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  • 09/25/13--08:10: Présentation
  • non
    Le Printemps des Laboratoires #2

    Le Printemps des Laboratoires est un rendez-vous public annuel. Il est conçu comme un moment fort pour mettre en jeu et débattre, en théorie et en pratique, ces problématiques abordées par les artistes accueillis aux Laboratoires d’Aubervilliers. Prenant la forme d’un dispositif artistique, il se déploie sur deux jours et accueille des discussions pensées comme des espaces de partage à géométries variables, des performances et des ateliers. Ce rendez-vous est l’occasion d’abolir les frontières entre publics et spécialistes, de déployer un dispositif singulier préférant les expériences de l’art et du politique plutôt que ses représentations, la circulation et la confrontation des idées plutôt que leurs formes de transmissions autoritaires. Tout en étant un temps de condensation et de développement critique et artistique du projet des Laboratoires d’Aubervilliers, ce Printemps offre une occasion de nourrir la recherche et d’explorer les différents contextes artistiques, historiques et critiques actuels, aussi bien français qu’internationaux.

    Après "Commun, Commune, Communauté" qui scandait le Printemps des Laboratoires #1, c’est la question du travail que le Printemps des Laboratoires #2 se propose d’aborder/examiner. Les problématiques débattues lors de cette deuxième édition qui aura lieu en mai 2014 entrent en résonnance avec les projets portés par les Laboratoires, en particulier ceux de Romana Schmalisch, Adva Zakai, Jill Magid et Yael Davids.

    Mots-clés: 

    • plateforme publique
    • 2014

    0 0

    oui
    28. Novembre 2013 - 20:00» 22:00
    Jeudi 28 novembre 2013, 20h

    "Sortie de l'usine Lumière" #1: lancement d’un nouvel atelier ouvert à tous, intitulé "sortie de l’usine lumière", pour aborder, cette fois à travers le médium cinématographique, les rapports entre "art et travail": soit, en amont du Printemps des Laboratoires #2 dédié à ce thème, des séances mensuelles de projection de films et de vidéos d’artistes ayant trait aux enjeux de la représentation du travail en général et de celui de l’art en particulier. Pour cette première rencontre, nous vous proposons de visionner ensemble Arbeiter verlassen die Fabrik (ouvriers quittant l’usine), une vidéo de 1995 d’Harun Farocki qui explore la représentation des ouvriers à travers l’histoire. Prenant comme point de départ le premier film de l’histoire du cinéma, La sortie de l’usine Lumière à Lyon des Frères Lumières (1895), la vidéo fait de l’échappée des travailleurs hors de l’enceinte de leur entreprise un motif principal. Dans ce montage d’images issues aussi bien de fictions, documentaires, publicités ou encore télésurveillances, le travail apparaît comme un espace d’invisibilité et aveugle à l’oeil de la caméra.


    Labo des Labos

    Mots-clés: 

    • atelier
    • cinéma

    0 0

    oui
    28. Novembre 2013 - 20:00» 22:00
    Thursday 28th November 2013, 20h

    "Sortie de l'usine Lumière" #1 (Leaving the Lumière factory): a new workshop open to all entitled “Sortie de l'usine Lumière” is getting underway, to discuss, this time through cinema, the relationships between “art and work”; it will involve, in preparation of the Printemps des Laboratoires #2 dedicated to that issue, monthly screenings of films and artists’ videos dealing with how work is represented in general and how the work of art is represented in particular. For the first meeting, we propose a viewing of Arbeiter verlassen die Fabrik (workers leaving the factory), a 1995 video by Harun Farocki that explores the representation of workers throughout history. The starting point is the first film shown in the history of cinema Workers Leaving the Lumière Factory in Lyon by the Lumières Brothers (1895), the main event being workers escaping their place of employment. In the montage of images from fiction, documentary, advertising and surveillance cameras, work appears as a place of invisibility and blindness to the eye of the camera.


    Labo des Labos

    Mots-clés: 

    • workshop
    • cinéma

    0 0
  • 10/24/13--08:32: The Swan song in Peru
  • non
    4. Novembre 2013 - 20:00» 23:00
    Monday 4th november 2013

    Screening #123

    The Swan song in Peru

    Screening proposed by Sabine Macher, author, in reaction to July 1st session with Annabela Tournon.

    the last movie
    DR

    July 1st 2013, I was very tired, a little sick of being in too many places, of saying too many things and in these cases, I lose my voice. But I was in Paris and I could go without talking too much to the illegal_cinema session since it seemed very post-Mexican, in the the footsteps of Eisenstein which means stone of iron and it can give strength.
    So I went to see « A Banquete in Tetlapayac, made by Olivier Debroise, a film- essay on one of the biggest failures of the 20th century cinema : Que Viva México ! Eisenstein (1931), presented by Annabela Tournon, a researcher specializing in the history of contemporary Mexico. »
    I see a movie on / in a film shot in Mexico, which are sprinkled with white people playing or not playing - and someone dies during the filming of Que Viva Mexico ! Eisenstein (1931), and there it's not playing. Or might it be playing more ?
    In another "big failure movie", which was made ​​known to me (thank you Daniel Perrier) as an example of cinema which is "as if" - to appear more true - even though we always are "as if" in movies - there also, again, in Peru, during the filming, someone dies before/in the eyes of post-Indian looking at post-Europeans who can not do what they say. This sometimes gives the impression of a great movie. In any case: a great disorder.
    This is a film of ruin, ruining watching, not to mention the shooting. Returning from the screening of July 1st, I fell from a Vélib, smashing my right elbow on some Parisian granite (eisen stein). And it still hurts.
    Even if we do speak English very well, we do not understand half the words, but we understand the other half. It's not worth worrying about it, even for the lack of subtitles.

    Sabine Macher

     


    + projected movie
    THE LAST MOVIE by Dennis Hopper (to be confirmed)
    + date

    monday 4th november, 8pm
    + free entrance
    drinks and light meals served, starting at 7:30pm

    Standard

    Mots-clés: 

    • projection
    • discussion

    0 0
  • 10/24/13--07:37: Le Chant du cygne au Pérou
  • non
    4. Novembre 2013 - 20:00» 23:00
    Lundi 4 novembre 2013

    Séance #123

    Le Chant du cygne au Pérou

    Projection proposée par Sabine Macher, auteure, en réaction à la séance du 1er juillet 2013 programmée par Annabela Tournon.

    the last movie
    DR

    Le premier juillet 2013 j’étais très fatiguée, un peu malade d’avoir été dans trop d’endroits et dit trop de trucs et dans ces cas, je perds la voix. Mais j’étais à Paris et je pouvais aller voir, sans trop parler, la séance d’illegal_cinema qui semblait très illegal car post-mexicaine sur les traces d'Eisenstein, qui veut dire pierre de fer et ça peut donner des forces.
    Je suis donc allée voir  « Un Banquete en Tetlapayac, d’Olivier Debroise, film-essai sur l’un des plus grands échecs du cinéma du 20ème siècle: Que Viva México! d’Eisenstein (1931), présenté par Annabela Tournon, une chercheuse spécialisée dans l’histoire contemporaine du Mexique. »    
    Je vois un film sur/dans un film, tourné au Mexique, saupoudré de blancs qui figurent des gens qui jouent ou ne jouent pas – et quelqu’un meurt pendant le tournage de Que Viva México! d’Eisenstein (1931), et là ça ne joue plus ou ça joue plus ?            
    Dans un autre « grand échec du cinéma », qu’on m’a fait connaître (merci Daniel Perrier) comme exemple du cinéma « qui fait comme si » - pour paraître plus vrai - bien qu’au cinéma on fasse toujours comme si -, là aussi, au Pérou, pendant le tournage, quelqu’un meurt devant/aux yeux des post-indiens regardant des post-européens qui ne savent pas faire ce qu’ils disent. Ce qui parfois donne l’impression d’un grand film. En tout cas un grand trouble.
    C’est un film de ruine, ruinant à regarder, sans parler du tournage et de la suite. En rentrant de la séance du 1er juillet 2013 je tombe du vélib me fracassant le coude droit sur un bourrelet de granit parisien (eisen stein) et j’ai encore mal.
    Juste prévenir que même si on parle très bien anglais, on ne comprend pas la moitié des paroles, mais on comprend l’autre moitié,  ce n’est pas la peine de s’inquiéter pour ça, ni pour l’absence de sous-titres.

    Sabine Macher

     


    + film projeté
    THE LAST MOVIE de Dennis Hopper (à confirmer)
    + date

    lundi 4 novembre, 20h
    + entrée libre
    bar et restauration légère, dès 19h30

    Standard

    Mots-clés: 

    • projection
    • discussion

    0 0

    oui
    25. Novembre 2013 - 19:30» 21:30
    Monday 25th november 2013

    Screening #124
    Association Logement Jeune 93
    51 rue de la Commune de Paris
    Aubervilliers
    map

    I am a young from from Seine-Saint-Denis, so what?
    Short movies directed by youngs inhabitants of Seine-Saint-Denis, selected by Michèle Sully, co-founder of AR-fm (Aubervilliers Radio-fm) and La Clef des Arts, writer and stage director. The screening is hosted by the organization Association Logement Jeune 93.

    oldup

    "Through thisillegal_cinema screening, I would like to oppose thestigmatizingandpejorativeimageofthe"suburban youth,"thesefilms from great talentsthat manyof them produceandin whichthey stagetheirreality, according tothe originalangles, showing agreat insightand anuncompromisingvisionfor their future, dealing withsituationswithself-deprecating,causticandoffbeat humor.
    The selected filmswill explorethe phenomenon ofsquatted lobbies, attachment torepresentlazinessor more serious, violent andfuturistic themes."


    Michèle SULLY


    + projected movies
    11 movies directed by young inhabitants from Seine-Saint-Denis
    + date
    monday 25th november, 7:30pm
    + place
    ALJ 93, 51 rue de la Commune de paris à Aubervilliers

    Standard

    0 0

    oui
    25. Novembre 2013 - 19:30» 21:30
    Lundi 25 novembre 2013

    Séance #124
    Association Logement Jeune 93
    51 rue de la Commune de Paris
    Aubervilliers
    plan

    Je suis un jeune du 93, et alors ?
    Séance autour d'une sélection de courts métrages réalisés par des jeunes de Seine-Saint-Denis, proposée par Michèle Sully, co-fondatrice de AR-fm (Aubervilliers Radio-fm) et de La Clef des Arts, écrivain et metteuse en scène de théâtre. La projection est accueillie par l'Association Logement Jeune 93.

    oldup

    “J’aimerais, à travers cette séance d’illegal_cinema, opposer à l’image stigmatisante et péjorative dont souffrent les “jeunes de banlieue”, les oeuvres cinématographiques de grand talent que nombre d’entre eux produisent et dans lesquelles ils mettent en scène leur réalité, selon des angles d’éclairage originaux, témoignant d’une grande lucidité et d’une vision sans concession quant à leur avenir, traitant des situations avec autodérision, humour caustique et décalé.
    Les films choisis exploreront le phénomène de squat des halls d’immeuble, l'attachement à représenter la paresse ou des thèmes plus graves, violents et futuristes.”
    Michèle SULLY


    + films projetés
    11 films réalisés par des jeunes dont 9 présentés à Génération Court.
    + date
    lundi 25 novembre, 19h30
    + lieu
    ALJ 93, 51 rue de la Commune de paris à Aubervilliers

    Standard

    Mots-clés: 

    • projection
    • discussion
    • hors labos

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  • 03/22/13--04:13: Présentation
  • non
    Degré 48

    2013-2014

    Degré 48(Latitude exacte d'Aubervilliers: 48°54'): en référence au "degré 41" créé par le poète Iliazd, nom évoquant la latitude de Tbilissi, sa ville d'origine où sera créée cette revue futuriste souvent rapprochée de l'esprit Dada, compilation de nombreux manifestes et déclarations d'intentions.

    Speak Corner

    S'il n'y a pas encore eu de lieu spécifique pour promouvoir l'exercice du manifeste d'art, du manifeste littéraire ou autre du même genre, disons que Degré 48 se porte candidat. Le manifeste est ordinairement un lieu en soi. Il se publie, se proclame, dans les colonnes d'un journal, dans un café, sur des tracts. Le manifeste est le lieu d’un discours et d’une pratique performative. Il est, par définition, inattendu, on ne va pas à sa rencontre, c'est lui qui surgit au détour d'une publication. Sauf si nous proclamons, en son nom précisément, sa toute nouvelle fonctionnalité, celle de produire des rencontres. Donnons-lui un nouveau système d'exploitation où le réinitialiser, lui redonner sa fraîcheur, une plateforme qui deviendrait autant sa tribune et son tremplin que sa base de données. Degré 48 se propose d'intensifier la pratique didactique, mais très libre, de l'écriture à coups d'articles péremptoires, article 1, article 2, article 3, d'affirmations contestables parce que parfois provocatrices, de coups de balais hâtifs et de semonces. Le résultat est souvent succinct, car plus efficace ainsi et aisé à retenir, parfois plus documenté, disons mieux argumenté qu'on ne le croit, en tous cas toujours étonnant et excessif. Une dizaine de soirées sur une année, chaque soirée-manifeste présentant oralement ou à l'aide de diverses approches et techniques performatives un, deux ou trois manifestes commandés à des artistes, écrivains, essayistes, groupes.

    Le collectif de graphistes g-u-i déploie un projet d’édition et de publication qui prend forme à chaque soirée-manifeste. Ces publications ont pour vocation de relayer les manifestes sous la formes de tracts et autre objets d’édition et d’être diffusés dans l’espace public.

    Avec (entre autres): Stéphane Bérard, Valentina Traianova, Fabrice Reymond, A Constructed World, Antoine Dufeu, Kristina Solo-moukha, Mathieu Briand, Laure Limongi, Bertrand Belin, Medhi Brit, Fabien Vallos, Patrick Corillon, David Guez, Olivier Bosson, Yoann Thommerel, Christophe Fiat, Ludovic Sauvage, Nicolas Tilly et Delphine Deval...


    + dates +
    26 avril, 24 mai, 28 juin, 6 juillet, 13 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 6 décembre 2013; 17 janvier et 14 février 2014


    Projet réalisé avec le soutien de la région Île-de-France, dans le cadre du programme régional de résidence en Île-de-France, et de la ville de Paris


    Photographie: “John Webster, master orator, at his best at Speakers’ Corner,  Sydney (1964)” Crédit: R. Skobe

    Mots-clés: 

    • résidence
    • littérature
    • manifeste
    • 2013-2014

    0 0
  • 03/27/13--05:02: Presentation
  • non
    Degré 48

    Degré 48 (exact latitude of Aubervilliers: 48°54'): in reference to "41°" created by the poet Iliazd, that refers to the latitude of Tbilissi, his native city where the futurist, often referred to as Dadaist-inspired review was created, a compilation of numerous manifestos and declarations of intent.

    Speak Corner

    There may not yet be a specific space to promote the exercise of art manifestos, literary manifestos or other documents in the same vein, but let's just say that Degré 48 is a candidate. The manifesto is in general a place unto itself. It is published, proclaimed, printed in newspapers, in cafés, in tracts. The manifesto is the place for discussion and a performative practice. It is, by definition, unexpected; you do not go out in search of, it jumps out and finds you. Unless we proclaim, in its name, a brand new function for it, bringing people together, creating meetings. Let us give it a new operating system and reboot, freshen things up, for a platform that will become as much a pulpit and a springboard as a database. Degré 48 seeks to strengthen the didactic but very free practice of writing through peremptory articles, article 1, article 2, article 3, affirmations that are questionable because provocative, hasty warning shots to sweep in a new era. The result is often succinct, because it is more effective that way and easier to remember, sometimes better documented, perhaps better supported than we may think, in any case always surprising and excessive. The program is simple – a dozen or so evenings over a year of activity, every evening a presentation, orally or with whatever varied technical performance approach chosen, of one or two manifestos commissioned from artists, writers, essayists, groups, a complete event enlivened with readings of manifestos that have influenced participants.Somewhat removed from our two standard focuses, information and communication, given that the manifesto neither informs nor communicates, it is seen as a third way, as fragile as it is inalienable, motivated by excess, or simply playfulness.

    In connection and in cooperation with Daniel Foucard's writing project and residence, we invited the graphic artist collective g-u-i (Nicolas Couturier and Bachir Soussi-Chiadmi) who develop their publishing project as it takes shape with every event planned during the residence. These publications are intended to communicate the manifestos in the form of tracts and other published articles that can be distributed publicly.

    With (among others): Stéphane Bérard, Valentina Traianova, Fabrice Reymond, A Constructed World, Antoine Dufeu, Kristina Solo-moukha, Mathieu Briand, Laure Limongi, Bertrand Belin, Medhi Brit, Fabien Vallos, Patrick Corillon, David Guez, Olivier Bosson, Yoann Thommerel, Christophe Fiat, Ludovic Sauvage, Nicolas Tilly and Delphine Deval...


    + dates
    26th April, 24th May, 28th June, 6th July, 13th September, 18th October, 15th November, 6th December 2013; 17th January and 14th February 2014


    Project realized with the support of the Région Île-de-France, in the frame of the regional program of residences in Île-de-France, and with the support of the City of Paris.


    Image: “John Webster, master orator, at his best at Speakers’ Corner,  Sydney (1964)”. Credit: R. Skobe

     

    Mots-clés: 

    • literature
    • manifesto
    • residency
    • 2013-2014

    0 0

    non
    13. Décembre 2013 - 14:00» 18:00
    Vendredi 13 décembre 2013, 14h-18h

    Isaac Julien, The Attendant
    Quelles désagrégations sont causées par le racisme sur les individus? Comment sont-elles générées? De quelles manières opèrent-elles dans la sphère de l’intime et au sein des structures sociales? Si l’ordre social exerce son poids contraignant sur les sujets, ceux-ci trouvent parfois un remède dans le désir qui jaillit comme outrepassement de leurs souffrances. Modérateurs: Emmanuelle Chérel, Mathieu K. Abonnenc, Lotte Arndt

    14h: Créoliser un fantasme de soumission
    Sur la base de la projection du film The Attendant d’Isaac Julien (10 min, 1993), Ninette Succab Glissant, psychologue et psychanalyste, discutera de la toxicité de l’image dans une perspective psychanalytique. L’observation des effets de l’image sur un sujet permet de repérer comment celui-ci est pris, manipulé, capté par le champ de la vision. Néanmoins, l’image mentale, associée à l’image visuelle, relève d’une souffrance qui ne s’offre pas au regard.

    15h: Voir le racisme
    Par Maxime Cervulle, sociologue. Du processus de décolonisation à aujourd’hui, nombreux sont les auteurs qui ont souligné combien le racisme relevait d’un agencement social de la visibilité. Qu’ils soient rendus invisibles par les mécanismes de ségrégation urbaine ou qu’ils soient qualifiés de «minorités visibles» par les institutions publiques chargées de la régulation des médias français, les groupes sociaux les plus vulnérables au racisme semblent pris au piège de la dialectique du visible et de l’invisible. Appréhendée selon ce cadre, la catégorie de «race» elle-même peut être conçue comme une «image persistante» (Gilroy, 1997: 185), une trace sédimentée des cultures coloniales qui aurait perduré en imprégnant les nombreuses médiations sociales et techniques qui se superposent au regard. L’enchevêtrement des régimes de visibilité et du racisme se manifeste à divers niveaux : dans les modes de production de l’information et de mise en récit du monde social, dans la distribution différenciée des espaces et temps sociaux, dans les instruments techniques de surveillance, voire dans les technologies mêmes de médiation visuelle. Cette conférence propose de présenter les enjeux d’une sociologie visuelle du racisme, afin de dessiner les contours de ses différents régimes de visibilité.

    16h: Table ronde entre les intervenant/es de la journée


    Entrée libre sur réservation à:
    reservation@leslaboratoires.org et au 01 53 56 15 90


    Image: extrait de The Attendant, d'Isaac Julien. DR

    Standard

    Mots-clés: 

    rencontres

    0 0
  • 11/18/13--08:53: Zaim - Filipa César
  • non
    9. Décembre 2013 - 20:00» 22:00
    Lundi 9 décembre 2013, 20h

    zaim, filipa césar
    Poursuivant son travail de relecture des mouvements de libération de Guinée-Bissau, Filipa César développe avec Zaim un essai centré sur l’histoire fabriquée de la trahison de Rafael Barbosa, l’un des leaders du Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert. Cette séance est proposée sous la forme d’une conférence performée à partir de matériaux filmiques assemblés et tournés par l’artiste. Filmée en direct en 16 mm, la performance deviendra elle-même le nouveau film de l’artiste.

    Filipa César est née au Portugal en 1975; elle vit et travaille à Berlin. Elle a étudié à la Faculté des Arts de Porto et de Lisbonne, à l’Académie des Arts de Munich et a obtenu le Master Art in Context de l’Université des Arts de Berlin (2007). Son travail interroge la relation poreuse entre l’image animée et sa réception publique. Intéressée aux aspects fictionnels du documentaire, et motivée par un désir de pointer le politique derrière l’image animée, l’artiste se situe entre le storytelling, la chronique, le documentaire et le film expérimental. Ses films – F for Fake (2005), Rapport (2007), Le Passeur (2008), The Four Chambered Heart (2009), et Memograma (2010) – ont été présentés à la 8e Biennale d’Istanbul, 2003; à la Kunsthalle Wien, 2004; au Serralves Museum, 2005; au Festival International du Film de Locarno, 2005; à la CAG- Contemporary Art Gallery, Vancouver, 2006; à la Tate Modern, 2007; au St. Gallen Museum, 2007; au SF MOMA, San Francisco 2009; à la 1ère Biennale d’Architecture de Venise; à la 29e Biennale de São Paulo; à Manifesta 8, Cartagena.


    Entrée libre sur réservation:
    reservation@leslaboratoires.org et 01 53 56 15 90


    Dans le cadre du cycle Possessions, produit par Khiasma en association avec Phantom (Focus cinéma lusophone).


    Image: ©1977 Wladimir de Brito et Sofia dos Santos

     

    Standard

    Mots-clés: 

    • performance
    • conférence
    • projection

    0 0
  • 11/18/13--09:01: Zaim - Filipa César
  • non
    9. Décembre 2013 - 20:00» 22:00
    Monday 9 december 2013, 20h

    zaim, filipa césar
    Continuing her rereading of the liberation movements in Guinea-Bissau, in Zaim Filipa César develops an essay centered of the invented history of the treason of Rafael Barbosa, one of the leaders of the African Party for Independence in Guinea-Bissau and Cape Verde. This seance is in the form of a conference-performance using filmic materials assembled and filmed by the artist. Filmed live in 16 mm, the performance itself becomes the artist’s new film.

    Filipa César was born in Portugal in 1975; she lives and works in Berlin. She studied at the University of the Arts in Porto and Lisbon, at the Academy of the Arts in Munich and obtained a master’s in Context at the University of the Arts in Berlin (2007). Her work interrogates the porous relation between the animated image and its reception by the public. Interested by the fictional aspects of documentary and motivated by a desire to reveal the political behind the moving image, the artist positions herself at a crossroads between storytelling, chronical, documentary and experimental film. Her films—F for Fake (2005), Rapport (2007), Le Passeur (2008), The Four Chambered Heart (2009) and Memograma (2010)—were presented at the 8th Istanbul Biennale, 2003; at the Kunsthalle Vienna, 2004; the Serralves Museum, 2005; at the International Film Festival at Locarno, 2005, at the CAG—Contemporary Art Gallery, Vancouver, 2006; the Tate Modern, 2007; the St. Gallen Museum, 2007; the SF MOMA, San Francisco, 2009; the first Architecture Biennale in Venice, the 29th  São Paulo Biennale and Manifesta 8, in Cartagena.


    Free entrance on reservation:
    reservation@leslaboratoires.org and +33 153 561 590


    In the frame of Possessions, a cycle produced by Khiasma in association with Phantom (Focus lusophone cinema).


    Image: ©1977 Wladimir de Brito and Sofia dos Santos

     

    Standard

    Mots-clés: 

    • performance
    • projection
    • conférence

    0 0

    non
    10. Décembre 2013 - 20:00» 22:00
    Mardi 10 décembre 2013, 20h

                    ines / voldmir cordeiro
    Ines a déjà eu deux mérites. Le premier, c’était au Palais de Tokyo, en février 2013, avec une présentation dans le cadre de l’école ouverte du master ESSAIS, dirigé par Emmanuelle Huynh. Le second, c’était à la fin de ce master, au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Maintenant, Ines arrive aux Laboratoires d’Aubervilliers et présente ses propres torsions dans le cadre des Figures Toxiques. Pour la cinquième fois Ines va essayer d’appartenir, d’entrer, de passer, de pénétrer, de figurer. Elle est souvent identifiée comme la représentante d’un peuple. Elle est le motif d’une grande fête à laquelle elle n’est jamais invitée. Ines n’est jamais finie. Pour faire partie du reality show auquel elle veut participer, elle se refait, elle se remoule, elle se désorganise, elle se gonfle, elle se réchauffe. Elle fait tout pour se rendre visible, lisible, accessible et palpable. J’aimerais beaucoup qu’Ines soit ici avec nous ce soir. Je l’ai invitée, je lui ai écrit, je l’ai appelée, mais elle ne m’a pas répondu. J’ai donc choisi d’y être quand même et d’offrir cette soirée à Ines, la pauvre.


    Entrée libre sur réservation à:
    reservation@leslaboratoires.org et au 01 53 56 15 90


    Chorégraphie et interprétation: Volmir Cordeiro
    Collaboration artistique: Anne Lise Le Gac
    Durée: 25’
    Image: Fernanda Tafner

    Standard

    Mots-clés: 

    performance

    0 0

    non
    11. Décembre 2013 - 20:00» 22:00
    Mercredi 11 décembre 2013, 20h

                   
    selfportrait nadia lauro

    «La France, de la première Exposition universelle de 1855 à l'Exposition coloniale de 1937, offre successivement à la Nation onze manifestations, dont le retentissement exceptionnel lui permet vite d’exporter ce modèle hors de ses frontières. Autant d’occasions pour le public d’applaudir chaque fois au riche spectacle des splendeurs de son Empire colonial. Des hommes, des femmes, des enfants y sont l’objet d'attractions curieuses… En l’an 2009, Marianne mène à sa manière l’enquête parmi ces parages hantés des universaux de la République. Qu’on se rassure cependant : entre cannibale et vahiné, intégration garantie…»  Latifa Laâbissi

    «Dans un dispositif blanc, un corps surexposé. Silhouette à nu, sans possibilité d'échapper au regard. Un relief de chair sexué, contracté, inscrivant une image peu à peu recouverte par d'autres images, comme autant d'habillages symboliques. C'est un trajet avec cette figure chargée de points de tension et de motifs discordants que nous restitue Latifa Laâbissi. Une traversée, pour tisser entre elles les zones d'ombres de l'invention de soi; dessiner des liens – entre les fantômes d'un imaginaire social toujours présent et le nœud subjectif de leur élaboration. Danseuse. Femme. Arabe. En France. Son corps tendu en un miroir grimaçant. Self Portrait Camouflage: dans le paradoxe du titre résonne une stratégie à double tranchant. Dévoiler et recouvrir, comme deux faces d'un même geste: la capture d'une image impossible – car déjà capturée par d'autres histoires, d'autres discours, d'autres représentations. Comment s'élabore la différence? Et comment exposer les cadres qui ont servi à la mettre en scène? Au travers d'une figure accompagnée de son peuple d'autres, Latifa Laâbissi montre et démonte la fabrique du politique – ses frontières sociales, sexuelles et culturelles. Elle dresse une carte comprenant drapeau, visage, voix – portrait d'une alterité dont le camouflage sert aussi d'opération de décryptage. Défilent des symboles pris à l'endroit du trouble, passés au filtre du travestissement et de la subversion, du rire et de sa grimace. Murmurent des voix: celles d'un présent qui continue à chantonner la ritournelle de l'autre menaçant. Et la voix des muets, des tus, des tutoyés, des montrés-du-doigts. C'est avec ces paroles, et dans ce corps que s'effectue la possibilité d'un renversement – de l'intérieur même des signes qui se superposent, des masques drôles ou tragiques qui recouvrent son visage. Une chorégraphie des formes sociales, un carnaval où le regard est saisi en son point aveugle, révélé en tant que construction, palimpseste. Comme le personnage de Marguerite Yourcenar qui «s'était vu voyant», nous voyons apparaître un angle mort : le fond imaginaire d'où nous regardons; et l'inquiétante étrangeté qui accompagne notre reflet dans le miroir.»


    Entrée libre sur réservation à:
    reservation@leslaboratoires.org et au 01 53 56 15 90


    Conception et réalisation: Latifa Laâbissi  //  Dispositif scénographique: Nadia Lauro  //  Dramaturgie: Christophe Wavelet  //  Création lumière: Yannick Fouassier  //  Son: Olivier Renouf  //  Costume: Latifa Laâbissi et Nadia Lauro  //  Production association ORO. Coproduction Les Spectacles vivants - Centre Pompidou , Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc-Roussillon - Centre National de Danse Contemporaine Angers


    Image: Nadia Lauro

    Standard

    Mots-clés: 

    danse

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    non
    11. Décembre 2013 - 20:00» 22:00
    Wednesday 11 December 2013, 20h

    selfportrait nadia lauro
    "Between the first World Fair in 1855 to the Colonial Fair of 1937, France produced eleven different events, whose exceptional quality and renown brought them to export similar work abroad, giving their audiences ample occasion to applaud these rich spectacles revealing the splendors of its colonial Empire. Men, women and children were the object of curious attractions… In the year 2008, Marianne carries out her own investigation in these areas haunted by the phantoms of the Republic’s greatest expositions. Not to worry, between the cannibals and the young Polynesian women – full integration is guaranteed." Latifa Laâbissi


    Free entrance on reservation at:
    reservation@leslaboratoires.org and +33 153 561 590


    Conceived and directed by Latifa Laâbissi  //  Set design: Nadia Lauro  //  Dramaturgy: Christophe Wavelet  //  Sound design: Olivier Renouf  //  Light: Yannick Fouassier  //  Costumes: Latifa Laâbissi and Nadia Lauro  //  Production: association ORO & Latitudes Prod- Lille  //  Coproduction: Les Spectacles vivants - Centre Pompidou - Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc-Roussillon - Centre National de Danse Contemporaine Angers


    Image: Nadia Lauro

    Standard

    Mots-clés: 

    dance

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    non
    13. Décembre 2013 - 20:00» 22:00
    Vendredi 13 décembre 2013, 20h

    quartiers libres nadia beugréY a-t-il des espaces où nous ne pouvons pas aller? Des lieux que nous n'avons pas le droit d'explorer? Et si nous y allions? Qu'en ferions-nous? Que deviendrions-nous? Quartiers libres explore et révèle ces espaces tabous où l'on nous impose de nous reclure, ces lieux interdits dans lesquels on choisit d'errer: espaces d'expression, de soumission, de révélation. Une vaine et violente quête de liberté s'engage, où l'abandon n'est pas une option. Au cœur du public, une singulière chanteuse surgit, se libérant et se moquant de ses carences vocales tout en restant prisonnière des outils de sa performance, tel le long câble inutile de son micro dans lequel elle s'emmêle. Ce désir impérieux d'expression lui fait prendre la scène, elle a enfin quartier libre. Comment assumer? A l'image des simples bouteilles de plastique vides qui l'entourent, la danseuse se transforme au fil des quartiers libres qu'elle se donne. Elle reprend parfois pied et force auprès de son public, puis s'enfonce plus encore dans ces territoires interdits. Tel un mammifère marin revenant en surface pour récupérer l'air qui l'accompagnera plus au fond. Dans une lutte contre un monde cherchant à l'ensevelir, dans un univers sonore tour à tour dominateur et caressant, son corps et ces déchets ne font finalement plus qu'un. Ils se traversent, se confondent, s'absorbent.


    Entrée libre sur réservation à:
    reservation@leslaboratoires.org et au 01 53 56 15 90


    Chorégraphie, interprétation: Nadia Beugré  //  Dramaturgie, création et régie son: Boris Hennion  //  Costumes: Nadia Beugré et Boris Hennion  //  Création plastique: Nadia Beugré  //  Conception lumières et régie générale: Laurent Bourgeois et Erik Houllier  //  Composition du paysage sonore «alarmes»: Mathieu Grenier  //  Production déléguée Latitudes Prod (Lille)
    Durée: 50'
    Image: DR

    Standard

    Mots-clés: 

    danse

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  • 11/20/13--04:53: Gestes toxiques
  • non
    12. Décembre 2013 - 9:30» 13:00
    Jeudi 12 décembre, 9h30-13h

    Cette rencontre entre Nadia Beugré, Latifa Laâbissi, Volmir Cordeiro, Emmanuelle Chérel et Isabelle Launay portera sur la spécificité du travail de ces artistes issus du champ de la danse, et sur les moyens concrets par lesquels ils mettent en oeuvre un geste complexe et ambivalent, expression d'un malaise et de la mise en tension de ses contradictions.


    Entrée libre sur réservation à:
    reservation@leslaboratoires.org et au 01 53 56 15 90

    Standard

    Mots-clés: 

    rencontre

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  • 11/21/13--06:05: "Ne travaillez jamais!" #2
  • non
    12. Novembre 2013 - 19:00» 21:00
    Tuesday 12 November 2013, 19h-21h

     

    ne travaillez jamais

    “Ne travaillez jamais!” (“Never work!”) #2: with the article Le capitalisme à la sauce artiste (Capitalism Served up by Artists) by Anne Querrien, published in the review Multitudes, issue 15, winter 2004. For this second reading workshop, we propose a discussion of an article written against the backdrop of demonstrations by media industry workers on short-term contracts (intermittents du spectacle) who were speaking out against increasingly inconsistent work schedules and other problems. This movement led the author to consider the artist’s work through the lens of the book Le nouvel esprit du capitalisme (The New Spirit of Capitalism) by Luc Boltanski and Eve Chiapello. Reading and analysing this article will provide us the opportunity to examine two concepts, adding them to our reflection on the relationship between “art and work”, first the “city through projects” an almost urban symbolisation of artistic production as organised in networks, and then the concept of “artistic critique” growing out of the claims of the May 1968 demonstrations in France. From the worker claiming the identity of artist in May ’68, to the current predominance of the “project” in most production sectors (artistic or otherwise), Capitalism Served up by Artists provides a rich basis for understanding our economic and social system as well as the new conditions for the artistic productions it occasions.
    Anne Querrien
    is a sociologist and urban planner. In May ’68 she spoke out for the Mouvement du 22 Mars and then worked at the Cerfi with Félix Guattari. She headed the editorial team at the review Les Annales de la Recherche Urbaine. Contributes to the editorial team of Multitudes and Chimères and is a member of various associations such as AITEC and CLCV.


    "Ne travaillez jamais!" ("Never Work!")a reading and discussion workshop open to all! While waiting for the Printemps des Laboratoires #2 (May 2014) focusing on the subject of "art and work", we propose a reading group to exchange ideas and come to grips with what is at the core of this rich issue, through monthly sessions and a body of literature supported by other material – texts, objects, films, documents, etc. We could discuss, among other things, the choice that some artists make to orient their practice to immaterial work, processing information and inhabiting social networks. In our reflection we will also include the question of remuneration and what it means, examining the specific cases of artists’ unions, studying the role of the artist as belonging to a capitalist semi-feudal system or occupying an oppressed and marginalized position, and many roles in between.


    The meetings take place every second Tuesday of the month. For each session, one or two short texts (sent in advance to participants) will serve as a basis for discussion. This reading workshop is free and open to all: no specific knowledge is required, only the desire to read and participate to discussions. To receive the texts, contact by e-mail Clara Gensburger, at c.gensburger@leslaboratoires.org.

    Labo des Labos

    Mots-clés: 

    • workshop
    • reading
    • discussion

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  • 10/30/13--08:54: "Ne travaillez jamais!" #2
  • non
    12. Novembre 2013 - 19:00» 21:00
    Mardi 12 novembre 2013, 19h-22h

    ne travaillez jamais

    "Ne travaillez jamais!" #2: autour de l'article Le capitalisme à la sauce artiste d’Anne Querrien, publié dans la revue Multitudes, n°15, hiver 2004.  Pour ce deuxième atelier de lecture, nous vous proposons de nous retrouver autour d’un article écrit dans le contexte du mouvement des intermittents du spectacle en France en 2004 qui dénonçait entre autre une généralisation du travail discontinu. Ce soulèvement a poussé l’auteur à envisager le travail des artistes au regard du livre de Luc Boltanski et Eve Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme. La lecture et l’analyse de cet article nous permettront d’intégrer deux concepts à la réflexion que nous portons au cours de cette année sur les relations entre "art et travail": celui de "la cité par projets", symbolisation presque urbanistique de l’organisation par réseau de la production artistique, et celui de "la critique artiste" prenant racine dans les revendications de Mai 68. Du travailleur se réclamant artiste en Mai 68, à la prédominance actuelle du "projet" dans la plupart des secteurs de productions (qu’ils soient artistiques ou non), Le capitalisme à la sauce artiste offrira un support riche pour la compréhension de notre système économique et social ainsi que des nouvelles conditions de productions artistiques qu’il engendre.
     
    Anne Querrien est sociologue, urbaniste. En Mai 68 elle milite au Mouvement du 22 Mars puis travaille au Cerfi avec Félix Guattari. Elle dirige la rédaction de la revue Les Annales de la Recherche Urbaine. Participe aux comités de rédaction de Multitudes et de Chimères et à diverses associations dont l’AITEC et la CLCV


    "Ne travaillez jamais!", un atelier de lecture et de discussion ouvert à tous! En attendant le Printemps des Laboratoires #2 (mai 2014), qui se penchera sur la thématique "art et travail", nous vous proposons de venir constituer un groupe de lecteurs qui puissent échanger et s’emparer des enjeux soulevés par cette riche problématique, au gré de séances mensuelles et avec l'appui d’un corpus de textes et d’autres matériaux de réflexion de notre choix - textes, objets, films, documents, etc. Nous pourrons débattre, entre autres, du choix que font certains artistes d’orienter leur pratique vers un travail immatériel, un traitement de l’information et un investissement des réseaux sociaux. Nous serons aussi amenés à considérer la question de la rémunération et ce qu’elle implique, examiner le cas spécifique des syndicats d’artistes, étudier la place de l’artiste, allant de l’appartenance à un système capitaliste semi-féodalisé à une position opprimée et marginale.

    Le premier rendez-vous a eu lieu le mardi 15 octobre 2013, à 19h, puis tous les 2ème mardi du mois. Chaque fois, un ou deux textes courts (envoyés par e-mail deux semaines à l’avance) serviront de base à la discussion. Cet atelier de lecture est gratuit et ouvert à tous: aucune connaissance préalable n’est requise, seulement le désir de lire et de participer aux discussions! Afin de recevoir les textes, veuillez contacter par mail Clara Gensburger : c.gensburger@leslaboratoires.org.

    Labo des Labos

    Mots-clés: 

    • atelier
    • lecture
    • discussion

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    non
    11. Décembre 2013 - 10:00» 18:00
    Mercredi 11 décembre 2013, 10h-18h

    De quelles manières, dans leurs pratiques curatoriales et au sein des lieux qu’ils dirigent, les commissaires d’expositions investissent et mettent-ils au travail des figures toxiques? Rencontres modérées par Lotte Arndt et Mathieu Kléyébé Abonnenc.

    10h: De l’accueil de ce qui vient sans visage et sans annonce, L'exposition Rendez-vous: sortie de mon corps imagine un corps débarrassé de sa biographie et "agit" par le flux contradictoires de la société contemporaine, un corps où apparaîtraient les vestiges des utopies, la violence du capitalisme comme les vibrations des cultures minoritaires. A partir de cette exposition manifeste à l'Espace Khiasma, Olivier Marboeuf revient sur sa pratique du lieu et ses recherches performatives qui mettent à l'épreuves les idées d'espaces disponibles et de possessions. 

    11h30: Cannibaliser et métaboliser les «figures toxiques» - hors des sentiers battus

    Elena Agudio, historienne de l’art et curatrice, et Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, curateur et biotechnologue, co-dirigent le SAVVY Contemporary, centre d’art situé à Berlin. Il sera question de leur prochain projet, Giving contours to shadows, qui repense l’Histoire tel un genre de Pharmakon, au travers duquel les poisons se transformeraient en antidotes.

    14h30: «L’exposition postcoloniale» comme figure toxique

    Par Marie-Laure Allain Bonilla, historienne et critique: "Si nous savons ce qu’est une exposition coloniale et son antagonisme, telles les manifestations parisiennes de 1931, il est plus compliqué de définir précisément ce que serait une "exposition postcoloniale". Ceci probablement parce qu’il ne s’agit plus de s’inscrire en stricte opposition au fait colonial mais de proposer un espace discursif et visuel autre, témoignant des forces inégales de représentation culturelle. (...) Pour cette présentation, nous souhaitons nous intéresser à celles qui se rapprocheraient le plus de la notion de figure toxique. En nous appuyant sur des exemples précis depuis les années 1980, nous nous proposons de retracer une certaine histoire des expositions dites postcoloniales en en dégageant les éléments les plus toxiques, chargés d’infecter le tissu des pratiques curatoriales et de l’art contemporain"

    16h: Table ronde entre Marie-Laure Allain Bonilla, Elena Agudio, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Olivier Marboeuf et Zahia Rahmani

    Dans la seconde moitié de l’après midi, une table ronde sera consacrée à la structuration du milieu de l’art, à ses financements et à leurs impacts sur le travail artistique. Les artistes et les lieux engagés dans des pratiques contestant les confinements hégémoniques doivent faire face à la convoitise institutionnelle qui tend à incorporer des pratiques liminales. Celles-ci sont alors amenées à négocier leurs positionnements au sein de logiques qui désamorcent le trouble et le désordre qu’elles véhiculent. Quelles stratégies peuvent-être développées dans cette situation partagée par les artistes, théoriecien.ne.s, curateurs et lieux indépendants?

    17h: Zahia Rahmani en conversation avec Emmanuelle Chérel
    Art et mondialisation: les enjeux d’une position initiée depuis 2004 à l’Institut National d’Histoire de l’Art. Zahia Rahmani est écrivaine et historienne de l'art.


    Entrée libre sur réservation à:
    reservation@leslaboratoires.org et 01 53 56 15 90

    Standard

    Mots-clés: 

    • rencontres
    • table ronde

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