouest on reconnaît l’action des esprits qui viennent perturber la vie des humains. Dans le cadre d’une psychothérapie, tous les patients doivent être pris en compte, écoutés et aidés comme des témoins et non comme des victimes, à partir de leurs forces et non de leurs faiblesses. Ils sont dès lors tenus pour des experts de leur propre souffrance : toxicomanes, migrants, anciens membres de sectes… deviennent ainsi acteurs de leur thérapie.

    Le texte sera présenté par Mathilde Villeneuve, co-directrice des Laboratoires d'Aubervilliers, en ouverture de cet atelier.






    Les textes sont décidés par le groupe et lus en amont de chaque atelier. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous, ils ont lieu le jeudi tous les quinze jours de 16h à 18h sur inscription.
    Pour obtenir les textes étudiés, les compte-rendus de session, ou vous inscrire, contactez Clara Gensburger: c.gensburger@leslaboratoires.org


    Dates: les jeudi 22 octobre, 5 et 19 novembre, 3 et 17 décembre, 7 et 21 janvier, 4 et 18 février, 10 et 24 mars, 7 avril (de 16h à 18h).

    Labo des Labos

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    SEMINAIRE 
    Pratiques de soin et collectifs

    sur une proposition de Josep Rafanell i Orra


                                                       « Sutty s’en fût, et s’abîma dans
                                                       ses réflexions. (…). On en revenait
                                                       toujours aux mots : les Grecs et
                                                       leur Logos, les Hébreux et leur
                                                       Verbe qui était Dieu. Mais, ici, il
                                                       s’agissait de mots. Pas de Logos,
                                                       pas de Verbe, mais des mots. Pas
                                                       un seul mot, mais beaucoup… une
                                                       multitude. Personne ne faisait le
                                                       monde, ne gouvernait le monde,
                                                       ne disait le monde. Il était. Il
                                                       agissait.
    »
                                                       Ursula Le Guin. Les dits d’Aka.


    La gestion sociale du système de santé suppose des institutions qui opèrent la séparation entre ceux qui soignent et ceux qui sont soignés, entre ceux qui savent et ceux qui font l’objet d’un savoir. Dans les temps dystopiques que nous vivons, le vieux monde disciplinaire semble renaître avec ses logiques punitives, s’hybridant avec des dispositifs de contrôle qui suscitent des expériences normées et des identités déterminées par la maladie.

    Un chômeur ne saurait être qu’un demandeur d’emploi, incompétent ou asocial, soupçonné de « profiter du système ». Quelqu’un qui dit entendre des voix « dans sa tête », et qui parfois dialogue avec elles, ne saurait être qu’un psychotique qui tente de s’ignorer. Un drogué attaché aux substances psychoactives est forcément un pervers narcissiste, ou alors un déréglé neuronal, prêt aux pires forfaits pour assouvir « sa relation fétichiste d’objet ». Un mal-logé ne peut-être que quelqu’un qui résiste à s’engager dans un travail d’insertion sociale et un Rrom, bien sur, « quelqu’un qui ne souhaite pas s’intégrer ». Et un « sans-papier » ? Il reste l’aporie absolue : le clandestin sans monde ni qualités, catégorie taxinomique d’une sous-humanité qui doit rester invisible même lorsqu’il travaille dans la construction du tram parisien. Nous savons que la singulière étrangeté de l’étranger, jugée d’abord comme une forme d’anomie, puis comme une déviance à normaliser, finit souvent par se transformer en ennemi à neutraliser.

    A la pathologisation de l’expérience nous ne pouvons répondre que par des formes collectives d’expérimentation du partage, par l’attention portée à ce qui dans des relations singulières nous rend en commun des inadaptés. Nous ne voulons plus déléguer aux supposés savoirs des spécialistes nos manières d’habiter le monde. Nous ne voulons pas être «représentés ». Ni par des statistiques, ni par des classifications sociales, ni par des nosographies. Nous ne sommes ni des êtres étiologiques, ni un pronostic, ni un calcul de probabilités. Nous ne voulons pas que nos vies deviennent des pratiques prévisionnelles. La vie ne saurait être réduite à un projet de valorisation de nos compétences ni à l’évaluation de notre capital humain. Contre le probable, et le probable c’est aujourd’hui le pire, il faut faire émerger le possible.

    Prendre soin de nos relations, c’est alors se laisser transformer par des rencontres. Autrement dit, s’engager dans des devenirs autres. Il n’y a pas de rencontre dans l’univers du même des identités. Celui-ci n’est habité que par la peur du désordre, la passion de la maitrise, par l’homogénéisation du contrôle. Dans une rencontre, prélude d’une nouvelle communauté,  on a toujours affaire à la différence.
    Nous avons plus que jamais besoin de faire exister des lieux d’hospitalité pour que la fabrication commune d’expériences sensibles puisse avoir lieu. Car que sont les gestes et les paroles d’hospitalité sinon les rencontres qui scandent le devenir de la communauté ? L’hospitalité est l’ensemble de gestes, les mots avec lesquels on accueille ce qui nous est étranger. Comme le dit Ivan Illich, il aura fallu un long forçage historique pour que l’hospitalité d’abord vouée à l’étranger inattendu, rendant possibles les liens avec d’autres mondes, ne devienne l’hospitalisme de nos contrées ocidentées. Et qu’avec ce dernier ne s’instaurent la maladie, la déviance, l’anormalité sur le dos de l’étrangeté.

    Nous voulons partager la fabrication de nouveaux modes d’intelligibilité de nos expériences singulières, accueillir d’autres régimes de sensibilité que ceux des dispositifs de soin qui nous rendent incapables d’expériences communes. Il nous faudra alors renoncer à la garantie des savoirs « légitimes », à leurs régimes de visibilité. La clinique médicale, la psychopathologie, les déterminations sociologiques ont entraîné une lente sédimentation de savoirs qui donnent à voir les expériences de l’anormalité tout en rendant pathologique la différence.
    Les logiques de coproduction de savoirs collectifs sont à ce prix : se réapproprier ce qui singulièrement s’écarte de la norme, c’est prendre le risque de renoncer à l’évidence des savoirs de ceux qui sont censés savoir à notre place ce qu’est la pathologique. Contre les causalismes, les fondements, les structures universelles, contre tout déterminisme, il s’agira de « situer » nos savoirs, de rester au plus près de nos expériences, de s’attacher à ce qui, singulier, est la condition d’émergence du nouveau qui nous est donné en partage. La fabrication d’un monde commun est un processus de composition qui a lieu par hétérogénèse, par des transformations mutuelles qui convoquent des nouvelles sensibilités.

    « Faire sentir », voilà la question qui sera première. Non pas pour instituer une logique compassionnelle mais pour rendre possibles la nouveauté d’une expérience et d’autres manières collectives de s’y engager.
    Ceci suppose aussi de fabriquer de nouveaux problèmes : on dira alors des problèmes amis. Dans le soin en tant que pratique relationnelle, il est toujours question d’amitié.
    Mais les pratiques de soin ne sauraient se soustraire à la création d’un champ polémique, au conflit avec les institutions de gestion de la santé. Si prendre soin, c’est toujours prendre soin d’une situation que nous habitons et qui nous transforme, il n’est plus question d’être représentés. Et il devient alors impossible de se laisser gouverner. Les logiques d’institution d’une asymétrie entre soignants et soignés, entre gouvernants et gouvernés peuvent enfin commencer à se défaire.

    Nous avons programmé un certain nombre d’ateliers qui débuteront à partir de janvier 2016. Nous inviterons à chaque fois des personnes qui ont participé à l’expérimentation de formes collectives de soin ou de résistance face aux dispositifs d’assignation à un statut de malade ou de déviant. Lors de ces rencontres il ne s’agira pas de déterminer le caractère « exemplaire » de quelques expériences, mais seulement de proposer des « cas » collectifs. Un cas institue une puissance qui lui est propre, qui en spécifie sa singularité. Mais aussi des résonances possibles avec d’autres cas qui eux-mêmes, dans leur caractère situé, dans leur singulière composition collective, échappent à toute généralité. Ce dont il sera question c’est donc d’une logique s’association et donc d‘alliances possibles. Mais pour cela Il faut produire des nouveaux récits, accorder notre attention aux paroles de la transmission.


    28 janvier 2016, 19h
    « L’usage de drogues, hier et aujourd’hui. Quelles pratiques d’auto-support dans l’adversité de la prohibition ? »

    25 février 2016, 19h
    « Collectifs de personnes « expertes par expérience » : qu’est-ce que ça change dans les pratiques  des professionnels de la psychiatrie ? »

    31 mars 2016, 19h
    « Communauté des corps transfigurés. Créations collectives autour de la maladie somatique »

    28 avril 2016, 19h
    « Prostitution : travail, stigmatisation et salut. Des collectifs de travailleurs du sexe contre les pratiques policières »

    19 mai 2016, 19h
    « Rendre la ville habitable : vivre et errer dans la rue »

       

    A l’approche de chaque séance, on proposera la présentation des intervenants invités et d’un certain nombre de problématisations élaborées avec eux.


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    20. Janvier 2016 - 16:00» 18:00
    Mercredi 20 janvier 2016, 16h-18h




    Réflexions militantes



    Engageons une discussion autour de la marchandisation de la nature et prenons les plantes médicinales, interdites, voyageuses, invasives, indésirables, hallucinogènes et autres comme protagonistes de ces échanges.

    Lors des précédents ateliers, nous avons donc échangé autour de la marchandisation des plantes et des vertus de certaines, connues des membres du groupe de réflexions. Nous avons également visité au cours d'une belle journée le Jardin ouvrier des Vertus situé à Fort d’Aubervilliers.

    Pour ce quatrième atelier et premier de l’année 2016, nous développerons, à partir de cette matière collectée à l’automne 2015, la construction et l’écriture de textes autour desquels nous échangerons. Nous en profiterons également pour préparer une recette culinaire avec des plantes indésirables: liserons et autres chiendents.



    Ces ateliers sont gratuits, ouverts à tous et peuvent être rejoins à tout moment de l'année. Ils ont lieu un mercredi par mois de 16h à 18h sur inscription à reservation@leslaboratoires.org

     




    photos : Serre d'Aubervilliers / tous droits réservés







    Labo des Labos

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    28. Janvier 2016 - 19:00» 21:00
    Jeudi 28 janvier 2016, 19h



    Drogues et médicaments.
    Quelles pratiques d’auto-support?

    Pouvoir des drogues. Pouvoirs sauvages et pouvoirs domestiqués.


    On dit des substances psychoactives qu’elles ont le pouvoir de modifier notre « conscience » : nos affects, nos sensations, nos perceptions, notre pensée. Mais qu’en est-il du pouvoir qu’elles ont de constituer des collectifs ? Communautés mouvantes de toxicos précarisés de la rue, communautés occasionnelles des noctambules, communautés de psychiatrisés et de soignants figées dans une asymétrie instituée, communauté de flics, juges et cliniciens agissant de concert, mais parfois en conflit, dans le contexte de la prohibition. Et communautés d’auto-support de drogués polititisés.

    On dit aussi qu’il y a des usages « sauvages »  des substances psychoactives (consommations « illégales », ou détournés, en tout cas incontrôlables de psychotropes). On pourra dire qu’il y a alors des usages domestiqués (ceux enserrés par la prescription et la délivrance contrôlées par des gens autorisés : médecins, psychiatres, pharmaciens…). On parlera en France, de « drogues » et de « médicaments », de drogués ou de « toxicomanes », c’est-à-dire des malades, patients actuels ou virtuels.

    Il vaudrait mieux dire alors que les usages pluriels de drogues constituent des réalités multiples. Ou qu’il s’agit avant tout d’une question de dispositifs suscitant des modes de subjectivation, des manières de faire exister nos expériences de drogués. Dans quel agencement l’usage des substances psychoactives vient conforter un statut de malade docile, un patient, ou celui d’un toxico récalcitrant ou encore celui d’un psychotique censé s’ignorer? Mais aussi, qu’est-ce que l’ensemble d’opérations relationnelles, avec des humains, des molécules, des lieux, des règles, qui vient légitimer le savoir et l’identité du clinicien et un non-savoir et un statut de malade ? D’un coté le psychotique neuroleptisé, l’angoissé désanxiolisé, le dépressif thymo-régulé, le toxicomane substitué. Et de l’autre le pharmacologue, le médecin, le psychologue, l’éducateur, le flic et le juge, à supposer qu’ils ne se défoncent jamais. Il va de soi que les uns et les autres n’ont pas le même pouvoir de déterminer la légitimité d’une expérience. Mais il se trouve que parfois les patients deviennent des impatients. L’histoire de l’auto-support des usagers de drogues fût et est encore, entre autres choses, une tentative pour rompre avec cette asymétrie qui fonde le rapport des uns et des autres au soin.

    On dira donc des drogues comme du pharmakon : qu’elles sont un remède ou un poison en fonction des circonstances. Et si ce qui soigne ou qui rend malade dans la substance était une question d’agencement qu’il s’agit de construire collectivement ? Et si les molécules dans leurs variétés exigeaient avant tout des nouveaux partages ? Il y a un pouvoir « molaire » à examiner : les lois prohibitionnistes, le monopole de la prescription par le corps médical, concomitants à l’emprise étatique sur la gestion de la santé des populations. Mais il est inséparable d’une microphysique du pouvoir.

    Il y a aussi alors des résistances moléculaires. Celles-ci se traduisent par des nouvelles pratiques relationnelles qui refusent les régimes d’asymétrie naturalisées. Là où la légitimité des uns, le savoir des pharmacologues et des cliniciens, dépend du non-savoir des autre et de l’acceptation inconditionnelle de leur statut de malades (pour leur bien), il y a à inventer des nouvelles communautés à partir des pratiques et de la construction de savoirs partagés.

    Fabrice Olivet et Georges Lachaez, membres du collectif d’auto-support d’usagers de drogues ASUD (http://www.asud.org/) et Hervé Porcceda du réseau français sur l’entente de voix REV (http://www.revfrance.org/) sont les invités de cette rencontre.

    Nos échanges seront précédés par l’écoute de fragments de musique concrète composée par Hervé Porcceda.

     

    photo : Xavier Ribas, Habitus nr 19.2, 2007


    Labo des Labos

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  • 01/25/16--04:51: Philippe Artières
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    tag artiste: 

    Philippe Artières

    Type d’artiste: 

    Participant


    Philippe Artières est né en 1968. Historien, directeur de recherches au CNRS à l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain de l’EHESS-Paris, il a été président de l’Association pour le Centre Michel Foucault de 1995 à 2013. Ancien pensionnaire de la villa Médicis, il a publié de nombreux essais, dont D’Après Foucault avec M. Potte-Bonneville (Les Prairies ordinaires, 2007), Les Enseignes Lumineuses. Des écritures urbaines au XXe siècle (Bayard, 2010), Mémoires du sida avec J. Pierret (Bayard, 2012), Clinique de l'écriture. Une histoire du regard médical sur l'écriture (La Découverte, 2013) ainsi qu’un récit Vie et mort de Paul Geny («Fiction & Cie», Seuil, 2013) et tout récemment, le catalogue de l’exposition L’Asile des photographies avec le photographe Mathieu Pernot (Le Point du jour, 2014). Il est l’auteur de l’appareil critique de Intolérable du Groupe d’Information sur les Prisons (Verticales, 2013).

     


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  • 01/25/16--04:53: Anne-Sarah Huet
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    tag artiste: 

    Anne-Sarah Huet

    Type d’artiste: 

    Participant



    Docteure en économie et théoricienne des jeux, Anne-Sarah Huet travaille à la formalisation de la gestion des communs par des agents non-coopératifs. Lors d’un séjour de recherche à l’Université de Washington, elle se prend les pieds dans la table de chevet d’un local et, ramassant l’objet qui en tombe, découvre un ouvrage de développement personnel dont la couverture a été arrachée.

    Elle se trompe et le lit comme une fiction.
    Depuis elle produit des textes et parfois des images, appartenant à un ensemble poétique qu'elle qualifie de fanfictions continentales.

    PUBLICATIONS
    Les Jeunesses de Randall, à venir
    "Félicité" de Charles O'Rear, une fanfiction française, in Grumeaux n°4, éd. NOUS, 2014
    Drapeaurouge en Palouse, in Grumeaux n°3, éd. NOUS, 2013
    Art tangent et théorie des ensembles naïve, in IF n°31, 2009

     


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    SEMINAIRE 
    Therapeutic practices and collectives

     

    Convened by Josep Rafanell i Orra


                                                       « Sutty went away and brooded …
                                                       It always came back to words.
                                                       Like the Greeks with their Logos,
                                                       the Hebrew Word that was God.
                                                       But this was words. Not the
                                                       Logos, the Word, but words. Not
                                                       one but many, many… Nobody
                                                       made the world, ruled the world,
                                                       told the world to be. It was. It
                                                       did.
    »
                                                       Ursula Le Guin. The Telling.


    The social management of the healthcare system presupposes institutions that effect a separation between healthcare providers and healthcare receivers, between those in possession of knowledge and those to whom this knowledge is applied. In these dystopian times, the old disciplinary world seems to have returned, along with its punitive logic, hybridising with apparatuses of control to produce standardised experiences and identities determined by illness.

    In this way, an unemployed person will be apprehended as a (benefit-receiving) jobseeker — incompetent, asocial, and suspected of “taking advantage of the system”. Likewise, a person who claims to hear voices ‘in their head’ and who might sometimes enter into conversation with them will be considered a psychotic in denial. A psychoactive substance-user will be apprehended as a narcissistic pervert or a person affected by a neuronal imbalance — prepared to commit the most heinous of acts just to satisfy his or her ‘fetishistic object relation’. A person living in substandard housing will be apprehended as a person unwilling to commit to a social inclusion programme, and a Romani person will of course be categorised as “a person who refuses to integrate”. And what about “the undocumented”? Here we have the ultimate aporia: a clandestine without world and without qualities, the taxonomic category of a sub-humanity which must remain invisible (even when performing construction work on the Paris tramway system).  We know that the singular strangeness of the outsider, first apprehended as a form of anomie, then as a deviancy to be normalised, tends ultimately to wind up as ‘the enemy’ to be neutralised.

    Our only possible form of response to this pathologisation of lived experience lies in collective forms of experimentation with what we share, in attending to that which in singular relationships makes us all ill-adjusted. We no longer wish to entrust our ways of inhabiting the world to the supposed knowledge of specialists. We no longer want to be ‘represented’. Not by statistics or social classifications or nosographies. We are not etiological beings, we are not a prognosis or a calculation of probabilities. We do not want our lives to become provisional practices. Our lives cannot be reduced to some kind of skills recognition scheme or human capital evaluation. In the face of the probable — and today the probable is the worst-case scenario — we need to bring about the possible.

    Taking care of our relationships thus signifies letting ourselves be transformed by our encounters — in other words, engaging with alternative becomings. There can be no encounter in a context where sameness reigns supreme — a world characterised by the fear of disorder, the passion for mastery and the homogenisation of control. An encounter, the prelude to a new community, always entails engaging with difference.
    More than ever we need to foster sites of hospitality in order to enable the collective construction of our sensory experiences. For what are acts and words of hospitality if not the encounters that rhythm the becoming of a community? Hospitality is the set of gestures and words we use to receive/welcome that which is foreign/strange. As Ivan Illich states, it took some lengthy historical forcing for hospitality, first destined for the unexpected stranger, enabling ties with other worlds, to become the hospitalism of our westernised regions; and for illness, deviance and abnormality to become associated with that which is foreign or strange.

    We want to share in the crafting of new modes for understanding our singular experiences, to welcome alternative regimes of awareness than those of the healthcare apparatuses which prevent us from having shared experiences. This will entail renouncing the guarantee of ‘legitimate’ forms of knowledge and their regimes of visibility. The medical clinic, psychopathology, and sociological determinations have brought about a slow process of sedimentation of knowledge, presenting experiences of abnormality while rendering difference pathological.
    The logic of coproduction of collective knowledge carries a cost: re-appropriating that which singularly differs from the norm means taking the risk of renouncing the evidence of the knowledge of those who are supposed to know, on our behalf, what pathology is. In opposition to causalist notions, foundations, universal structures and all forms of determinism, we will need to ‘situate’ our knowledge, to be as experience-near as possible, to attend to the singular condition of emergence of the new that is given to us to share. The making of a common world is a process of composition that comes about through heterogenesis, through mutual transformations which call for new sensibilities.

    « Making our experiences felt », that will be our initial focus — not to foster a logic of compassion but to make new experiences and alternative, collective ways of engaging with these experiences possible.
    This also entails crafting new problems, to be apprehended as ‘friendly’ problems. Therapeutic care as a relational practice is always about friendship.
    But therapeutic practices cannot be subtracted or set apart from the creation of a polemical field, from the antagonism with health management institutions. If care is always apprehended as taking care of a situation that we inhabit and which alters us, then it can no longer be about being represented. And it then becomes impossible to accept being governed.  We can at last start to pull apart the logic that establishes an asymmetrical relationship between care providers and care receivers, between the governing and the governed.

    We have scheduled a series of workshops due to begin in January 2016. For each session we will be inviting people who have either taken part in experimental forms of collective care, or in forms of resistance to the apparatuses that assign the labels of mental illness or deviance. The purpose of these sessions is not to demonstrate the ‘exemplary’ character of a handful of experiences and experimentations, but simply to present collective ‘cases’.  An isolated case establishes its own potentiality, which specifies its singularity, but also possible resonances with other cases which, themselves, in their situatedness, in their singular collective composition, elude any generalisation. These sessions will therefore be about identifying possible associations and alliances. To this end, we will need to produce new narratives and to attend to the words transmitted.


    28 January 2016, 7 pm
    « L’usage de drogues, hier et aujourd’hui. Quelles pratiques d’auto-support dans l’adversité de la prohibition ? » // Substance use, past and present. Looking at self-support practices in the face of prohibition.

    25 février 2016, 19h
    « Collectifs de personnes « expertes par expérience » : qu’est-ce que ça change dans les pratiques  des professionnels de la psychiatrie ? »  //  Collectives of ‘experts by experience’: how do they impact the practices of psychiatric health professionals?

    31 mars 2016, 19h
    « Communauté des corps transfigurés. Créations collectives autour de la maladie somatique »  //  A community of transfigured bodies. Collective undertakings related to somatic illness.

    28 avril 2016, 19h
    « Prostitution : travail, stigmatisation et salut. Des collectifs de travailleurs du sexe contre les pratiques policières »  //  Prostitution: work, stigmatisation and salvation. Sex worker collectives against police practices.

    19 mai 2016, 19h
    « Rendre la ville habitable : vivre et errer dans la rue »  //  Making the city habitable. Living in and wandering the streets

       

    A l’approche de chaque séance, on proposera la présentation des intervenants invités et d’un certain nombre de problématisations élaborées avec eux.


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    Born in 1981 in Toulouse, Tristan Garcia entered in 2000 the École Normale Supérieure. After working with Alain Badiou, he was awarded his PhD for a thesis on the subject of « representation » in human arts, which he had written under the supervision of Sandra Laugier. On the same year, he published his first novel, awarded by the Flore Prize : La Meilleure part des hommes (Hate : a romance, translated by Lorin Stein, Faber & Faber, 2011). Working as a teacher at the University of Amiens, he continued his career as a novelist (Mémoires de la jungle, 2010 ; En l’absence de classement final, 2011 ; Les Cordelettes de Browser, 2012 ; Faber. Le destructeur, 2013 ; 7, 2015) and he conducted further researches in metaphysics, leading to the publishing of Forme et Objet. Un traité des choses (Form and Object. A treatise on things, translated by Jon Cogburn and Mark A. Ohm, Edinburgh University Press, 2014). He wrote critical essays about animal suffering (Nous, animaux et humains, 2011), political subjectivity (Nous, 2016) or TV series (Six Feet Under. Nos vies sans destin, 2012). Since 2015, he's an associate professor of philosophy at the University of Lyon-3..


    Christopher Priest Christopher Priest was born in Cheshire, England. He began writing soon after leaving school and has been a full-time freelance writer since 1968. He has published thirteen novels, four short story collections and a number of other books, including critical works, biographies, novelizations and children’s non-fiction. His novel The Separation won both the Arthur C. Clarke Award and the BSFA Award. In 1996 Priest won the James Tait Black Memorial Prize for his novel The Prestige. He has been nominated four times for the Hugo award. He has won several awards abroad, including the Kurd Lasswitz Award (Germany), the Eurocon Award (Yugoslavia), the Ditmar Award (Australia), and Le Grand Prix de L’Imaginaire (France). In 2001 he was awarded the Prix Utopia (France) for lifetime achievement. He has written drama for radio (BBC Radio 4) and television (Thames TV and HTV). In 2006, The Prestige was filmed by Warner Bros. Directed by Christopher Nolan, The Prestige went to No.1 US box office in its first week. It received two Academy Award nominations. Chris Priest’s most recent novel The Gradual will be published by Gollancz in 2016, and in the USA by Titan Books,
    He is Vice-President of the H. G. Wells Society. In 2007, an exhibition of installation art based on his novel The Affirmation was mounted in London.
    As a journalist he has written features and reviews for The Times, the Guardian, the Independent, the New Statesman, the Scotsman, and many different magazines.


    Suhail Malik Suhail Malik is Co-Director of the MFA Fine Art, Goldsmiths, London, where he holds a Readership in Critical Studies, and was 2012-15 Visiting Faculty at CCS Bard, New York. Recent and forthcoming publications include, as author, On the Necessity of Art's Exit From Contemporary Art (2016) and 'The Ontology of Finance' in Collapse 8: Casino Real (2015), and, as co-editor, Realism Materialism Art (2015), Genealogies of Speculation (2016), and The Flood of Rights (2016).


    Laboria Cuboniks Laboria Cuboniks (b. 2014) is a xenofeminist collective, spread across five countries and three continents. She seeks to dismantle gender, destroy ‘the family,’ and do away with nature as a guarantor for inegalitarian political positions. Her name is an anagram of ‘Nicolas Bourbaki’, a pseudonym under which a group of largely French mathematicians worked towards an affirmation of abstraction, generality and rigour in mathematics in the early twentieth century. She will be represented by Katrina Burch and Patricia Reed for this event.


    Born in Lebanon in 1980, Tarek Atoui moved to France in &998 where he studied economics and electroacoustic music. In 2008 he worked as artistic director at Steim in Amsterdam, a centre for the research and development of new electronic musical instruments. Today Atoui is a sound artist and composer and is developing a permanent reflection on the concept of the instrument and the act of performance itself as a complex, open and dynamic process. He has also performed at the New Museum in New York (2009/2011); the Sharjah Biennial 9 and 11 in the United Arab Emirates (2009/2013); the dOCUMENTA 13 in Kassel (2012), the 8th Berlin Biennial (2014) and the Fondation Louis Vuitton in Paris (2014/2015).




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    Né en 1981 à Toulouse, Tristan Garcia est entrée en 2000 à l’Ecole Normale Supérieure. Après avoir travaillé avec Alain Badiou, il a obtenu un doctorat pour une thèse sur le thème de la “représentation” dans les arts humain qu’il a écrit sous la direction de Sandra Laugier. La même année (2011) il a publié sa première nouvelle, La Meilleure Part des Hommes, qui a reçu le prix de Flore. Il a travaillé comme enseignant à l’université d’Amiens tout en continuant sa carrière d’écrivain (Mémoires de la jungle, 2010 ; En l’absence de classement final, 2011 ; Les Cordelettes de Browser, 2012 ; Faber. Le destructeur, 2013 ; 7, 2015). Il a mené d’autres recherches en métaphysiques qui ont menées à la publication de Forme et Objet. Un traité des choses  (2014). Il a écrit des essais critiques sur la souffrance animale (Nous, animaux et humains, 2011), la subjectivité politique  (Nous, 2016) et une série tv (Six Feet Under. Nos vies sans destin, 2012). Depuis 2015, il est professeur associé de philosophie à l’Université de Lyon-3.


    Christopher Priest est né à Cheshire, Angleterre. Il a commencé à écrire après avoir quitté l’école et est un écrivain depuis 1968. Il a publié treize romans, quatre collections de nouvelles et un certain nombre d’autres livres, notamment des oeuvres critiques, des biographies et des livres de non-fiction pour enfants. Son Roman La Séparation a gagné à la fois le Arthur C. Clarke Award et le BSFA Award. En 1996 Priest a gagné le James Tait Black Memorial Prize pour son roman Le Prestige. Il a été nominé quatre fois pour le Hugo award. Il a gagné de nombreux prix, dont the Kurd Lasswitz Award (Allemagne), le Eurocon Award (Yougoslavie), le Ditmar Award (Australie), et Le Grand Prix de L’Imaginaire (France). En 2001 il a reçu le Prix Utopia (France) pour l’ensemble de son oeuvre. Il a écrit des pièces radiophoniques (BBC Radio 4) et pour la télévision (Thames TV and HTV). En 2006, Le Prestige a été N°1 au US box office dès la première semaine. Il a reçu deux nominations aux Academy Award. Le nouveau roman de Christopher Priest The Gradual sera publié par Gollancz en 2016 et aux USA par Titan Books. Priest est vice-président de la H.G. Wells Society. En 2007, une exposition basé sur son roman The Affirmation a été présenté à Londres. En tant que journaliste il a écrit des revues et articles pour The Times, the Guardian, the Independent, the New Statesman, the Scotsman, et de nombreux autres magazines.


    Suhail Malik est co-directeur du MFA Fine Art de Goldsmiths, Londres où il tient la chaire d’études critiques. Il a été en 2012-2015 visiting faculty à CCS Bard, New York. Ses publications récentes et à venir incluent, en tant qu’auteurs, On the Necessity of Art's Exit From Contemporary Art (2016) et 'The Ontology of Finance' dans la revue Collapse 8: Casino Real (2015), et en tant que co-éditeur, Realism Materialism Art (2015), Genealogies of Speculation (2016), et The Flood of Rights (2016).


    Laboria Cuboniks (b.2014) est un collectif xénoféministe réparti dans cinq pays et trois continents. Elle cherche à démanteler le genre, à détruire ‘la famille’ et à mettre fin à la ‘nature’ comme garant de positions politique non-égalitariennes. Son nom est un anagramme de ‘Nicolas Bourbaki’, un pseudonyme sous lequel un groupe de mathématiciens français ont travaillé à une affirmation de l’abstraction, de la généralité et de la rigueur en mathématique, au début du 20e siècle. Elle sera représentée par Katrina Burch et Patricia Reed pour cet évènemement.


    Né au Liban en 1980, Tarek Atoui s’installe en 1998 en France où il étudie l’économie et la musique électro-acoustique. En 2008, il est directeur artistique au STEIM d’Amsterdam, un centre de recherche et de développement des nouveaux instruments de musique électronique. Artiste son et compositeur, Atoui développe une réflexion permanente autour de la notion d’instrument et de l’acte même de la performance en tant que procédé complexe, ouvert et dynamique. Il s’est notamment produit au New Museum à New York (2009/2011), aux Biennales de Sharjah 9 et 11 aux Emirats Arabes Unis (2009/2013), à la documenta 13 de Kassel (2012), à la 8e Biennale de Berlin (2014) et la Fondation Louis Vuitton à Paris (2014/2015).




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    oui
    28. Janvier 2016 - 19:00» 21:00
    Thursday 28th January 2016, 7 pm

    The social management of the care system supposes instructions that operate separation between those who care and those who are treated, between those who know and those who are the subject of knowledge. To ponder the sharing of new modes of intelligibility of our singular experiences, to host other system of sensibility and to interrogate asymmetric institutional logic, Josep Rafanell i Orra proposes a seminar. The first meeting, Drugs and Medications. Looking at self-support practices, scheduled Thursday 28th January 2016 at 7 pm, will enable to meet Fabrice Olivet and Georges Lachaez, members of the self-support collective of drugs’ users ASUD and Hervé Porcceda from the French network on the hearing voice REV.

     



    Drugs and Medications.
    Looking at self-support practices

    The Undomesticated and the Domesticated Power of Drugs.


    Psychoactive substances are said to be “consciousness-altering”, to have the power to alter our affects, sensations, perceptions and thoughts. But what about their power to form collectives? Shifting communities of ‘precariarised’ homeless junkies, occasional communities of night owls, communities of psychiatric patients and care providers held in an instituted asymmetrical relation, communities of cops, judges and clinicians acting in concert with one another, but sometimes in conflict, against the backdrop of prohibition. And self-support communities of politicised substance-users.

    There are said to be irregular, undomesticated uses of psychoactive substances (the illegal consumption or misuse or other unregulated uses of psychotropic substances). So there are also regular, domesticated uses (circumscribed by prescription and administration controlled by authorised persons: doctors, psychiatrists, pharmacists…). In France we speak of “drugs” and “medications”, of substance abusers and drug addicts, i.e. people with an illness, both actual and virtual patients.

    It would therefore be preferable to speak of plural uses of drugs, giving rise to multiple realities. Or that it is ultimately a question of apparatuses, engendering different modes of subject-making, different ways of bringing our experiences as substance-users into existence.  Within which kind of set up does psychoactive substance use confirm the status of docile sufferer, patient, recalcitrant junky or a psychotic supposedly ignorant of their own condition? But also, which kind of network of relational operations, involving humans, molecules, places, rules, legitimises the knowledge and identity of the clinician and the status of non-knowledge and illness? We have the neurolepticised psychotic, the anxiolyticised anxiety sufferer, the thymo-regulated depressive and the junky on substitutes. And then we have the pharmacologist, the doctor, the psychologist, the caseworker, the cop, the judge (supposing they never get high). It goes without saying that these different parties are not attributed the same authority to determine the legitimacy of an experience. But sometimes patients wax impatient. The history of self-support in the context of substance-use was, and continues to be, among other things an attempt to break with the asymmetry that characterises the different parties’ relationship to healthcare.

    In this way, drugs, like the pharmakon, are at once a remedy and a poison, depending on the circumstances. And what if what heals and what makes a person ill in a substance in fact comes down to a question of organisation or arrangement, which we need to construct collectively? What if molecules, in all their diversity, above all require new modes of sharing and distribution? There is a ‘molar’ potential which needs to be investigated: prohibition laws and the prescription monopoly held by the medical body, which are concomitant to the state control of health management. But this cannot be set apart from a microphysics of power.

    There are also forms of molecular resistance. These resistances give rise to new relational practices that reject the naturalised asymmetrical regimes. In a context where the legitimacy of some, i.e., the knowledge of pharmacologists and clinicians, depends on the non-knowledge of others and the unconditional acceptance of the status of illness (for their own good), we need to establish new communities based on practices and on the construction of shared knowledge.

    We will be inviting Fabrice Olivet and Georges Lachaez, members of ASUD, a self-support group for substance users (http://www.asud.org/) and Yann Derobert and Hervé Porcceda, members of REV , the French Hearing Voices network (http://www.revfrance.org/).

    Prior to our discussion we will be listening to some excerpts of concrete music composed by Hervé Porcceda.


    Free entrance, on reservation at reservation@leslaboratoires.org
    or by phone 01 53 56 15 90



    photo : Xavier Ribas, Habitus nr 19.2, 2007


    Labo des Labos

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